"Je rentre à la maison dégoûté et déçu. Mes joueurs, mon staff et moi-même avons été victimes d'insultes racistes. Ils ont notamment crié 'singe noir'. Il y a beaucoup de gens ici qui ont beaucoup donné pour ce pays et ils viennent juste pour jouer au football. Et je ne veux pas non plus entrer dans un conflit avec le Club de Bruges", a déclaré Kompany au micro d'Eleven Sports.

"Je n'ai pas envie de faire de commentaire sur le match. J'ai juste envie de me mettre ensemble avec mon staff, de rester avec les gens qui comptent pour moi. On ne devrait plus vivre ça aujourd'hui", a ajouté l'entraîneur anderlechtois avant de quitter l'interview.

En conférence de presse après le match, Philippe Clement, l'entraîneur brugeois, a assuré qu'il n'avait pas entendu d'insultes racistes. "Si quelqu'un a crié de telles choses, ce ne sont clairement pas les valeurs que le Club de Bruges défend", a-t-il déclaré.

Dans la foulée, le Club de Bruges a écrit sur Twitter qu'il condamnait "toute forme de racisme". "Ces quelques personnes ne sont pas représentatives des valeurs et des normes de notre club et n'ont pas leur place au stade Jan Breydel." La Pro League, l'instance du football professionnel belge, a également réagi sur Twitter.

"Le racisme et la discrimination n'ont pas leur place dans la société et dans et autour de nos stades. Nous ne pourrons jamais être assez clairs à ce sujet. La Pro League, avec ses clubs, assume la responsabilité de garantir un environnement sûr pour les entraîneurs le long des lignes de touche, les joueurs sur le terrain, les ramasseurs de balles au bord du terrain ou les supporters dans le stade."

Anderlecht: "Le racisme n'a pas sa place dans nos stades ni au-delà de ceux-ci"

Le RSC Anderlecht a à son tour condamné les insultes racistes dont l'entraîneur des Mauves Vincent Komany; son staff et les joueurs ont été victimes lors du "topper" au FC Bruges (2-2).

"Après le match Club Bruges - RSC Anderlecht, notre club reste sur un sentiment très amer", indique le RSCA sur son site internet. "À plusieurs moments de la rencontre des membres de notre staff technique ont effectivement été insultés racialement par des personnes du public. Les joueurs ont aussi été victimes d'insultes racistes alors qu'ils s'échauffaient le long de la ligne de touche".

"Le comportement de certains jette une grande ombre sur le football belge", selon le communiqué du RSC Anderlecht. "Que de telles insultes résonnent dans un stade de football est quelque chose que nous ne pouvons tolérer en tant que société. En dénonçant ces incidents, le club veut faire comprendre que le racisme n'a pas sa place dans nos stades de football et évidemment au-delà de ceux-ci".

Romelu Lukaku exhorte la Pro League à prendre des mesures concrètes contre le racisme

Romelu Lukaku a interpelé la Pro League dimanche à la suite des insultes racistes proférées à l'encontre de Vincent Kompany, du staff et des joueurs d'Anderlecht lors du "topper" au Club de Bruges (2-2).

Dans une story publiée sur son compte Instagram, le Diable Rouge de Chelsea a poussé la Pro League à agir concrètement contre le racisme. "J'espère que vous allez prendre des actions concrètes. Qu'une icône comme Vincent Komany soit insultée à cause de sa couleur de peau... Assez, c'est assez ! Allez vous faire voir avec hashtags, prenez maintenant des actions concrètes".

Le monde politique condamne les propos racistes

La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a condamné, sur Twitter, les insultes racistes proférées en marge du match opposant le FC Bruges à Anderlecht.

"C'est bien que le club de Bruges - qui a fermement condamné les faits - a communiqué clairement. Réaction appropriée de Vincent Kompany. Espérons que lui et son équipe puissent se remettre ce soir en toute tranquillité. La lutte contre le racisme ne peut tolérer aucun compromis", a-t-elle tweeté dimanche soir.

Sur son site internet, le RSC Anderlecht explique qu'à plusieurs moments de la rencontre, "des membres de notre staff technique ont effectivement été insultés racialement par des personnes du public. Les joueurs ont aussi été victimes d'insultes racistes alors qu'ils s'échauffaient le long de la ligne de touche".

Le bourgmestre de Bruges, Dirk De Fauw (CD&V) a lui aussi condamné, sur Facebook, "toutes les formes de racisme, y compris au sein du stade Jan Breydel". "J'étais présent au stade cet après-midi. J'étais assis au dessus du banc de Vincent Kompany et de son staff. A aucun moment je n'ai entendu de propos racistes à leur encontre. Ces propos viennent donc de quelques individus et certainement pas d'un grand nombre de supporters", a-t-il ajouté. "Que ce soit dans le foot ou ailleurs, le racisme n'a pas sa place. Des sanctions sont indispensables", a de son côté réagi, sur Twitter, la ministre wallonne en charge de l'Egalité des chances, Christie Morreale tandis que le président du MR, Georges-Louis Bouchez tweetait un "#Saynotoracism".

