Ce qui ne l'a pas empêché de coacher trois fois le Standard, de 1976 à 1979, de 1994 à 1996, et en 2002, et même, également deux fois, les "Zèbres" de Charleroi, la tribu honnie par les supporters rouches, de 1992 à 1994, puis de 1997 à 1999. Sans oublier, enfin et peut-être surtout, les Diables Rouges, de 1999 à 2002.

Ils sont donc venus lui rendre un dernier hommage d'un peu partout, les gens du métier, les proches et les anonymes, qui se bousculaient lors de son enterrement, mardi matin au cimetière de Sainte Walburge, pas très loin de chez lui, ni du stade-vélodrome mythique de Rocourt, aujourd'hui disparu.

On ne va pas tous les citer, mais il y avait notamment des anciens joueurs, Wilfried Van Moer, Michel Preud'homme, Daniel Van Buyten, Marc Wimots, visiblement très affecté, Henri Depireux, Jean-Paul Colonval, Jacky Munaron, Eric Deflandre, Guy Vandersmissen, Jean Thissen, Luc Ernes et Jean-François de Sart, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer, Lucien D'Onofrio et des dirigeants de fédérations, André Stein (tennis) et Willy Bosch (boxe).

L'émotion était générale. Parce que Robert Waseige n'était pas, loin s'en faut, uniquement apprécié pour ses qualités d'entraîneur, qui faisaient (presque) l'unanimité.

L'homme également, était en effet également aimé et respecté, pour sa gentillesse, son honnêteté, et sa générosité.

Une longue salve d'applaudissements a d'ailleurs accueilli la sortie du cercueil du Funérarium Les Mosanes, suivi de la très éprouvée épouse Aline, et des trois fils, William, Frédéric et Thierry. "J'aurais voulu pouvoir lui dire au revoir à la Citadelle (l'hôpital, ndlr)," déplorait Wilmots, "mais je suis rentré juste trop tard de Téhéran".

"Dommage, cette disparition m'attriste beaucoup ", avouait de son côté Georges Leekens, le prédécesseur de Waseige à la tête de l'équipe nationale. "Son humour était un peu spécial. Mais c'était un grand monsieur, un type fantastique, un bon copain, et même un véritable ami. J'espère que les entraîneurs actuels, s'entendent aujourd'hui aussi bien, que nous, à notre époque..."