Tadej Pogacar, septième des Strade Bianche l'an dernier, peut-il s'imposer à Sienne ce samedi ?, iStock
Tadej Pogacar, septième des Strade Bianche l'an dernier, peut-il s'imposer à Sienne ce samedi ? © iStock

Strade Bianche (Samedi 5 mars 2022, 11h45)

L'arrivée de la course cycliste la plus télégénique de l'année vous attend ce samedi sur la Piazza del Campo de Sienne, une ville qui figure au patrimoine mondial de l'UNESCO. Déjà considérées comme le sixième Monument des classiques, les Strade Bianche et leurs sterrati, du nom de ces fameuses routes blanches de gravier typiques de la région toscane, attendent les coureurs pour un parcours pas spécialement long, 184 km, mais au dénivelé positif impressionnant de plus de 3000 m. Cette course n'offre aucun répit aux coureurs car les portions plates sont quasi inexistantes et que contrairement à des courses comme le Tour des Flandres et Paris-Roubaix où les monts et pavés n'arrivent que dans la seconde partie, les Strade Bianche proposent déjà trois sterrati lors des 50 premiers kilomètres, même si les plats de résistance, le Monteaperti, le Colle Pinzuto et le Tolfe, avec des passages à 15% pour les deux premiers et à 18 pour le dernier, se trouveront dans la dernière partie de la course. La montée très raide vers la Via San Caterina sera le dernier obstacle pour départager les derniers candidats à la victoire.

Le plateau présent au départ sera un peu moins relevé cette année en l'absence des deux derniers vainqueurs, Mathieu van der Poel et Wout Van Aert. Egan Bernal, troisième l'an passé, a aussi dû renoncer suite à son grave accident voici quelques semaines. Il reste cependant quelques beaux noms pour se disputer la plus haute marche du podium à Sienne. Le champion du monde Julian Alaphilippe s'était imposé en 2019 mais a axé toute sa préparation sur le Monument qu'il manque toujours à son palmarès, Liège-Bastogne-Liège. Sera-t-il vraiment en mesure de jouer la gagne ? Tadej Pogacar, septième en 2021, avait grincé des dents l'an dernier dans les bosses les plus raides, mais le prodige slovène progresse tellement vite qu'il devrait être en mesure de jouer les premiers rôles ce samedi. Et si finalement, en l'absence de Van Aert, la Belgique ne disposait pas d'une très belle carte en la personne de Tiesj Benoot. Impressionnant sur les courses d'ouverture de la saison belge, le nouveau lieutenant de WVA a déjà levé les bras à la Piazza del Campo en 2018, mais dans une édition très pluvieuse, ce qui ne sera pas le cas ce samedi.

Dans une course qui peut sourire tant aux spécialistes des classiques qu'à ceux des grands tours, il est toujours difficile de dégager des favoris, surtout que la chance joue aussi un rôle important dans le déroulé de la course. On citera en raison de leur passé récent sur l'épreuve des Jakob Fuglsang ou Romain Bardet. Mais il faudra certainement aussi tenir à l'oeil des Mohoric, Bilbao, Cosnefroy, Covi, Narvaez, Vermeersch, Hermans, Moscon, Wellens, Campenaerts, Simmons, Valverde, Brambilla sans oublier un Van Avermaet, même s'il ne se dit plus en mesure de l'emporter ou un Michael Gogl, l'étonnant Autrichien qui avait terminé sixième l'an passé. (Fabien Chaliaud)

Après sa prestation convaincante contre l'Antwerp le dimanche, le FC Bruges s'est écroulé en demi-finale de Coupe de Belgique ce mercredi contre La Gantoise. Quel visage offriront les hommes d'Alfred Schreuder ce samedi soir sur la pelouse du Pairay ?, belga
Après sa prestation convaincante contre l'Antwerp le dimanche, le FC Bruges s'est écroulé en demi-finale de Coupe de Belgique ce mercredi contre La Gantoise. Quel visage offriront les hommes d'Alfred Schreuder ce samedi soir sur la pelouse du Pairay ? © belga

Seraing - FC Bruges (Samedi 5 mars 2022, 20h45)

