"Je connaissais pourtant très bien le parcours", dit l'Anversois, détenteur du record de l'heure. "J'avais entendu que les autres s'en tiraient bien, j'ai donc peut-être pris trop de risques. Il y avait un virage en côte qui était humide. Je l'ai vu, j'ai changé de position sur le vélo mais j'ai quand même glissé". Campenaerts n'était pas au bout de ses ennuis, lui qui a par la suite dû changer de vélo. "Mon dérailleur était endommagé après la chute et j'ai eu des problèmes avec ma chaîne. J'ai donc dû changer de vélo. Après, c'était difficile de rester concentré. Puis Dennis m'a dépassé. J'ai essayé de rester à dix mètres mais c'était stupide. J'aurais plutôt dû récupérer de ma chute, on était encore loin de l'arrivée". Victor Campenaerts passe aussi à côté d'une qualification directe pour les Jeux Olympiques de Tokyo, qu'il aurait décroché en finissant dans le top 8. "C'est une des premières choses à laquelle j'ai pensé quand je suis tombé. Maintenant ce sera plus difficile de décrocher ce billet pour Tokyo. Il ne faut pas être un spécialiste pour voir que je suis un des huit meilleurs au monde dans le contre-la-montre, mais c'est compliqué si ce n'est pas mis sur papier", dit l'Anversois, qui était devenu le premier Belge médaillé dans un contre-la-montre aux Mondiaux en décrochant le bronze il y a un an à Innsbruck. (Belga)