Advocaat : Marc y est arrivé seul. J'ai posé la base. Non... nous avons coulé les fondations mais la suite, c'est son travail.

Wilmots : La structure, c'est... Dick. Avant, à la fédération, tout le monde faisait sa petite popote. Cela a changé, c'est terminé : tout le monde connaît maintenant parfaitement son rôle...

Advocaat : Sa responsabilité...

Wilmots : Exact, sa tâche, sa responsabilité. Plus question d'ouvrir son parapluie. C'est une équipe dans tout le sens du terme. Si tout le monde s'acquitte à la perfection de sa mission, le coach a moins de travail. Voyager, réserver les hôtels et les vols ; anticiper, se réunir, décider : Dick a insisté le premier pour que tout cela soit bien organisé. Trois ou quatre hommes décident. Quand j'ai un problème, je me rends chez Steven Martens, dont le bureau est situé à côté du mien, et l'affaire est réglée en un ou deux jours. Nous communiquons beaucoup. Nous avons une réunion avec les directeurs tous les lundis.

Advocaat : A un moment donné, nous avons dit : - L'hôtel peut coûter autant. Nous avons contacté la direction de celui qui nous intéressait. Elle a compris que la venue de l'équipe nationale lui procurerait des retombées publicitaires et nous avons obtenu un bon prix. Mais le problème ne résidait pas là. Certains estimaient qu'une équipe de football ne cadrait pas avec le Conrad, un hôtel fantastique. J'étais d'un avis contraire. Les footballeurs doivent se sentir à l'aise, comme à la maison. Il faut examiner leur programme : ils voyagent et jouent sans cesse. Match le dimanche, prendre l'avion pour Bruxelles le lundi, entraînement ce jour-là et le lendemain, match le mercredi, retour au club le lendemain et c'est reparti pour le match du week-end : ils méritent de se reposer et de se préparer dans les meilleures conditions et c'est ce que nous leur avons offert.

Wilmots : Maintenant, c'est ce que nous voulons aussi pour les U 21. C'est devenu une équipe professionnelle. Ces jeunes prennent aussi sans cesse l'avion pour jouer aux quatre coins de l'Europe.

Advocaat : Il en va ainsi aux Pays-Bas. Pour les U 21, ce n'est pas encore au point non plus. Les footballeurs s'expriment plus qu'avant et les charges de travail sont de plus en plus lourdes. Le coach doit être clair, connaître sa vision, toujours s'y tenir, même pendant n'importe quelle discussion. N'attendez jamais. Prenez des rendez-vous, expliquez-vous car il est important que les joueurs soient au courant de tout. Avec la Russie, nous avons passé dix jours agréables au Qatar pour disputer des matches et procéder à des essais. Comme coach de club, je n'étais pas heureux de me passer de mes joueurs mais pour le T1 d'une équipe nationale, c'est différent. Un entraîneur national dispose de peu de temps. Trop peu même. Il y a une grande différence entre entraîner un club ou une équipe nationale.

Par Pierre Bilic, Peter T'Kint et Thijs Slegers

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Wilmots et Dick Advocaat dans votre Sport/Foot Magazine

Advocaat : Marc y est arrivé seul. J'ai posé la base. Non... nous avons coulé les fondations mais la suite, c'est son travail.Wilmots : La structure, c'est... Dick. Avant, à la fédération, tout le monde faisait sa petite popote. Cela a changé, c'est terminé : tout le monde connaît maintenant parfaitement son rôle... Advocaat : Sa responsabilité... Wilmots : Exact, sa tâche, sa responsabilité. Plus question d'ouvrir son parapluie. C'est une équipe dans tout le sens du terme. Si tout le monde s'acquitte à la perfection de sa mission, le coach a moins de travail. Voyager, réserver les hôtels et les vols ; anticiper, se réunir, décider : Dick a insisté le premier pour que tout cela soit bien organisé. Trois ou quatre hommes décident. Quand j'ai un problème, je me rends chez Steven Martens, dont le bureau est situé à côté du mien, et l'affaire est réglée en un ou deux jours. Nous communiquons beaucoup. Nous avons une réunion avec les directeurs tous les lundis. Advocaat : A un moment donné, nous avons dit : - L'hôtel peut coûter autant. Nous avons contacté la direction de celui qui nous intéressait. Elle a compris que la venue de l'équipe nationale lui procurerait des retombées publicitaires et nous avons obtenu un bon prix. Mais le problème ne résidait pas là. Certains estimaient qu'une équipe de football ne cadrait pas avec le Conrad, un hôtel fantastique. J'étais d'un avis contraire. Les footballeurs doivent se sentir à l'aise, comme à la maison. Il faut examiner leur programme : ils voyagent et jouent sans cesse. Match le dimanche, prendre l'avion pour Bruxelles le lundi, entraînement ce jour-là et le lendemain, match le mercredi, retour au club le lendemain et c'est reparti pour le match du week-end : ils méritent de se reposer et de se préparer dans les meilleures conditions et c'est ce que nous leur avons offert. Wilmots : Maintenant, c'est ce que nous voulons aussi pour les U 21. C'est devenu une équipe professionnelle. Ces jeunes prennent aussi sans cesse l'avion pour jouer aux quatre coins de l'Europe. Advocaat : Il en va ainsi aux Pays-Bas. Pour les U 21, ce n'est pas encore au point non plus. Les footballeurs s'expriment plus qu'avant et les charges de travail sont de plus en plus lourdes. Le coach doit être clair, connaître sa vision, toujours s'y tenir, même pendant n'importe quelle discussion. N'attendez jamais. Prenez des rendez-vous, expliquez-vous car il est important que les joueurs soient au courant de tout. Avec la Russie, nous avons passé dix jours agréables au Qatar pour disputer des matches et procéder à des essais. Comme coach de club, je n'étais pas heureux de me passer de mes joueurs mais pour le T1 d'une équipe nationale, c'est différent. Un entraîneur national dispose de peu de temps. Trop peu même. Il y a une grande différence entre entraîner un club ou une équipe nationale.Par Pierre Bilic, Peter T'Kint et Thijs SlegersRetrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Wilmots et Dick Advocaat dans votre Sport/Foot Magazine