Un jour, Alfred Schreuder propose une mauvaise bouillie et un autre jour, c'est une délicieuse bisque de homard. Même un excellent analyste comme Marc Degryse fini par en perdre son latin et faire des montagnes russes dans les conclusions de ses chroniques concernant le club de la Venise du nord. Mais qui fait réellement preuve de régularité et de constance dans cette compétition ? Après son élimination en Coupe des oeuvres de La Gantoise, la saison du FC Bruges a pris une tournure différente. Désormais, il faut tout faire pour ramener le titre de champion au Jan Breydel stadion et cette quête commence par une victoire impérative sur la pelouse du Pairay, l'antre de Seraing. Les Blauw en Zwart doivent aussi retrouver le football de qualité qui leur avait permis de mettre l'Antwerp au tapis. Je me demande si Schreuder peut encore remonter le moral de ses troupes. C'est quand même étonnant d'avoir une faillite aussi importante que celle de mercredi alors que l'équipe semblait enfin sur un nuage. (Jacques Sys)

On espère qu'on ne parlera que de foot ce dimanche entre Charleroi et le Standard., belga
On espère qu'on ne parlera que de foot ce dimanche entre Charleroi et le Standard. © belga

Charleroi - Standard (Dimanche 6 mars 2022, 18h30)

Au pied des terrils, vestiges des années de charbon, l'atmosphère est toujours incandescente. S'il n'est pas correct de parler de derby, c'est bien d'une forme de lutte fratricide dont il est toujours question entre Zèbres et Rouches. Un match où la chaleur se trouve plus souvent dans les tribunes que sur le terrain, où les envolées footballistiques ont rarement été au rendez-vous ces dernières saisons.

Après avoir écarté le spectre de la relégation grâce à sa victoire face au Beerschot, le Standard se déplace de l'autre côté de la Wallonie avec l'envie de déguster un plat froid. Celui de la vengeance après un match aller globalement maîtrisé par les Carolos et arrêté prématurément par le ras-le-bol des tribunes de Sclessin. À la recherche de régularité et de meilleures sensations depuis le départ pour la Russie de Shamar Nicholson et la reconstruction du secteur offensif qu'il implique, les Hennuyers doivent assurer leur top 8, tout en rêvant encore secrètement d'une place parmi le carré VIP des Champions Play-offs. L'enjeu sportif est là mais comme la forme du moment, il passe toujours au second plan quand la perspective d'une victoire dans le choc wallon se profile à l'horizon. (Guillaume Gautier)

Eliud Kipchoge après son deuxième sacre olympique sur le marathon, à Tokyo., iStock
Eliud Kipchoge après son deuxième sacre olympique sur le marathon, à Tokyo. © iStock

Marathon de Tokyo (Dimanche 6 mars 2022, 1 h 10, heure belge)

Eliud Kipchoge est déjà le meilleur marathonien de tous les temps : double champion olympique (2016 et 2021), détenteur du record du monde officiel (2h01'39'', Berlin 2018), détenteur du record du monde officieux en devenant le premier homme à passer sous les 2 heures (1h59'40'' à Vienne en 2019), quadruple vainqueur du marathon de Londres, triple vainqueur du marathon de Berlin et vainqueur du marathon de Chicago.

Pourtant, à 37 ans, Kipchoge veut relever un nouveau défi en remporter les six marathons dits "majeurs" du monde. Après Londres, Berlin et Chicago, il doit également ajouter les marathons de Tokyo, Boston et New York à son impressionnant palmarès. Le Kenyan commence la première partie de cette mission dimanche à Tokyo. Il s'agit de son premier marathon depuis les Jeux Olympiques, où la course de 42,195 km avait été déplacé de la capitale japonaise à Sapporo.

Kipchoge ne recevra cependant pas la victoire dimanche. La concurrence sera très forte, avec entre autres Birhanu Legese (2h02'48'') et Mosinet Geremew (2h02'55''), qui sont détenteurs des troisième et quatrième meilleurs temps de tous les temps sur marathon. Tamirat Tola, Shura Kitata et le détenteur du record japonais Kengo Suzuki sont également des candidats au podium. (Jonas Creteur)

Bleue ciel ou rouge, Manchester devra choisir sa couleur ce dimanche., iStock
Bleue ciel ou rouge, Manchester devra choisir sa couleur ce dimanche. © iStock

Manchester City - Manchester United (Dimanche 7 mars 2022, 17h30)

Il y a peu de derbies dans le monde qui soient aussi vivants que celui de Manchester. Surtout depuis que Man. City est devenu l'un des plus grands clubs du monde et a dépassé ses voisins rouges sur le plan sportif.

Dimanche, ces deux rivaux s'affrontent à nouveau pour la 163e fois de leur histoire. Sur les 162 derniers derbies, United en a remporté 64, City 50.

On notera cependant que sur les trois dernières confrontations, c'est un score un score de 0-2 qui a soldé la rencontre. Les Citizens se sont imposés deux fois sur les trois.

