Waasland-Beveren estime que le dossier est incomplet. "Je reste sur ma faim, il ne fait que 35 pages", a commenté Me De Saedeleer, qui s'étonne aussi qu'il ne contienne ni les écoutes ni les explications de "l'architecte" Dejan Veljkovic. "On s'en passe parce que le calendrier prime sur les droits de la défense (...) La présomption d'innocence est bafouée et la charge de la preuve inversée par cette vision sélective", a dénoncé l'avocat. Par ailleurs, accompagné de son confrère Me de Hertogh qui représente aussi les supporters de Malines, le conseil des Waeslandiens s'est attelé à démontrer que le réquisitoire n'était pas recevable sur base du règlement. "Quant à une dégradation, l'action doit être introduite avant le 15 juin de la saison concernée. Le match datant de la saison 2017-2018, une action entamée en avril 2019 ne peut être reçue", considèrent les avocats. Pour Me De Saedeleer, en laissant entendre dans les journaux que ce délai n'était pas un obstacle à la procédure, la fédération "piétine son propre règlement". L'avocat s'en est également pris à Lokeren, au Beerschot Wilrijk et à Tubize, qui se sont déclarées parties intéressées au dossier. "Ils n'ont pas d'intérêt en termes de droits, ils ne sont là que pour des motifs purement opportunistes liés au résultat de la saison actuelle. Si l'affaire était traitée l'année prochaine, nous aurions d'autres 'chevaliers blancs' face à nous. Leur démarche est tout à fait inappropriée." (Belga)