"Je rentre à la maison dégoûté et déçu. Mes joueurs, mon staff et moi-même avons été victimes d'insultes racistes. Ils ont notamment crié 'singe noir'. Il y a beaucoup de gens ici qui ont beaucoup donné pour ce pays et ils viennent juste pour jouer au football. Et je ne veux pas non plus entrer dans un conflit avec le Club de Bruges", a déclaré Kompany au micro d'Eleven Sports. "Je n'ai pas envie de faire de commentaire sur le match. J'ai juste envie de me mettre ensemble avec mon staff, de rester avec les gens qui comptent pour moi. On ne devrait plus vivre ça aujourd'hui", a ajouté l'entraîneur anderlechtois avant de quitter l'interview. En conférence de presse après le match, Philippe Clement, l'entraîneur brugeois, a assuré qu'il n'avait pas entendu d'insultes racistes. "Si quelqu'un a crié de telles choses, ce ne sont clairement pas les valeurs que le Club de Bruges défend", a-t-il déclaré.Dans la foulée, le Club de Bruges a écrit sur Twitter qu'il condamnait "toute forme de racisme". "Ces quelques personnes ne sont pas représentatives des valeurs et des normes de notre club et n'ont pas leur place au stade Jan Breydel." La Pro League, l'instance du football professionnel belge, a également réagi sur Twitter. "Le racisme et la discrimination n'ont pas leur place dans la société et dans et autour de nos stades. Nous ne pourrons jamais être assez clairs à ce sujet. La Pro League, avec ses clubs, assume la responsabilité de garantir un environnement sûr pour les entraîneurs le long des lignes de touche, les joueurs sur le terrain, les ramasseurs de balles au bord du terrain ou les supporters dans le stade." Le RSC Anderlecht a à son tour condamné les insultes racistes dont l'entraîneur des Mauves Vincent Komany; son staff et les joueurs ont été victimes lors du "topper" au FC Bruges (2-2). "Après le match Club Bruges - RSC Anderlecht, notre club reste sur un sentiment très amer", indique le RSCA sur son site internet. "À plusieurs moments de la rencontre des membres de notre staff technique ont effectivement été insultés racialement par des personnes du public. Les joueurs ont aussi été victimes d'insultes racistes alors qu'ils s'échauffaient le long de la ligne de touche". "Le comportement de certains jette une grande ombre sur le football belge", selon le communiqué du RSC Anderlecht. "Que de telles insultes résonnent dans un stade de football est quelque chose que nous ne pouvons tolérer en tant que société. En dénonçant ces incidents, le club veut faire comprendre que le racisme n'a pas sa place dans nos stades de football et évidemment au-delà de ceux-ci". Romelu Lukaku a interpelé la Pro League dimanche à la suite des insultes racistes proférées à l'encontre de Vincent Kompany, du staff et des joueurs d'Anderlecht lors du "topper" au Club de Bruges (2-2). Dans une story publiée sur son compte Instagram, le Diable Rouge de Chelsea a poussé la Pro League à agir concrètement contre le racisme. "J'espère que vous allez prendre des actions concrètes. Qu'une icône comme Vincent Komany soit insultée à cause de sa couleur de peau... Assez, c'est assez ! Allez vous faire voir avec hashtags, prenez maintenant des actions concrètes". La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a condamné, sur Twitter, les insultes racistes proférées en marge du match opposant le FC Bruges à Anderlecht. "C'est bien que le club de Bruges - qui a fermement condamné les faits - a communiqué clairement. Réaction appropriée de Vincent Kompany. Espérons que lui et son équipe puissent se remettre ce soir en toute tranquillité. La lutte contre le racisme ne peut tolérer aucun compromis", a-t-elle tweeté dimanche soir. Sur son site internet, le RSC Anderlecht explique qu'à plusieurs moments de la rencontre, "des membres de notre staff technique ont effectivement été insultés racialement par des personnes du public. Les joueurs ont aussi été victimes d'insultes racistes alors qu'ils s'échauffaient le long de la ligne de touche". Le bourgmestre de Bruges, Dirk De Fauw (CD&V) a lui aussi condamné, sur Facebook, "toutes les formes de racisme, y compris au sein du stade Jan Breydel". "J'étais présent au stade cet après-midi. J'étais assis au dessus du banc de Vincent Kompany et de son staff. A aucun moment je n'ai entendu de propos racistes à leur encontre. Ces propos viennent donc de quelques individus et certainement pas d'un grand nombre de supporters", a-t-il ajouté. "Que ce soit dans le foot ou ailleurs, le racisme n'a pas sa place. Des sanctions sont indispensables", a de son côté réagi, sur Twitter, la ministre wallonne en charge de l'Egalité des chances, Christie Morreale tandis que le président du MR, Georges-Louis Bouchez tweetait un "#Saynotoracism".