Si on laisse de côté le cas particulier du transfert de Zinho Vanheusden depuis l'Inter, l'arrivée en bords de Meuse de Felipe Avenatti lors de l'été 2019 est le coup le plus onéreux du spectaculaire mercato liégeois. Déjà suivi par Olivier Renard avant même son arrivée à Courtrai, le géant uruguayen débarque finalement à Sclessin sous l'impulsion de Michel Preud'homme contre la somme de trois millions et demi d'euros, plus des bonus pouvant atteindre 750.000 euros à verser à Bologne, qui avait prêté l'attaquant chez les Kerels. Un an et demi et seulement cinq buts plus tard, Avenatti est devenu le symbole majeur de ce mercato excessif mené par le MPH directeur sportif.
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Si on laisse de côté le cas particulier du transfert de Zinho Vanheusden depuis l'Inter, l'arrivée en bords de Meuse de Felipe Avenatti lors de l'été 2019 est le coup le plus onéreux du spectaculaire mercato liégeois. Déjà suivi par Olivier Renard avant même son arrivée à Courtrai, le géant uruguayen débarque finalement à Sclessin sous l'impulsion de Michel Preud'homme contre la somme de trois millions et demi d'euros, plus des bonus pouvant atteindre 750.000 euros à verser à Bologne, qui avait prêté l'attaquant chez les Kerels. Un an et demi et seulement cinq buts plus tard, Avenatti est devenu le symbole majeur de ce mercato excessif mené par le MPH directeur sportif. Après une dernière tentative de relance par Philippe Montanier, qui avait fait de l'Uruguayen son 9 titulaire en début de saison, l'attaquant est finalement reversé dans le noyau B au bout du premier tour, en compagnie d'un Obbi Oulare dont le rendement est tout aussi décevant. Le message transmis par le club à ses deux buteurs est alors clair: la seule porte de sortie de cette situation passera par un départ lors du mercato d'hiver. Aussi bien le club que les agents du joueur cherchent alors une issue, et plusieurs candidats débarquent sur la table sans jamais trouver grâce aux yeux de l'Uruguayen, jusqu'à ce que l'entourage d'Avenatti attire l'Antwerp dans les négociations. Du côté du Great Old, on cherche vainement une doublure à Dieumerci Mbokani, presque laissé seul dans la case "attaquants" du noyau anversois, au vu de l'échec représenté par l'arrivée de Guy Mbenza au bout du mercato estival. La piste privilégiée mène longtemps à l'attaquant argentin Adolfo Gaich, autrefois suivi par Bruges, mais le dossier semble aussi complexe qu'il ne l'avait été pour les Blauw en Zwart un an plus tôt. S'il n'est sans doute pas l'objet d'un scouting approfondi sur sa compatibilité avec le jeu prôné par Franky Vercauteren, l'Uruguayen connaît le championnat et y a déjà trouvé le chemin des filets quand il était mis dans les meilleures dispositions. Dans l'urgence d'un mercato nerveux, qui a par exemple vu Lucien D'Onofrio négocier en longueur l'arrivée d' Ortwin De Wolf, l'opportunité n'était pas dénuée d'intérêt. Comme le prévoit le règlement en la matière pour un prêt intra muros, le salaire important de l'attaquant (on parle de 750.000 euros net par an, somme qui peut encore grimper dans les années suivantes de son contrat) reste à la charge du Standard. L'Antwerp s'acquitte d'une indemnité de compensation, qui couvre ainsi indirectement une partie du salaire, et s'octroie la possibilité de s'offrir définitivement les services de Felipe Avenatti en fin de saison, grâce à une option d'achat fixée aux alentours de deux millions d'euros. L'issue, quelle qu'elle soit, sera forcément teintée d'un constat d'échec pour le club qui avait investi près du double de cette somme sur les qualités offensives du géant de Montevideo. Avec les pleins pouvoirs sportifs en sa possession suite au départ d'un Olivier Renard avec lequel les divergences d'opinion étaient devenues trop nombreuses, Michel Preud'homme a généreusement délié les cordons de la bourse liégeoise au bout d'un été où les départs de Moussa Djenepo et Razvan Marin auraient dû soulager les comptes rouches. Une double casquette de coach et de directeur sportif qui fait rarement bon ménage, car l'homme qui doit former le noyau et celui qui doit se contenter du noyau qu'on lui donne pour travailler sont une seule et même personne. Sans frein à main, le bolide rouge a foncé à toute allure sur la route du mercato, et paie aujourd'hui ses excès de vitesse avec une gestion devenue plus raisonnable. À terme, un départ d'Avenatti sera un bol d'air bienvenu pour une masse salariale qui devrait également être soulagée des émoluments de Duje Cop et de Mehdi Carcela en fin de saison.