De trente ans son aîné, l'homme d'affaires, l'homme au cornet de frites de la tribune présidentielle, et administrateur du club, Etienne Davignon a longtemps navigué dans les mêmes eaux qu'Alexandre Van Damme: "S'il est là, à Anderlecht, c'est parce qu'il aime ça et qu'il est un ami de la famille Vanden Stock depuis de longues années. C'est évidemment quelqu'un de très compétent, qui amène des idées. Il fait en sorte d'améliorer la structure, l'organisation du club. Son influence est très utile au club. Mais ce n'est pas quelqu'un qui se mêle du sportif."

Michael Verschueren (44 ans), nommé vice-président de l'association européenne des clubs (AEC) en octobre 2013, est l'homme qui monte au sein du club. Quelqu'un pour qui Alexandre Van Damme voue de l'estime et quelqu'un de complémentaire qui ne craint pas la médiatisation. Tel père-tel fils.

"L'éventualité d'un duo Van Damme-Verschueren à la tête du bateau mauve est la solution la plus plausible", poursuit un proche du club. "Chacun dans un registre différent puisque je reste persuadé que Van Damme continuera à rester en retrait, laissant le travail de terrain et médiatique à Michael Verschueren dont le rêve est de devenir directeur général. Il a d'ailleurs toutes les qualités pour être un dirigeant de premier ordre. Reste à voir si l'amitié entre Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio ne va pas venir brouiller ce schéma."

En 2013, un comité, dont faisait partie Alexandre Van Damme, avait été mis sur pied pour surveiller de plus près la comptabilité. Les conclusions furent cinglantes: trop d'argent dans les poches des agents et une masse salariale trop importante. Alexandre Van Damme avait notamment fait remarquer à Herman Van Holsbeeck l'erreur de l'option (2 saisons + 1 campagne en sus) prévue dans le contrat de John van den Brom. Une clause qui s'avéra être une perte financière importante pour le club. Herman Van Holsbeeck en septembre dernier à Sport/Foot Mag: "Alexandre Van Damme ne s'immisce pas directement dans le sportif mais bien dans la gestion de l'entreprise... Il donne son avis sur ce qu'il voit avec du recul. Il dit ce qu'il pense de Defour mais il n'est pas intrusif au niveau sportif. Par contre, d'un point de vue financier, c'est quelqu'un d'un niveau exceptionnel. Quand je siège à notre Conseil d'administration, je suis parfois impressionné par ceux qui le composent. Emmanuel Van Innis (Suez), Pascal Minne (Petercam), Etienne Davignon, etc. Mais de temps en temps, il faut arriver à leur faire comprendre qu'un club de foot n'est pas exactement comme une société classique."

Le futur patron d'Anderlecht semble au contraire vouloir faire d'Anderlecht une entreprise moderne et performante. Et vu son parcours, on aurait tendance à lui faire confiance...

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'enquête sur Alexandre Van Damme dans votre Sport/Foot Magazine

De trente ans son aîné, l'homme d'affaires, l'homme au cornet de frites de la tribune présidentielle, et administrateur du club, Etienne Davignon a longtemps navigué dans les mêmes eaux qu'Alexandre Van Damme: "S'il est là, à Anderlecht, c'est parce qu'il aime ça et qu'il est un ami de la famille Vanden Stock depuis de longues années. C'est évidemment quelqu'un de très compétent, qui amène des idées. Il fait en sorte d'améliorer la structure, l'organisation du club. Son influence est très utile au club. Mais ce n'est pas quelqu'un qui se mêle du sportif."Michael Verschueren (44 ans), nommé vice-président de l'association européenne des clubs (AEC) en octobre 2013, est l'homme qui monte au sein du club. Quelqu'un pour qui Alexandre Van Damme voue de l'estime et quelqu'un de complémentaire qui ne craint pas la médiatisation. Tel père-tel fils. "L'éventualité d'un duo Van Damme-Verschueren à la tête du bateau mauve est la solution la plus plausible", poursuit un proche du club. "Chacun dans un registre différent puisque je reste persuadé que Van Damme continuera à rester en retrait, laissant le travail de terrain et médiatique à Michael Verschueren dont le rêve est de devenir directeur général. Il a d'ailleurs toutes les qualités pour être un dirigeant de premier ordre. Reste à voir si l'amitié entre Roger Vanden Stock et Lucien D'Onofrio ne va pas venir brouiller ce schéma."En 2013, un comité, dont faisait partie Alexandre Van Damme, avait été mis sur pied pour surveiller de plus près la comptabilité. Les conclusions furent cinglantes: trop d'argent dans les poches des agents et une masse salariale trop importante. Alexandre Van Damme avait notamment fait remarquer à Herman Van Holsbeeck l'erreur de l'option (2 saisons + 1 campagne en sus) prévue dans le contrat de John van den Brom. Une clause qui s'avéra être une perte financière importante pour le club. Herman Van Holsbeeck en septembre dernier à Sport/Foot Mag: "Alexandre Van Damme ne s'immisce pas directement dans le sportif mais bien dans la gestion de l'entreprise... Il donne son avis sur ce qu'il voit avec du recul. Il dit ce qu'il pense de Defour mais il n'est pas intrusif au niveau sportif. Par contre, d'un point de vue financier, c'est quelqu'un d'un niveau exceptionnel. Quand je siège à notre Conseil d'administration, je suis parfois impressionné par ceux qui le composent. Emmanuel Van Innis (Suez), Pascal Minne (Petercam), Etienne Davignon, etc. Mais de temps en temps, il faut arriver à leur faire comprendre qu'un club de foot n'est pas exactement comme une société classique."Le futur patron d'Anderlecht semble au contraire vouloir faire d'Anderlecht une entreprise moderne et performante. Et vu son parcours, on aurait tendance à lui faire confiance... Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'enquête sur Alexandre Van Damme dans votre Sport/Foot Magazine