Daniel Van Buyten à propos...

...de sa relation avec Yannick Ferrera :

"Yannick peut m'appeler quand il veut. Je n'ai pas de problème avec lui, je l'ai encore vu un peu plus tôt dans la journée. Mais je suis aussi là pour dire quand je ne suis pas content. Comme contre Bruges, par exemple, en Supercoupe, où à 10 contre 11 on devait être capable de gagner ce match. Et le président est là à son tour pour me faire remarquer les erreurs qu'on peut commettre. Vous savez, je n'ai pas la réputation d'être une mauvaise personne et de ne pas soutenir quelqu'un qui est sur le même bateau que moi. Je suis là pour aider à atteindre les objectifs que le président a fixés. Et je ne vois pas pourquoi je ne soutiendrais pas l'entraîneur. D'un autre côté, on attend de Yannick Ferrera qu'il donne le meilleur pour faire gagner le Standard. Peut-être que c'est interprété comme un manque de soutien. C'est important qu'il sente qu'il a toute la liberté au niveau de la composition d'équipe. S'il a envie de partager ses idées avec moi ou avec le directeur sportif, s'il veut profiter de notre expérience, on le fera volontiers. Mais seulement s'il nous pose la question. C'est Yannick qui décide qui il veut aligner et c'est lui aussi qui décide de mettre un joueur dans le noyau A ou B. Moi, mon rôle, c'est de lui dire que ce n'est pas une bonne chose si je trouve que ce n'est pas une bonne chose ! Beaucoup de gens pensent que la direction sportive du club joue un rôle dans ses choix mais non : l'entraîneur a tout le pouvoir de décision".

...des critiques sur son rôle :

"On dit trop souvent que je ne suis pas présent au club, beaucoup de gens se demandent quelle est ma fonction et ce que je fais, ce que je peux apporter. Quand je dis que je bosse 15 h par jour, je crois que je ne mens pas. On a raconté qu'après ma carrière de footballeur, je voulais me reposer sur mes lauriers. C'est pas du tout le cas, je prends les choses à coeur et je suis ici pour une chose : aider le président, aider le Standard à retrouver la place qu'il mérite, tout en haut. C'est un grand club, ses supporters ont besoin de vibrer. Le Standard est en train de se structurer. Peut-être que cette restructuration pourrait se faire plus rapidement mais le Standard est un club un peu à part et ça prend un peu plus de temps qu'ailleurs. Quand certains attendent dix ans avant de gagner un titre, nous on a mis six mois pour décrocher un trophée. On peut dire ce qu'on veut mais cette coupe, on l'a gagnée".

...du transfert d'Ivan Santini :

"Pour Santini, on a pris une décision en fonction de l'offre financière, du profil et de l'âge du joueur. On a pris la décision de s'en séparer parce qu'on a toujours envie d'aller plus haut. Pour aller haut, il faut parfois prendre des décisions à contre-courant. C'est anticiper pour arriver à faire mieux ! Parfois, on prend des risques ou des décisions impopulaires sur le moment, mais ce sont des choix payants à moyen terme. Je peux comprendre que les supporters soient inquiets mais ils n'ont pas toujours tous les éléments pour juger. Ils doivent continuer à nous faire confiance parce qu'on a les mêmes objectifs. Il ne faut pas oublier que Santini a été sifflé par le public il y a quelques mois. Si on l'avait vendu à ce moment-là, les réactions auraient été différentes. Alors qu'au final, ça reste le même joueur. On ne cherchait pas à le vendre mais une opportunité s'est présentée. Le joueur était d'accord, son agent aussi. Le président aussi, Olivier Renard aussi... J'ai validé le départ parce que j'estimais que c'était ce qu'il fallait faire. Ma volonté est aussi d'investir dans des jeunes joueurs belges venus du centre de formation pour qu'ils puissent être un jour sur la pelouse de Sclessin puis partir à l'étranger".