La pression est plus importante que d'habitude sur les épaules de Manchester United. Les Red Devils ne respirent pas spécialement la grande forme en ce moment. Le groupe de joueurs ne semble pas vraiment uni et Cristiano Ronaldo passe plus son temps à bouder qu'à marquer des buts. La baisse de régime du Portugais est très nette. En 2022, il n'a marqué qu'une fois en neuf matches, un ratio qu'il n'a pas souvent connu dans sa carrière. Du côté des Cityzens, l'on peut afficher un plus large sourire. D'accord, il y a eu le faux pas contre Tottenham, mais pour le reste, les Skyblues occupent la tête de la Premier League. Mais KDB et ses coéquipiers devront cependant éviter un autre revers dans un match à enjeu sous peine de voir Liverpool revenir à trois points. Des rouges pourraient donc en cacher d'autres pour Manchester City en cas de contre-performance. (Gert Segers)

L'arrivée de la course cycliste la plus télégénique de l'année vous attend ce samedi sur la Piazza del Campo de Sienne, une ville qui figure au patrimoine mondial de l'UNESCO. Déjà considérées comme le sixième Monument des classiques, les Strade Bianche et leurs sterrati, du nom de ces fameuses routes blanches de gravier typiques de la région toscane, attendent les coureurs pour un parcours pas spécialement long, 184 km, mais au dénivelé positif impressionnant de plus de 3000 m. Cette course n'offre aucun répit aux coureurs car les portions plates sont quasi inexistantes et que contrairement à des courses comme le Tour des Flandres et Paris-Roubaix où les monts et pavés n'arrivent que dans la seconde partie, les Strade Bianche proposent déjà trois sterrati lors des 50 premiers kilomètres, même si les plats de résistance, le Monteaperti, le Colle Pinzuto et le Tolfe, avec des passages à 15% pour les deux premiers et à 18 pour le dernier, se trouveront dans la dernière partie de la course. La montée très raide vers la Via San Caterina sera le dernier obstacle pour départager les derniers candidats à la victoire. Le plateau présent au départ sera un peu moins relevé cette année en l'absence des deux derniers vainqueurs, Mathieu van der Poel et Wout Van Aert. Egan Bernal, troisième l'an passé, a aussi dû renoncer suite à son grave accident voici quelques semaines. Il reste cependant quelques beaux noms pour se disputer la plus haute marche du podium à Sienne. Le champion du monde Julian Alaphilippe s'était imposé en 2019 mais a axé toute sa préparation sur le Monument qu'il manque toujours à son palmarès, Liège-Bastogne-Liège. Sera-t-il vraiment en mesure de jouer la gagne ? Tadej Pogacar, septième en 2021, avait grincé des dents l'an dernier dans les bosses les plus raides, mais le prodige slovène progresse tellement vite qu'il devrait être en mesure de jouer les premiers rôles ce samedi. Et si finalement, en l'absence de Van Aert, la Belgique ne disposait pas d'une très belle carte en la personne de Tiesj Benoot. Impressionnant sur les courses d'ouverture de la saison belge, le nouveau lieutenant de WVA a déjà levé les bras à la Piazza del Campo en 2018, mais dans une édition très pluvieuse, ce qui ne sera pas le cas ce samedi. Dans une course qui peut sourire tant aux spécialistes des classiques qu'à ceux des grands tours, il est toujours difficile de dégager des favoris, surtout que la chance joue aussi un rôle important dans le déroulé de la course. On citera en raison de leur passé récent sur l'épreuve des Jakob Fuglsang ou Romain Bardet. Mais il faudra certainement aussi tenir à l'oeil des Mohoric, Bilbao, Cosnefroy, Covi, Narvaez, Vermeersch, Hermans, Moscon, Wellens, Campenaerts, Simmons, Valverde, Brambilla sans oublier un Van Avermaet, même s'il ne se dit plus en mesure de l'emporter ou un Michael Gogl, l'étonnant Autrichien qui avait terminé sixième l'an passé. (Fabien Chaliaud)Un jour, Alfred Schreuder propose une mauvaise bouillie et un autre jour, c'est une délicieuse bisque de homard. Même un excellent analyste comme Marc Degryse fini par en perdre son latin et faire des montagnes russes dans les conclusions de ses chroniques concernant le club de la Venise du nord. Mais qui fait réellement preuve de régularité et de constance dans cette compétition ? Après son élimination en Coupe des oeuvres de La Gantoise, la saison du FC Bruges a pris une tournure différente. Désormais, il faut tout faire pour ramener le titre de