Qu'est-ce qu'il a de si délicat, ce poste de coach des Espoirs ? Tu l'avais abandonné l'année dernière, Enzo Scifo vient de faire la même chose. Comme si personne n'en voulait.

On ne peut pas comparer les situations. Enzo Scifo dit qu'il est parti par solidarité avec Marc Wilmots, il dit ce qu'il veut. De mon côté, on ne pouvait pas expliquer mon départ uniquement par mon conflit avec Wilmots. D'autres critères étaient entrés en jeu, il y avait par exemple une opportunité de travailler à Courtrai. A côté de ça, encore au moment de mon départ de la Fédération, j'avais insisté sur le fait que j'adorais travailler pour eux. On a depuis longtemps des idées communes. Si je n'en étais pas convaincu encore aujourd'hui, je n'aurais pas postulé pour revenir.

Tu as reparlé à Marc Wilmots depuis ton départ de la fédé ?

Non. C'est aussi une question d'agendas, sans doute. J'ai été fort occupé à Courtrai, et quand j'ai eu plus de temps, il était en pleine préparation de l'EURO.

Dans le groupe que tu viens de composer pour les deux prochains matches, il y a Charly Musonda, Dennis Praet, Youri Tielemans, Björn Engels, Zakaria Bakkali et d'autres encore. Ce serait incompréhensible de rater l'EURO avec un noyau pareil, non ?

Je ne sais pas... Il y a énormément de talent, ça c'est clair. On peut comparer la qualité du groupe des Espoirs à celle du noyau des Diables. Maintenant, il faut voir dans quel état d'esprit sont les Espoirs. Où en sont-ils au niveau de la mentalité ? Ce sont des questions que je leur pose, en tête à tête, je n'ai pas peur. Je vois que malgré tout ce talent, ils ont déjà perdu deux matches. On peut toujours se qualifier pour l'EURO 2017, on terminera d'office en tête du groupe si on gagne les quatre matches restants. Mais il faudra s'arracher. On commence par aller à Malte, moi je sais que c'est seulement Malte mais que ce ne sera pas simple. Malte, Tchéquie, Monténégro, Lettonie : on a quatre rendez-vous pour que ça se termine bien.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Johan Walem dans votre Sport/Foot Magazine

Qu'est-ce qu'il a de si délicat, ce poste de coach des Espoirs ? Tu l'avais abandonné l'année dernière, Enzo Scifo vient de faire la même chose. Comme si personne n'en voulait.On ne peut pas comparer les situations. Enzo Scifo dit qu'il est parti par solidarité avec Marc Wilmots, il dit ce qu'il veut. De mon côté, on ne pouvait pas expliquer mon départ uniquement par mon conflit avec Wilmots. D'autres critères étaient entrés en jeu, il y avait par exemple une opportunité de travailler à Courtrai. A côté de ça, encore au moment de mon départ de la Fédération, j'avais insisté sur le fait que j'adorais travailler pour eux. On a depuis longtemps des idées communes. Si je n'en étais pas convaincu encore aujourd'hui, je n'aurais pas postulé pour revenir.Tu as reparlé à Marc Wilmots depuis ton départ de la fédé ?Non. C'est aussi une question d'agendas, sans doute. J'ai été fort occupé à Courtrai, et quand j'ai eu plus de temps, il était en pleine préparation de l'EURO.Dans le groupe que tu viens de composer pour les deux prochains matches, il y a Charly Musonda, Dennis Praet, Youri Tielemans, Björn Engels, Zakaria Bakkali et d'autres encore. Ce serait incompréhensible de rater l'EURO avec un noyau pareil, non ?Je ne sais pas... Il y a énormément de talent, ça c'est clair. On peut comparer la qualité du groupe des Espoirs à celle du noyau des Diables. Maintenant, il faut voir dans quel état d'esprit sont les Espoirs. Où en sont-ils au niveau de la mentalité ? Ce sont des questions que je leur pose, en tête à tête, je n'ai pas peur. Je vois que malgré tout ce talent, ils ont déjà perdu deux matches. On peut toujours se qualifier pour l'EURO 2017, on terminera d'office en tête du groupe si on gagne les quatre matches restants. Mais il faudra s'arracher. On commence par aller à Malte, moi je sais que c'est seulement Malte mais que ce ne sera pas simple. Malte, Tchéquie, Monténégro, Lettonie : on a quatre rendez-vous pour que ça se termine bien.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Johan Walem dans votre Sport/Foot Magazine