Que vous a appris Constant Vanden Stock ?

J'ai eu la chance de travailler un an avec lui et je retiens quelques formules fortes, pleines de bon sens. Il m'a dit, par exemple : -Ne va jamais à une élection si tu n'es pas certain de gagner. Il sous-entendait qu'il fallait toujours être parfaitement préparé, faire le lobbying nécessaire avant les grandes décisions. A mes débuts, j'ai montré deux ou trois fois les dents en réunion, j'estimais que c'était nécessaire pour faire bouger les choses. Constant Vanden Stock m'a dit : -Manneke, il est temps que tu te trouves un pitbull. Ça voulait dire une personne qui allait prendre les coups à ma place, se disputer à ma place. J'ai pris René Trullemans pour faire ce job. Ainsi, j'avais moins de conflits. Il allait au feu pour moi, je me tenais en retrait, mais toujours prêt à intervenir. Et quand je devais me manifester, j'y allais.

Des conflits avec qui ?

Surtout en interne, avec différents services. Mais c'était compréhensible. Ce club avait travaillé d'une certaine manière pendant 25 ans. J'étais arrivé dans une véritable institution, avec mes idées. Je savais que je ne pourrais pas les appliquer du jour au lendemain, qu'on allait m'observer dans un premier temps. Au fil des années, j'ai senti que j'avais de plus en plus d'emprise sur les événements.

Ça a été facile de rester patient ?

Roger Vanden Stock m'a expliqué : -Quand tu es jeune, tu crois que tout est noir ou blanc. Mais dans la vie, il y a aussi du gris. Je l'ai compris. J'ai même saisi qu'il fallait parfois accepter de laisser en gris certaines choses grises... Il n'est pas possible de tout révolutionner, c'est comme ça.

Par Pierre Danvoye et Geert Foutré

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Que vous a appris Constant Vanden Stock ?J'ai eu la chance de travailler un an avec lui et je retiens quelques formules fortes, pleines de bon sens. Il m'a dit, par exemple : -Ne va jamais à une élection si tu n'es pas certain de gagner. Il sous-entendait qu'il fallait toujours être parfaitement préparé, faire le lobbying nécessaire avant les grandes décisions. A mes débuts, j'ai montré deux ou trois fois les dents en réunion, j'estimais que c'était nécessaire pour faire bouger les choses. Constant Vanden Stock m'a dit : -Manneke, il est temps que tu te trouves un pitbull. Ça voulait dire une personne qui allait prendre les coups à ma place, se disputer à ma place. J'ai pris René Trullemans pour faire ce job. Ainsi, j'avais moins de conflits. Il allait au feu pour moi, je me tenais en retrait, mais toujours prêt à intervenir. Et quand je devais me manifester, j'y allais.Des conflits avec qui ?Surtout en interne, avec différents services. Mais c'était compréhensible. Ce club avait travaillé d'une certaine manière pendant 25 ans. J'étais arrivé dans une véritable institution, avec mes idées. Je savais que je ne pourrais pas les appliquer du jour au lendemain, qu'on allait m'observer dans un premier temps. Au fil des années, j'ai senti que j'avais de plus en plus d'emprise sur les événements.Ça a été facile de rester patient ?Roger Vanden Stock m'a expliqué : -Quand tu es jeune, tu crois que tout est noir ou blanc. Mais dans la vie, il y a aussi du gris. Je l'ai compris. J'ai même saisi qu'il fallait parfois accepter de laisser en gris certaines choses grises... Il n'est pas possible de tout révolutionner, c'est comme ça.Par Pierre Danvoye et Geert FoutréRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine