Tu es arrivé en Belgique très jeune, en provenance de l'Angola. Chez nous, tu as évolué dans les différentes classes d'âge, des U17 aux Espoirs. Mais tu défends depuis mai 2014 les couleurs des Palancas Negras, l'équipe nationale angolaise. Un choix cornélien ?

Vetokele : J'ai été invité à Luanda dans le cadre d'un match amical contre l'Iran et je dois avouer que l'ambiance et l'équipe m'avaient beaucoup plu. Je ne vais pas dire que je n'aurais jamais eu ma place en équipe nationale belge, mais c'est sûr qu'avec la génération actuelle des Diables rouges, ça risquait quand même d'être compliqué... Et puis, j'ai encore beaucoup de famille en Angola, à commencer par mon père. Je ne partais pas dans l'inconnu.

Cela doit te faire un bien fou de jouer la tête, avec Zulte Waregem, après la saison cauchemardesque que tu as connue avec Charlton l'an dernier ?

Vetokele : Cela me fait du bien, surtout, d'être dans un club équilibré ! À Charlton, j'ai connu cinq entraîneurs en deux saisons, il n'y avait pas de stabilité. J'avais toujours l'impression que le club avançait sans trop savoir où il allait réellement. Ici, il y a une vraie vision, une belle structure, c'est tout l'inverse, et c'est donc évidemment plus facile pour travailler.

Comment expliques-tu qu'un club comme Charlton, avec des moyens et des ambitions, en soit encore à ce stade d'amateurisme ?

Vetokele : Après avoir été repris par Roland Duchâtelet, Charlton était clairement dans une période de transition. Le problème, c'est que le club n'a jamais trouvé le bon fil conducteur. Personnellement, je n'ai pas toujours bien capté les visions des différents entraîneurs.

À titre personnel, comment as-tu vécu la saison dernière qui s'est terminée par la descente en Football League One (3e division) de Charlton ?

Igor Vetokele : Je peux dire, sans mentir, que ça été une des périodes les plus difficiles de ma vie et de ma carrière. Personnellement, je ne me sentais pas bien dans ma peau à cause de blessures qui n'ont jamais été correctement soignées par les kinés. Pour eux, ce n'était rien de grave. Après 3-4 mois sans résultats probants, je suis allé trouver Lieven Maesschalck, qui a directement diagnostiqué une déchirure aux adducteurs. Pour lui, l'opération était la meilleure solution.

Finalement, je suis passé sur le billard en novembre 2015. En guise d'excuse, le staff médical de Charlton s'est borné à dire que la prise des radios n'avait pas été faite sous le bon angle et que, de la sorte, la déchirure n'avait pu être détectée. C'est typique de l'Angleterre. Il y a beaucoup d'argent en jeu, donc tout doit aller très vite. Du coup, on essaie toujours de te pousser un peu pour que tu reviennes le plus vite possible. Surtout quand tu es un joueur important.

Pourquoi avoir débarqué à Zulte Waregem alors que ces dernières années ton nom avait plus souvent été associé au Standard ?

Vetokele : Le problème avec le Standard, c'est que la concordance des temps n'a jamais été bonne. Quand eux étaient intéressés, je ne l'étais pas et inversement. Cet été, j'ai eu des pistes avec Lokeren et Zulte Waregem, mais pas avec le Standard. C'est mon avocat qui est aussi mon agent (Stijn Francis, NDLR) qui m'a mis en contact avec le marché belge. Après, j'ai très vite été conquis par le message de Francky Dury. Il m'a expliqué sa vision sur le foot et j'ai bien aimé. C'est un entraîneur qui parle beaucoup, qui est très proche de ses joueurs et qui sait guider les jeunes.

Par Martin Grimberghs

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Igor Vetokele dans votre Sport/Foot Magazine

Tu es arrivé en Belgique très jeune, en provenance de l'Angola. Chez nous, tu as évolué dans les différentes classes d'âge, des U17 aux Espoirs. Mais tu défends depuis mai 2014 les couleurs des Palancas Negras, l'équipe nationale angolaise. Un choix cornélien ?Vetokele : J'ai été invité à Luanda dans le cadre d'un match amical contre l'Iran et je dois avouer que l'ambiance et l'équipe m'avaient beaucoup plu. Je ne vais pas dire que je n'aurais jamais eu ma place en équipe nationale belge, mais c'est sûr qu'avec la génération actuelle des Diables rouges, ça risquait quand même d'être compliqué... Et puis, j'ai encore beaucoup de famille en Angola, à commencer par mon père. Je ne partais pas dans l'inconnu.Cela doit te faire un bien fou de jouer la tête, avec Zulte Waregem, après la saison cauchemardesque que tu as connue avec Charlton l'an dernier ?Vetokele : Cela me fait du bien, surtout, d'être dans un club équilibré ! À Charlton, j'ai connu cinq entraîneurs en deux saisons, il n'y avait pas de stabilité. J'avais toujours l'impression que le club avançait sans trop savoir où il allait réellement. Ici, il y a une vraie vision, une belle structure, c'est tout l'inverse, et c'est donc évidemment plus facile pour travailler.Comment expliques-tu qu'un club comme Charlton, avec des moyens et des ambitions, en soit encore à ce stade d'amateurisme ?Vetokele : Après avoir été repris par Roland Duchâtelet, Charlton était clairement dans une période de transition. Le problème, c'est que le club n'a jamais trouvé le bon fil conducteur. Personnellement, je n'ai pas toujours bien capté les visions des différents entraîneurs. À titre personnel, comment as-tu vécu la saison dernière qui s'est terminée par la descente en Football League One (3e division) de Charlton ?Igor Vetokele : Je peux dire, sans mentir, que ça été une des périodes les plus difficiles de ma vie et de ma carrière. Personnellement, je ne me sentais pas bien dans ma peau à cause de blessures qui n'ont jamais été correctement soignées par les kinés. Pour eux, ce n'était rien de grave. Après 3-4 mois sans résultats probants, je suis allé trouver Lieven Maesschalck, qui a directement diagnostiqué une déchirure aux adducteurs. Pour lui, l'opération était la meilleure solution.Finalement, je suis passé sur le billard en novembre 2015. En guise d'excuse, le staff médical de Charlton s'est borné à dire que la prise des radios n'avait pas été faite sous le bon angle et que, de la sorte, la déchirure n'avait pu être détectée. C'est typique de l'Angleterre. Il y a beaucoup d'argent en jeu, donc tout doit aller très vite. Du coup, on essaie toujours de te pousser un peu pour que tu reviennes le plus vite possible. Surtout quand tu es un joueur important. Pourquoi avoir débarqué à Zulte Waregem alors que ces dernières années ton nom avait plus souvent été associé au Standard ?Vetokele : Le problème avec le Standard, c'est que la concordance des temps n'a jamais été bonne. Quand eux étaient intéressés, je ne l'étais pas et inversement. Cet été, j'ai eu des pistes avec Lokeren et Zulte Waregem, mais pas avec le Standard. C'est mon avocat qui est aussi mon agent (Stijn Francis, NDLR) qui m'a mis en contact avec le marché belge. Après, j'ai très vite été conquis par le message de Francky Dury. Il m'a expliqué sa vision sur le foot et j'ai bien aimé. C'est un entraîneur qui parle beaucoup, qui est très proche de ses joueurs et qui sait guider les jeunes.Par Martin GrimberghsRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Igor Vetokele dans votre Sport/Foot Magazine