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Daniel Van Buyten dans votre Sport/Foot Magazine

Daniel Van Buyten à propos......de sa relation avec Yannick Ferrera : "Yannick peut m'appeler quand il veut. Je n'ai pas de problème avec lui, je l'ai encore vu un peu plus tôt dans la journée. Mais je suis aussi là pour dire quand je ne suis pas content. Comme contre Bruges, par exemple, en Supercoupe, où à 10 contre 11 on devait être capable de gagner ce match. Et le président est là à son tour pour me faire remarquer les erreurs qu'on peut commettre. Vous savez, je n'ai pas la réputation d'être une mauvaise personne et de ne pas soutenir quelqu'un qui est sur le même bateau que moi. Je suis là pour aider à atteindre les objectifs que le président a fixés. Et je ne vois pas pourquoi je ne soutiendrais pas l'entraîneur. D'un autre côté, on attend de Yannick Ferrera qu'il donne le meilleur pour faire gagner le Standard. Peut-être que c'est interprété comme un manque de soutien. C'est important qu'il sente qu'il a toute la liberté au niveau de la composition d'équipe. S'il a envie de partager ses idées avec moi ou avec le directeur sportif, s'il veut profiter de notre expérience, on le fera volontiers. Mais seulement s'il nous pose la question. C'est Yannick qui décide qui il veut aligner et c'est lui aussi qui décide de mettre un joueur dans le noyau A ou B. Moi, mon rôle, c'est de lui dire que ce n'est pas une bonne chose si je trouve que ce n'est pas une bonne chose ! Beaucoup de gens pensent que la direction sportive du club joue un rôle dans ses choix mais non : l'entraîneur a tout le pouvoir de décision". ...des critiques sur son rôle :"On dit trop souvent que je ne suis pas présent au club, beaucoup de gens se demandent quelle est ma fonction et ce que je fais, ce que je peux apporter. Quand je dis que je bosse 15 h par jour, je crois que je ne mens pas. On a raconté qu'après ma carrière de footballeur, je voulais me reposer sur mes lauriers. C'est pas du tout le cas, je prends les choses à coeur et je suis ici pour une chose : aider le président, aider le Standard à retrouver la place qu'il mérite, tout en haut. C'est un grand club, ses supporters ont besoin de vibrer. Le Standard est en train de se structurer. Peut-être que cette restructuration pourrait se faire plus rapidement mais le Standard est un club un peu à part et ça prend un peu plus de temps qu'ailleurs. Quand certains attendent dix ans avant de gagner un titre, nous on a mis six mois pour décrocher un trophée. On peut dire ce qu'on veut mais cette coupe, on l'a gagnée". ...du transfert d'Ivan Santini :"Pour Santini, on a pris une décision en fonction de l'offre financière, du profil et de l'âge du joueur. On a pris la décision de s'en séparer parce qu'on a toujours envie d'aller plus haut. Pour aller haut, il faut parfois prendre des décisions à contre-courant. C'est anticiper pour arriver à faire mieux ! Parfois, on prend des risques ou des décisions impopulaires sur le moment, mais ce sont des choix payants à moyen terme. Je peux comprendre que les supporters soient inquiets mais ils n'ont pas toujours tous les éléments pour juger. Ils doivent continuer à nous faire confiance parce qu'on a les mêmes objectifs. Il ne faut pas oublier que Santini a été sifflé par le public il y a quelques mois. Si on l'avait vendu à ce moment-là, les réactions auraient été différentes. Alors qu'au final, ça reste le même joueur. On ne cherchait pas à le vendre mais une opportunité s'est présentée. Le joueur était d'accord, son agent aussi. Le président aussi, Olivier Renard aussi... J'ai validé le départ parce que j'estimais que c'était ce qu'il fallait faire. Ma volonté est aussi d'investir dans des jeunes joueurs belges venus du centre de formation pour qu'ils puissent être un jour sur la pelouse de Sclessin puis partir à l'étranger".Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'interview de Daniel Van Buyten dans votre Sport/Foot Magazine