Quand on dit que Victor Valdés aurait pu trouver facilement un très bon club dans un meilleur championnat, au lieu de venir au Standard, tu y crois ?

S'il est au Standard, c'est parce qu'on ne lui a rien proposé d'autre, c'est clair et net. Cette location, c'est n'importe quoi, ça n'a ni queue ni tête. Tu as un jeune gardien comme Guillaume Hubert qui fait des bons matches, qui est occupé à progresser énormément. Mais subitement, tu fais venir un gars de 34 ans pour quelques mois, pour prendre sa place. Tu lui dis quoi, à Hubert ? C'est contre-productif, ce n'est certainement pas la meilleure idée que la direction du Standard a eue ces dernières années.

Le Standard qui change la moitié de son équipe en janvier, Saint-Trond qui est plumé, ce sont des illustrations parfaites qu'il faut supprimer ce mercato ? Enfin bon, ce n'est pas à un agent qu'il faut proposer ça...

Le problème n'est pas le mercato de janvier mais la politique sportive de certains clubs. Ce qu'on voit au Standard et à Saint-Trond n'est pas une bonne chose pour le football en général et pour les supporters. Un club structuré ne chamboule pas la moitié de son équipe en plein milieu de la saison. Il y a des locations sans option d'achat, on bloque des jeunes : où est l'intérêt ? Maintenant, si on supprime la période de transferts hivernale, ce ne sera pas un souci pour les agents parce qu'ils travailleront plus en été.

A Anderlecht, le système des jeunes considérés comme des stars mondiales et surpayés n'est-il pas occupé lui aussi à montrer ses limites ?

Là-bas, les jeunes n'ont plus faim, ça saute aux yeux. Je ne sais pas qui fait quoi à Anderlecht, mais si tu es proche des bonnes personnes, tu peux recevoir énormément. Ce n'est pas une bonne chose parce que le foot doit rester un sport de prestations. Ces jeunes croient que tout est arrivé, qu'ils n'ont plus rien à faire. Au niveau des salaires pour les jeunes, on est beaucoup plus raisonnable à Gand, à Bruges et au Standard.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Didier Frenay dans votre Sport/Foot Magazine

Quand on dit que Victor Valdés aurait pu trouver facilement un très bon club dans un meilleur championnat, au lieu de venir au Standard, tu y crois ?S'il est au Standard, c'est parce qu'on ne lui a rien proposé d'autre, c'est clair et net. Cette location, c'est n'importe quoi, ça n'a ni queue ni tête. Tu as un jeune gardien comme Guillaume Hubert qui fait des bons matches, qui est occupé à progresser énormément. Mais subitement, tu fais venir un gars de 34 ans pour quelques mois, pour prendre sa place. Tu lui dis quoi, à Hubert ? C'est contre-productif, ce n'est certainement pas la meilleure idée que la direction du Standard a eue ces dernières années.Le Standard qui change la moitié de son équipe en janvier, Saint-Trond qui est plumé, ce sont des illustrations parfaites qu'il faut supprimer ce mercato ? Enfin bon, ce n'est pas à un agent qu'il faut proposer ça...Le problème n'est pas le mercato de janvier mais la politique sportive de certains clubs. Ce qu'on voit au Standard et à Saint-Trond n'est pas une bonne chose pour le football en général et pour les supporters. Un club structuré ne chamboule pas la moitié de son équipe en plein milieu de la saison. Il y a des locations sans option d'achat, on bloque des jeunes : où est l'intérêt ? Maintenant, si on supprime la période de transferts hivernale, ce ne sera pas un souci pour les agents parce qu'ils travailleront plus en été.A Anderlecht, le système des jeunes considérés comme des stars mondiales et surpayés n'est-il pas occupé lui aussi à montrer ses limites ?Là-bas, les jeunes n'ont plus faim, ça saute aux yeux. Je ne sais pas qui fait quoi à Anderlecht, mais si tu es proche des bonnes personnes, tu peux recevoir énormément. Ce n'est pas une bonne chose parce que le foot doit rester un sport de prestations. Ces jeunes croient que tout est arrivé, qu'ils n'ont plus rien à faire. Au niveau des salaires pour les jeunes, on est beaucoup plus raisonnable à Gand, à Bruges et au Standard.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Didier Frenay dans votre Sport/Foot Magazine