Le Colombien Egan Bernal, tenant du titre, et le Slovène Primoz Roglic, les deux premiers favoris avec le Français Thibaut Pinot, sont comme les autres coureurs du peloton. Ils ignorent ce qui les attend, jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Elysées à Paris prévue le 20 septembre, hormis les détails du parcours le plus montagneux de ces dernières éditions. Pour les autorités qui ont donné le feu vert à l'épreuve, l'un des très rares grands événements sportifs mondiaux à survivre à cette année 2020 gâchée par le Covid-19, la tenue de la Grande Boucle doit être un symbole. "Le Tour de France doit être le signe que nous pouvons continuer à vivre, c'est le signe de la résilience de la société", a déclaré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran. Réduction drastique du nombre de spectateurs dès lors que les Alpes-Maritimes, le département d'accueil des deux premières étapes dans l'arrière-pays niçois, figurent en zone rouge; mise en place d'une bulle d'environ 700 personnes pour les concurrents et tous ceux qui sont appelés à les côtoyer (encadrement des équipes, officiels), éloignement des médias et, plus encore, du public qui sera privé de selfies et d'autographes de coureurs: la batterie de mesures est longue et concerne au premier chef les concurrents. Pour les 176 coureurs des 22 équipes, qui doivent porter le masque dans les zones de départ et d'arrivée conformément au protocole de l'Union cycliste internationale (UCI), la menace reste constamment en arrière-plan. Mais, à partir de 14h00 (heure belge), l'horaire du départ donné à proximité de la Promenade des Anglais, la course reprendra ses droits. Pour la première fois depuis le début de l'ère de l'équipe britannique Ineos anciennement Sky (sept victoires depuis 2012), qui a laissé de côté deux anciens lauréats (Froome et Thomas), une puissance sensiblement équivalente lui fait face. La Néerlandaise Jumbo-Visma a bâti une armada de même niveau autour de Roglic et de son quasi alter ego, le Néerlandais Tom Dumoulin. Avec, pour attrait, une vraie incertitude et, pour danger, le risque d'une course verrouillée. Dans la seconde moitié du Tour, les pentes se durcissent. Au Puy Mary, dans le Massif central, au Grand Colombier, dans le Jura, et surtout au col de la Loze, l'arrivée inédite le 16 septembre au-dessus de Méribel qui est aussi le point le plus haut de cette édition (2304 m). Jusqu'au contre-la-montre individuel, le seul du Tour 2020, de la Planche des Belles Filles, dans les Vosges. Les grimpeurs, au premier rang desquels les Andins (Carapaz, Quintana, Lopez, Uran, Higuita et bien sûr Bernal) mais aussi le débutant slovène Tadej Pogacar, sont à la fête devant pareil menu. En attendant, ce sont les sprinteurs (Ewan, S. Bennett et Nizzolo surtout) qui lorgnent vers le premier maillot jaune. (Belga)

Le Colombien Egan Bernal, tenant du titre, et le Slovène Primoz Roglic, les deux premiers favoris avec le Français Thibaut Pinot, sont comme les autres coureurs du peloton. Ils ignorent ce qui les attend, jusqu'à l'arrivée sur les Champs-Elysées à Paris prévue le 20 septembre, hormis les détails du parcours le plus montagneux de ces dernières éditions. Pour les autorités qui ont donné le feu vert à l'épreuve, l'un des très rares grands événements sportifs mondiaux à survivre à cette année 2020 gâchée par le Covid-19, la tenue de la Grande Boucle doit être un symbole. "Le Tour de France doit être le signe que nous pouvons continuer à vivre, c'est le signe de la résilience de la société", a déclaré jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran. Réduction drastique du nombre de spectateurs dès lors que les Alpes-Maritimes, le département d'accueil des deux premières étapes dans l'arrière-pays niçois, figurent en zone rouge; mise en place d'une bulle d'environ 700 personnes pour les concurrents et tous ceux qui sont appelés à les côtoyer (encadrement des équipes, officiels), éloignement des médias et, plus encore, du public qui sera privé de selfies et d'autographes de coureurs: la batterie de mesures est longue et concerne au premier chef les concurrents. Pour les 176 coureurs des 22 équipes, qui doivent porter le masque dans les zones de départ et d'arrivée conformément au protocole de l'Union cycliste internationale (UCI), la menace reste constamment en arrière-plan. Mais, à partir de 14h00 (heure belge), l'horaire du départ donné à proximité de la Promenade des Anglais, la course reprendra ses droits. Pour la première fois depuis le début de l'ère de l'équipe britannique Ineos anciennement Sky (sept victoires depuis 2012), qui a laissé de côté deux anciens lauréats (Froome et Thomas), une puissance sensiblement équivalente lui fait face. La Néerlandaise Jumbo-Visma a bâti une armada de même niveau autour de Roglic et de son quasi alter ego, le Néerlandais Tom Dumoulin. Avec, pour attrait, une vraie incertitude et, pour danger, le risque d'une course verrouillée. Dans la seconde moitié du Tour, les pentes se durcissent. Au Puy Mary, dans le Massif central, au Grand Colombier, dans le Jura, et surtout au col de la Loze, l'arrivée inédite le 16 septembre au-dessus de Méribel qui est aussi le point le plus haut de cette édition (2304 m). Jusqu'au contre-la-montre individuel, le seul du Tour 2020, de la Planche des Belles Filles, dans les Vosges. Les grimpeurs, au premier rang desquels les Andins (Carapaz, Quintana, Lopez, Uran, Higuita et bien sûr Bernal) mais aussi le débutant slovène Tadej Pogacar, sont à la fête devant pareil menu. En attendant, ce sont les sprinteurs (Ewan, S. Bennett et Nizzolo surtout) qui lorgnent vers le premier maillot jaune. (Belga)