champion au Jan Breydel stadion et cette quête commence par une victoire impérative sur la pelouse du Pairay, l'antre de Seraing. Les Blauw en Zwart doivent aussi retrouver le football de qualité qui leur avait permis de mettre l'Antwerp au tapis. Je me demande si Schreuder peut encore remonter le moral de ses troupes. C'est quand même étonnant d'avoir une faillite aussi importante que celle de mercredi alors que l'équipe semblait enfin sur un nuage. (Jacques Sys)Au pied des terrils, vestiges des années de charbon, l'atmosphère est toujours incandescente. S'il n'est pas correct de parler de derby, c'est bien d'une forme de lutte fratricide dont il est toujours question entre Zèbres et Rouches. Un match où la chaleur se trouve plus souvent dans les tribunes que sur le terrain, où les envolées footballistiques ont rarement été au rendez-vous ces dernières saisons.Après avoir écarté le spectre de la relégation grâce à sa victoire face au Beerschot, le Standard se déplace de l'autre côté de la Wallonie avec l'envie de déguster un plat froid. Celui de la vengeance après un match aller globalement maîtrisé par les Carolos et arrêté prématurément par le ras-le-bol des tribunes de Sclessin. À la recherche de régularité et de meilleures sensations depuis le départ pour la Russie de Shamar Nicholson et la reconstruction du secteur offensif qu'il implique, les Hennuyers doivent assurer leur top 8, tout en rêvant encore secrètement d'une place parmi le carré VIP des Champions Play-offs. L'enjeu sportif est là mais comme la forme du moment, il passe toujours au second plan quand la perspective d'une victoire dans le choc wallon se profile à l'horizon. (Guillaume Gautier)Eliud Kipchoge est déjà le meilleur marathonien de tous les temps : double champion olympique (2016 et 2021), détenteur du record du monde officiel (2h01'39'', Berlin 2018), détenteur du record du monde officieux en devenant le premier homme à passer sous les 2 heures (1h59'40'' à Vienne en 2019), quadruple vainqueur du marathon de Londres, triple vainqueur du marathon de Berlin et vainqueur du marathon de Chicago. Pourtant, à 37 ans, Kipchoge veut relever un nouveau défi en remporter les six marathons dits "majeurs" du monde. Après Londres, Berlin et Chicago, il doit également ajouter les marathons de Tokyo, Boston et New York à son impressionnant palmarès. Le Kenyan commence la première partie de cette mission dimanche à Tokyo. Il s'agit de son premier marathon depuis les Jeux Olympiques, où la course de 42,195 km avait été déplacé de la capitale japonaise à Sapporo. Kipchoge ne recevra cependant pas la victoire dimanche. La concurrence sera très forte, avec entre autres Birhanu Legese (2h02'48'') et Mosinet Geremew (2h02'55''), qui sont détenteurs des troisième et quatrième meilleurs temps de tous les temps sur marathon. Tamirat Tola, Shura Kitata et le détenteur du record japonais Kengo Suzuki sont également des candidats au podium. (Jonas Creteur)Il y a peu de derbies dans le monde qui soient aussi vivants que celui de Manchester. Surtout depuis que Man. City est devenu l'un des plus grands clubs du monde et a dépassé ses voisins rouges sur le plan sportif. Dimanche, ces deux rivaux s'affrontent à nouveau pour la 163e fois de leur histoire. Sur les 162 derniers derbies, United en a remporté 64, City 50.On notera cependant que sur les trois dernières confrontations, c'est un score un score de 0-2 qui a soldé la rencontre. Les Citizens se sont imposés deux fois sur les trois.La pression est plus importante que d'habitude sur les épaules de Manchester United. Les Red Devils ne respirent pas spécialement la grande forme en ce moment. Le groupe de joueurs ne semble pas vraiment uni et Cristiano Ronaldo passe plus son temps à bouder qu'à marquer des buts. La baisse de régime du Portugais est très nette. En 2022, il n'a marqué qu'une fois en neuf matches, un ratio qu'il n'a pas souvent connu dans sa carrière. Du côté des Cityzens, l'on peut afficher un plus large sourire. D'accord, il y a eu le faux pas contre Tottenham, mais pour le reste, les Skyblues occupent la tête de la Premier League. Mais KDB et ses coéquipiers devront cependant éviter un autre revers dans un match à enjeu sous peine de voir Liverpool revenir à trois points. Des rouges pourraient donc en cacher d'autres pour Manchester City en cas de contre-performance. (Gert Segers)