Le cas Van den Brom

"En fait, Van den Brom a un grand problème, c'est que c'est quelqu'un qui s'aime beaucoup. Un peu hautain. Et le problème qu'il avait avec moi, c'est que sans me vanter, j'étais une icône plus que lui à Anderlecht. Je pense que ça l'a touché dans son amour-propre. (...) Van den Brom, c'est un gars qui a besoin de petits enfants qu'il est certain de pouvoir contrôler. (...) Il savait que s'il me faisait jouer et que j'enchaînais les bons matchs, j'allais prendre une autre place dans le vestiaire."

Sa sélection pour le Brésil

"J'arrive pour m'entraîner normalement avec mon club et je vois le coach par pur hasard, si c'en est un, qui me dit : " tu vas au Brésil ". À la base, je comprends que je suis dans la présélection, mais dans ma tête j'étais dans les réserves, pas dans les 23. C'est deux heures après, quand je termine mes exercices après l'entraînement qu'on me félicite et que je comprends. Là, j'ai repensé à la phrase du coach: "tu vas au Brésil !" J'y allais vraiment !"

Sa relation avec Kompany

"Quand j'étais sans club, et que je m'entrainais juste avec Anderlecht, la sélection s'entraînait aussi au centre d'Anderlecht. Après un entraînement, je vais au vestiaire et je vois dans mon casier un maillot des Diables. Je demande au gars du matériel et il me dit que c'est Vincent qui l'a mis là pour moi. Directement, j'ai compris pourquoi il avait fait ça. C'était un geste pour me faire comprendre que je ne devais rien lâcher. Un geste fort."

Son rôle de patron

"J'essaye de mettre un peu de l'ordre dans le vestiaire. Dès qu'il y en a un qui fout la merde, on le prend sur le côté, on lui met deux, trois claques (rire)."

Mitrovic

"C'est un gentil garçon, mais il est fort seul à Bruxelles. Il ne sort pas beaucoup, et lui aussi à beaucoup de mal à s'ouvrir. (...) Mais il fait des efforts. Il commence à insulter les gens en français. C'est bon signe. (...) Beaucoup de gens parlent de son poids, mais c'est vraiment quelqu'un qui fait attention. Il a une super hygiène de vie."

Une nouvelle aventure à l'étranger ?

"Oui, mais à certaines conditions. Marseille, c'est un club que je kiffe. Un bon club en Angleterre, si tout le monde est content, pourquoi pas. Mais il faut surtout que cela arrange tout le monde, surtout Anderlecht. J'ai trop de respect pour ce club."

Le coup de pression de la Genoa

"J'étais déterminé à vouloir partir de la Genoa. Eux, ils étaient déterminés à me faire la misère, mais moi je ne voulais pas me laisser faire. Ils m'ont enfermé dans un local, ils étaient 3-4. Ce que j'ai vécu là, il n'y a pas beaucoup de jeunes qui auraient résisté. Ils m'ont enfermé dans un hôtel, m'obligeaient à signer des papiers, me traitaient de merde. Ils me menaçaient en italien, je ne comprenais rien."

Par Martin Grimberghs et Quentin Müller

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Anthony Vanden Borre dans votre Sport/Foot Magazine.

Le cas Van den Brom"En fait, Van den Brom a un grand problème, c'est que c'est quelqu'un qui s'aime beaucoup. Un peu hautain. Et le problème qu'il avait avec moi, c'est que sans me vanter, j'étais une icône plus que lui à Anderlecht. Je pense que ça l'a touché dans son amour-propre. (...) Van den Brom, c'est un gars qui a besoin de petits enfants qu'il est certain de pouvoir contrôler. (...) Il savait que s'il me faisait jouer et que j'enchaînais les bons matchs, j'allais prendre une autre place dans le vestiaire."Sa sélection pour le Brésil"J'arrive pour m'entraîner normalement avec mon club et je vois le coach par pur hasard, si c'en est un, qui me dit : " tu vas au Brésil ". À la base, je comprends que je suis dans la présélection, mais dans ma tête j'étais dans les réserves, pas dans les 23. C'est deux heures après, quand je termine mes exercices après l'entraînement qu'on me félicite et que je comprends. Là, j'ai repensé à la phrase du coach: "tu vas au Brésil !" J'y allais vraiment !"Sa relation avec Kompany"Quand j'étais sans club, et que je m'entrainais juste avec Anderlecht, la sélection s'entraînait aussi au centre d'Anderlecht. Après un entraînement, je vais au vestiaire et je vois dans mon casier un maillot des Diables. Je demande au gars du matériel et il me dit que c'est Vincent qui l'a mis là pour moi. Directement, j'ai compris pourquoi il avait fait ça. C'était un geste pour me faire comprendre que je ne devais rien lâcher. Un geste fort."Son rôle de patron"J'essaye de mettre un peu de l'ordre dans le vestiaire. Dès qu'il y en a un qui fout la merde, on le prend sur le côté, on lui met deux, trois claques (rire)."Mitrovic"C'est un gentil garçon, mais il est fort seul à Bruxelles. Il ne sort pas beaucoup, et lui aussi à beaucoup de mal à s'ouvrir. (...) Mais il fait des efforts. Il commence à insulter les gens en français. C'est bon signe. (...) Beaucoup de gens parlent de son poids, mais c'est vraiment quelqu'un qui fait attention. Il a une super hygiène de vie."Une nouvelle aventure à l'étranger ?"Oui, mais à certaines conditions. Marseille, c'est un club que je kiffe. Un bon club en Angleterre, si tout le monde est content, pourquoi pas. Mais il faut surtout que cela arrange tout le monde, surtout Anderlecht. J'ai trop de respect pour ce club."Le coup de pression de la Genoa"J'étais déterminé à vouloir partir de la Genoa. Eux, ils étaient déterminés à me faire la misère, mais moi je ne voulais pas me laisser faire. Ils m'ont enfermé dans un local, ils étaient 3-4. Ce que j'ai vécu là, il n'y a pas beaucoup de jeunes qui auraient résisté. Ils m'ont enfermé dans un hôtel, m'obligeaient à signer des papiers, me traitaient de merde. Ils me menaçaient en italien, je ne comprenais rien."Par Martin Grimberghs et Quentin MüllerRetrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Anthony Vanden Borre dans votre Sport/Foot Magazine.