La tournante a montré ses limites dans les premiers matches européens, non ?

Peut-être. Maintenant, je considère plus notre défaite contre Esbjerg comme une erreur de parcours. On a aussi eu un peu de malchance ce soir-là. On ne peut pas en dire autant des matches à Elfsborg et à Salzbourg. On avait commencé le championnat contre des équipes moins fortes que nous sur le papier. Avec tout mon respect ! L'Europe, c'est autre chose, un autre niveau. Il faut en tenir compte.

On ressentait de la frustration dans tes déclarations après la défaite à Salzbourg.

Je n'ai pas voulu trop parler, je risquais d'être cru. Ce match, j'avais vraiment envie de le gagner pour continuer notre parcours en Europe. Au lieu de ça, on a subi, du début à la fin. C'est malheureux de s'être battu aussi longtemps en fin de saison dernière pour aller en Coupe d'Europe. En devant jouer le barrage contre Gand, on a eu une saison plus longue que n'importe qui. Cet été, il y a eu les tours préliminaires. Puis, quand on arrive en phase de poules... Ça m'agace un peu qu'on laisse passer notre chance alors qu'il y a largement moyen de finir à une des deux premières places.

Il y a un manque d'envie dans certains matches ?

Ce n'est pas une question d'envie, mais on ne fait pas tout ce qu'il faut faire. Je me mets aussi dedans, hein ! Comme d'autres, je n'ai pas chaque fois répondu à l'attente.

Fin août, tu postes ce tweet : " Très bon tirage, parfait ".

Ouais...

Vous n'auriez pas pris vos adversaires de haut ?

Inconsciemment, peut-être un peu.

Qu'est-ce qui te fait croire que la qualification reste possible ?

Après le match à Salzbourg, on a eu une réunion, tous ensemble. Pour remettre les choses dans l'ordre. On a vu les effets à Anderlecht, c'était un Standard solidaire qui a montré beaucoup de caractère, même après les exclusions. C'est ça qui va nous remettre sur le bon chemin. Et si on gagne nos trois derniers matches d'Europa League, on passera.

Tu veux dire qu'il n'y a pas eu assez de solidarité dans les trois premiers ?

Ce n'était pas le problème, mais la solidarité ne suffit plus à ce niveau. Il faut aussi de la qualité. Et là, on n'a fait ce qu'on est capable de faire.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de William Vainqueur dans votre Sport/Foot Magazine

La tournante a montré ses limites dans les premiers matches européens, non ?Peut-être. Maintenant, je considère plus notre défaite contre Esbjerg comme une erreur de parcours. On a aussi eu un peu de malchance ce soir-là. On ne peut pas en dire autant des matches à Elfsborg et à Salzbourg. On avait commencé le championnat contre des équipes moins fortes que nous sur le papier. Avec tout mon respect ! L'Europe, c'est autre chose, un autre niveau. Il faut en tenir compte.On ressentait de la frustration dans tes déclarations après la défaite à Salzbourg.Je n'ai pas voulu trop parler, je risquais d'être cru. Ce match, j'avais vraiment envie de le gagner pour continuer notre parcours en Europe. Au lieu de ça, on a subi, du début à la fin. C'est malheureux de s'être battu aussi longtemps en fin de saison dernière pour aller en Coupe d'Europe. En devant jouer le barrage contre Gand, on a eu une saison plus longue que n'importe qui. Cet été, il y a eu les tours préliminaires. Puis, quand on arrive en phase de poules... Ça m'agace un peu qu'on laisse passer notre chance alors qu'il y a largement moyen de finir à une des deux premières places.Il y a un manque d'envie dans certains matches ?Ce n'est pas une question d'envie, mais on ne fait pas tout ce qu'il faut faire. Je me mets aussi dedans, hein ! Comme d'autres, je n'ai pas chaque fois répondu à l'attente.Fin août, tu postes ce tweet : " Très bon tirage, parfait ".Ouais...Vous n'auriez pas pris vos adversaires de haut ?Inconsciemment, peut-être un peu.Qu'est-ce qui te fait croire que la qualification reste possible ?Après le match à Salzbourg, on a eu une réunion, tous ensemble. Pour remettre les choses dans l'ordre. On a vu les effets à Anderlecht, c'était un Standard solidaire qui a montré beaucoup de caractère, même après les exclusions. C'est ça qui va nous remettre sur le bon chemin. Et si on gagne nos trois derniers matches d'Europa League, on passera.Tu veux dire qu'il n'y a pas eu assez de solidarité dans les trois premiers ?Ce n'était pas le problème, mais la solidarité ne suffit plus à ce niveau. Il faut aussi de la qualité. Et là, on n'a fait ce qu'on est capable de faire.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de William Vainqueur dans votre Sport/Foot Magazine