Il y a neuf mois que Mogi Bayat a quitté la prison centrale de Louvain mais son impact sur le football belge a à peine diminué. De nombreux clubs continuent à faire appel à l'influent agent franco-iranien, qui affirme que tout le monde retravaille avec lui. Bayat continue à faire ses petites affaires mais, cette fois, il reste dans l'ombre.

À la Ghelamco Arena, malgré l'Opération Mains Propres, on n'a jamais laissé tomber Bayat. Michel Louwagie a même été le premier à soutenir ouvertement l'agent alors que celui-ci était encore en détention. Et après sa libération, le directeur général gantois a réitéré sa confiance en Bayat.

C'est, dès lors, Bayat qui a ramené Sven Kums à La Gantoise. Les Buffalos cherchaient un numéro 6 pour remplacer Anderson Esiti. Pour Kums, relégué dans le noyau B à Anderlecht, c'était une opportunité à saisir.

Louwagie a conclu le transfert en moins de 24 heures. " Un record du monde ", dit-il fièrement. Les négociations ont été entamées et conclues le même jour, La Gantoise et Anderlecht tombant rapidement d'accord sur tout. Et Mogi Bayat a réussi son coup... avec un jour de retard.

Pour pallier le départ d'Esiti, les Buffalos s'étaient d'abord tournés vers Uche Agbo (Standard). Le Nigérian correspondait plus que Kums au profil de son compatriote. Les négociations ont rapidement abouti mais les tests physiques ont tout fait capoter. C'est en tout cas la raison officiellement donnée pour justifier l'échec du transfert d'Agbo. Car en coulisses, on évoque une histoire d'agents dans laquelle Bayat a joué un grand rôle

Agbo joué à Udinese, à Grenade et à Watford, des clubs avec lesquels Mogi Bayat travaille régulièrement. Mais ça fait des années que le joueur est représenté par You First Sports, l'agence de management de l'Espagnol Alvaro Torres Calderon. Il y a deux ans, Bayat a présenté le Nigérian au Standard mais Olivier Renard, le directeur sportif de l'époque, s'est adressé directement à Torres Calderon. À la grande colère de Bayat, qui a perdu une commission.

Comme Agbo était excédentaire au Standard et que les Buffalos cherchaient un pur médian défensif, les deux clubs et le joueur sont vite parvenus à un accord. Du pain béni pour Torres Calderon mais c'était sans compter avec Bayat.

Pour les transferts nationaux, les clubs donnent rarement mandat à des agents. Dans le cas d'Agbo, il n'y en avait pas non plus. Les dirigeants du Standard et ceux de La Gantoise se connaissent bien et Michel Preud'homme - qui est à la fois entraîneur, directeur technique et vice-président - constitue le lien idéal entre les Rouches et son ancien employeur.

Malgré cela, Bayat a convaincu La Gantoise de lui donner un mandat pour Agbo. À la grande désillusion de Torres Calderon, qui s'est posé des questions quant à la façon de travailler de Bayat. L'Espagnol a refusé de partager sa commission, ce qui a fait capoter le transfert d'Agbo à la Ghelamco Arena.

Grâce à son mandat, Bayat a repris tout le dossier, une technique éprouvée. Mais sans commission pour Bayat, il n'y avait pas non plus de transfert pour Agbo. C'est ainsi que La Gantoise a vu le remplaçant idéal d'Esiti lui échapper.

Vingt-quatre heures plus tard, Bayat apportait une solution. Sven Kums ou Uche Agbo, peu lui importe : il prend sa commission. Quant aux Gantois, ils récupèrent un joueur talentueux mais ce n'est pas Esiti. Agbo, lui, retourne à la case départ. Et le grand gagnant de l'affaire, c'est Mogi Bayat.

Il y a neuf mois que Mogi Bayat a quitté la prison centrale de Louvain mais son impact sur le football belge a à peine diminué. De nombreux clubs continuent à faire appel à l'influent agent franco-iranien, qui affirme que tout le monde retravaille avec lui. Bayat continue à faire ses petites affaires mais, cette fois, il reste dans l'ombre. À la Ghelamco Arena, malgré l'Opération Mains Propres, on n'a jamais laissé tomber Bayat. Michel Louwagie a même été le premier à soutenir ouvertement l'agent alors que celui-ci était encore en détention. Et après sa libération, le directeur général gantois a réitéré sa confiance en Bayat. C'est, dès lors, Bayat qui a ramené Sven Kums à La Gantoise. Les Buffalos cherchaient un numéro 6 pour remplacer Anderson Esiti. Pour Kums, relégué dans le noyau B à Anderlecht, c'était une opportunité à saisir. Louwagie a conclu le transfert en moins de 24 heures. " Un record du monde ", dit-il fièrement. Les négociations ont été entamées et conclues le même jour, La Gantoise et Anderlecht tombant rapidement d'accord sur tout. Et Mogi Bayat a réussi son coup... avec un jour de retard. Pour pallier le départ d'Esiti, les Buffalos s'étaient d'abord tournés vers Uche Agbo (Standard). Le Nigérian correspondait plus que Kums au profil de son compatriote. Les négociations ont rapidement abouti mais les tests physiques ont tout fait capoter. C'est en tout cas la raison officiellement donnée pour justifier l'échec du transfert d'Agbo. Car en coulisses, on évoque une histoire d'agents dans laquelle Bayat a joué un grand rôle Agbo joué à Udinese, à Grenade et à Watford, des clubs avec lesquels Mogi Bayat travaille régulièrement. Mais ça fait des années que le joueur est représenté par You First Sports, l'agence de management de l'Espagnol Alvaro Torres Calderon. Il y a deux ans, Bayat a présenté le Nigérian au Standard mais Olivier Renard, le directeur sportif de l'époque, s'est adressé directement à Torres Calderon. À la grande colère de Bayat, qui a perdu une commission. Comme Agbo était excédentaire au Standard et que les Buffalos cherchaient un pur médian défensif, les deux clubs et le joueur sont vite parvenus à un accord. Du pain béni pour Torres Calderon mais c'était sans compter avec Bayat. Pour les transferts nationaux, les clubs donnent rarement mandat à des agents. Dans le cas d'Agbo, il n'y en avait pas non plus. Les dirigeants du Standard et ceux de La Gantoise se connaissent bien et Michel Preud'homme - qui est à la fois entraîneur, directeur technique et vice-président - constitue le lien idéal entre les Rouches et son ancien employeur. Malgré cela, Bayat a convaincu La Gantoise de lui donner un mandat pour Agbo. À la grande désillusion de Torres Calderon, qui s'est posé des questions quant à la façon de travailler de Bayat. L'Espagnol a refusé de partager sa commission, ce qui a fait capoter le transfert d'Agbo à la Ghelamco Arena. Grâce à son mandat, Bayat a repris tout le dossier, une technique éprouvée. Mais sans commission pour Bayat, il n'y avait pas non plus de transfert pour Agbo. C'est ainsi que La Gantoise a vu le remplaçant idéal d'Esiti lui échapper. Vingt-quatre heures plus tard, Bayat apportait une solution. Sven Kums ou Uche Agbo, peu lui importe : il prend sa commission. Quant aux Gantois, ils récupèrent un joueur talentueux mais ce n'est pas Esiti. Agbo, lui, retourne à la case départ. Et le grand gagnant de l'affaire, c'est Mogi Bayat.