Will Still à propos...

...de la formation qu'il a reçue en Angleterre : "Ça n'a rien à voir. En Belgique, c'est très rigide, ils veulent une structure très définie, ce qui peut aussi se comprendre. Mais en Angleterre, l'accent est surtout mis sur le "toi". Ils veulent valoriser tes idées, ils te poussent à réfléchir toi-même. Ils te laissent faire ce que tu penses être bon, et puis te feront réfléchir à autre chose en cas d'erreurs. Ça m'a permis d'emmagasiner énormément de choses, d'apprendre beaucoup plus vite, parce que j'ai toujours été amené à penser autour de mes idées."

...de sa rencontre avec Yannick Ferrera : " Je lui dis juste ce que je sais faire et je lui demande dans quelle mesure il pourrait utiliser mes compétences. Il me répond que si je sais lire le jeu et découper les images, on va voir le résultat. On fait un début de saison plutôt bon avec Saint-Trond. Mais à la fin de ce mois-là (de stage, ndlr), on m'explique qu'il n'y a pas de budget pour me proposer un contrat. Moi, je suis dégoûté évidemment. Et là, Yannick me dit : Non Will, continue. Si tu sais te permettre de venir sans être payé, fais-le, ça en vaut la peine. Yannick me paie l'essence, il m'offre le repas quand on va manger avec Chris (O'Loughlin, le T2 de Ferrera à Saint-Trond, ndlr). On avance comme ça jusqu'au mois de mars, où on a dix points d'avance et on se rend compte qu'on va aller en D1. Là, ils me proposent un contrat. La base de la base, vraiment rien du tout, mais c'était une récompense.

...de son passage au Standard : "Les derniers mois, c'était invivable. Tu avais la pression des médias, tu sentais arriver le licenciement... Cette pression qu'on fait peser sur des êtres humains, c'est insupportable. Après cet épisode, j'ai vraiment eu du mal, sur un plan personnel. J'ai même arrêté de jouer au foot, je n'en pouvais plus."

...de son rôle au Lierse : "Je n'ai pas vraiment de plan de carrière fixe. Et j'ai été très clair depuis le début : je veux bien faire ça pour aider le club du Lierse et les joueurs, mais je ne suis pas prêt, en tant qu'être humain et en tant que coach, pour être entraîneur principal en D1B pour le reste de la saison. Ce n'est pas possible. Je préfère être honnête envers eux. Mais en attendant, on m'a demandé de le faire, donc je le fais avec plaisir et du mieux que je peux. J'essaie de mettre toutes les chances de mon côté pour que ça réussisse, et on verra bien. Je ne sais pas trop à quel moment tout ça se terminera, donc je me concentre juste sur le prochain match. Pour l'avenir, on verra."

Par Guillaume Gautier

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Will Still dans votre Sport/Foot Magazine

Will Still à propos......de la formation qu'il a reçue en Angleterre : "Ça n'a rien à voir. En Belgique, c'est très rigide, ils veulent une structure très définie, ce qui peut aussi se comprendre. Mais en Angleterre, l'accent est surtout mis sur le "toi". Ils veulent valoriser tes idées, ils te poussent à réfléchir toi-même. Ils te laissent faire ce que tu penses être bon, et puis te feront réfléchir à autre chose en cas d'erreurs. Ça m'a permis d'emmagasiner énormément de choses, d'apprendre beaucoup plus vite, parce que j'ai toujours été amené à penser autour de mes idées."...de sa rencontre avec Yannick Ferrera : " Je lui dis juste ce que je sais faire et je lui demande dans quelle mesure il pourrait utiliser mes compétences. Il me répond que si je sais lire le jeu et découper les images, on va voir le résultat. On fait un début de saison plutôt bon avec Saint-Trond. Mais à la fin de ce mois-là (de stage, ndlr), on m'explique qu'il n'y a pas de budget pour me proposer un contrat. Moi, je suis dégoûté évidemment. Et là, Yannick me dit : Non Will, continue. Si tu sais te permettre de venir sans être payé, fais-le, ça en vaut la peine. Yannick me paie l'essence, il m'offre le repas quand on va manger avec Chris (O'Loughlin, le T2 de Ferrera à Saint-Trond, ndlr). On avance comme ça jusqu'au mois de mars, où on a dix points d'avance et on se rend compte qu'on va aller en D1. Là, ils me proposent un contrat. La base de la base, vraiment rien du tout, mais c'était une récompense. ...de son passage au Standard : "Les derniers mois, c'était invivable. Tu avais la pression des médias, tu sentais arriver le licenciement... Cette pression qu'on fait peser sur des êtres humains, c'est insupportable. Après cet épisode, j'ai vraiment eu du mal, sur un plan personnel. J'ai même arrêté de jouer au foot, je n'en pouvais plus." ...de son rôle au Lierse : "Je n'ai pas vraiment de plan de carrière fixe. Et j'ai été très clair depuis le début : je veux bien faire ça pour aider le club du Lierse et les joueurs, mais je ne suis pas prêt, en tant qu'être humain et en tant que coach, pour être entraîneur principal en D1B pour le reste de la saison. Ce n'est pas possible. Je préfère être honnête envers eux. Mais en attendant, on m'a demandé de le faire, donc je le fais avec plaisir et du mieux que je peux. J'essaie de mettre toutes les chances de mon côté pour que ça réussisse, et on verra bien. Je ne sais pas trop à quel moment tout ça se terminera, donc je me concentre juste sur le prochain match. Pour l'avenir, on verra."Par Guillaume GautierRetrouvez l'intégralité de l'interview de Will Still dans votre Sport/Foot Magazine