Hendrik Van Crombrugge à propos...

...du fait d'avoir été le premier international belge d'Eupen : "C'est une grande fierté. Il y en aura peut-être d'autres mais je resterai toujours le premier. Sans vouloir être arrogant, je pense que j'ai signifié beaucoup pour Eupen. En six ans là-bas, on a réalisé pas mal de bonnes choses. La montée, puis le maintien trois fois d'affilée. J'étais dans un trou, sans club, quand j'ai signé là-bas. Je ne savais pas ce que j'allais devenir, j'avais même recommencé à aller à l'école, mais pas longtemps parce que ça ne me plaisait vraiment pas... A Eupen, j'ai trouvé l'environnement parfait pour grandir. Et si je suis maintenant à Anderlecht et dans le noyau des Diables, c'est parce que j'ai fait une rencontre capitale là-bas. La clé de mon ascension, c'est Javier Ruiz, mon entraîneur des gardiens. On a travaillé un long moment ensemble, avant qu'il parte en Chine dans le club d'Axel Witsel puis au Qatar. Il a été hyper important dans mon développement, au niveau technique mais aussi mental. Je le considère comme un vrai mentor, on avait une osmose parfaite."

...de son jeu au pied : "Je me sens à l'aise là-dedans. Devoir jouer des ballons avec le pied en dehors de mon rectangle, ça ne me stresse pas. Pour ça, Eupen en D2, c'était la meilleure école. Comme on était supérieur à toutes les autres équipes, je jouais comme libero. A l'entraînement, les gardiens étaient toujours intégrés dans le jeu de possession, dans le passing. Si tu es ouvert pour apprendre ça et si tu te sens bien là-dedans, tu progresses automatiquement. Je suis conscient que ça a beaucoup joué pour moi. Dans les premières conversations que j'ai eues avec Vincent Kompany, il m'a dit qu'il avait été marqué par la qualité de mon jeu au pied aux entraînements de l'équipe nationale."

...du projet anderlechtois : "Je n'ai pas de boule de cristal mais je suis confiant. On va réussir. N'importe quel nouveau projet prend du temps, qu'il soit sportif, politique ou économique. Le club a choisi de prendre une autre direction, pas la plus facile, mais ce n'est pas parce qu'un chemin est tortueux qu'il est mauvais. Si, chaque fois qu'un truc est difficile, tu renonces, tu n'iras jamais bien loin, tu n'avanceras pas dans la vie. Les gros challenges, c'est bien."

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