On s'est un peu amusé. Amusé à sélectionner quelques déclarations faites par Adrien Trebel depuis l'été dernier. Il a le profil pour ce petit jeu. Parce qu'un Trebel élogieux, c'est agréable à entendre. Un Trebel fâché, c'est succulent à écouter. Un Trebel philosophe, ça se déguste. Un Trebel énigmatique, ça passionne. Un Trebel comme ci, un Trebel comme ça, ça peut être du pain bénit. Alors, on le provoque. Raconte-nous plus encore... Voici ses phrases chocs de la deuxième moitié de 2016. Et ce qu'il a à y ajouter. Intéressant et généralement percutant.

"Je cours comme un chien sur le terrain, c'est sans doute pour ça que le public m'a adopté si vite."

Cette saison, il y a quand même eu quelques réactions négatives des supporters du Standard dans les matches où tu étais moins bon.

TREBEL : Il y a toujours des périodes où tu es moins bien. J'ai été moins bien, oui. Mais ça fait plus d'un mois et demi que je joue avec une douleur aux côtes, aussi. C'est dans ma mentalité : même avec des douleurs, j'ai envie d'être sur le terrain. Mais mon rapport avec le public est très bon. Et un supporter, ça reste un supporter. Quand tu es bon, il va te le faire sentir. Quand tu n'es pas bon, il ne va pas se priver non plus. Je ne m'en préoccupe pas trop, ça ne m'atteint pas. Que les supporters m'aiment ou ne m'aiment pas, la vie continue. Les seuls avis qui comptent pour moi sont ceux de mon entraîneur et de ma famille. Eux, ils ne m'épargnent pas, ils ne me passent pas la pommade dans le dos pour me faire plaisir. Et puis, les critiques, ça te fait avancer.

Et quand les critiquent viennent des journaux, ça te touche ?

TREBEL : Mais absolument pas ! Que ça vienne des journaux, de la radio, de la télé, des tribunes ou des gens qui ne sont même pas au stade, ce n'est pas un souci. Ils peuvent s'y mettre à deux, à un million, à trois cents millions, à un milliard pour dire que j'ai été mauvais... C'est pareil. Et je ne comprends pas les footballeurs qui ont du mal avec la critique. Tu as besoin de ton coach, de ta famille et de tes amis... alors, toutes les autres personnes... Je devrais perdre mon temps - parce que c'est une vraie perte de temps ! - à lire les commentaires de gens qui n'ont peut-être jamais joué au foot ? Et puis, s'ils étaient si forts, ils joueraient à ma place. Tous ces gens-là ne m'ont jamais aidé dans ma vie, ils n'ont jamais fait en sorte que je sois où je suis aujourd'hui. J'ai envie de leur dire : -Continuez à me critiquer, c'est pas grave. Ça ne m'empêchera pas de dormir. La critique est partout : en sport, en politique, partout. C'est l'humain qui est comme ça. Je lis même des attaques sur Messi et Cristiano, tu te rends compte ? Moi, je prends tout avec le sourire, je ne m'encombre pas la tête parce que j'estime qu'on a déjà suffisamment de petits soucis dans la vie de tous les jours. Tu ne m'aimes pas ? Pas de souci. Tu veux me dire que je suis nul à chier ? C'est ton droit. Tu as envie de me dire que je suis une grosse merde ? Vas-y. Je n'ai pas besoin de tous ces gens-là pour continuer à avancer.

"Je pouvais tripler mon salaire en signant à Al Jazeera mais je n'ai pas voulu aller au bras de fer avec la direction du Standard."

Tu avais des envies d'ailleurs pendant l'été et tu les as toujours...

TREBEL : Le deal était clair avec Roland Duchâtelet dès mon arrivée, je voulais faire deux ans ici. C'est fait. Pendant l'été, Bruno Venanzi m'a dit qu'il voulait me garder une saison de plus. Mais dans le même temps, il m'a communiqué le prix pour lequel je pourrais partir. Ce montant, on le lui a ramené, avec mon agent. Et il l'a refusé. Donc, je suis resté. Aucun souci. Si on écoute son protocole, il doit me vendre à la fin de la saison.

Mais partir à Al Jazeera ou dans un autre club du Golfe à ton âge, ce serait malheureux, non ?

TREBEL : Il y a destination exotique et destination exotique. J'ai aussi reçu une grosse offre de Chine. Là, j'ai dit non, directement. Al Jazeera, c'est déjà différent. Et le cas d'Ishak Belfodil montre que les Emirats ne sont pas nécessairement un cimetière.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Adrien Trebel dans votre Sport/Foot Magazine

On s'est un peu amusé. Amusé à sélectionner quelques déclarations faites par Adrien Trebel depuis l'été dernier. Il a le profil pour ce petit jeu. Parce qu'un Trebel élogieux, c'est agréable à entendre. Un Trebel fâché, c'est succulent à écouter. Un Trebel philosophe, ça se déguste. Un Trebel énigmatique, ça passionne. Un Trebel comme ci, un Trebel comme ça, ça peut être du pain bénit. Alors, on le provoque. Raconte-nous plus encore... Voici ses phrases chocs de la deuxième moitié de 2016. Et ce qu'il a à y ajouter. Intéressant et généralement percutant.Cette saison, il y a quand même eu quelques réactions négatives des supporters du Standard dans les matches où tu étais moins bon.TREBEL : Il y a toujours des périodes où tu es moins bien. J'ai été moins bien, oui. Mais ça fait plus d'un mois et demi que je joue avec une douleur aux côtes, aussi. C'est dans ma mentalité : même avec des douleurs, j'ai envie d'être sur le terrain. Mais mon rapport avec le public est très bon. Et un supporter, ça reste un supporter. Quand tu es bon, il va te le faire sentir. Quand tu n'es pas bon, il ne va pas se priver non plus. Je ne m'en préoccupe pas trop, ça ne m'atteint pas. Que les supporters m'aiment ou ne m'aiment pas, la vie continue. Les seuls avis qui comptent pour moi sont ceux de mon entraîneur et de ma famille. Eux, ils ne m'épargnent pas, ils ne me passent pas la pommade dans le dos pour me faire plaisir. Et puis, les critiques, ça te fait avancer.Et quand les critiquent viennent des journaux, ça te touche ?TREBEL : Mais absolument pas ! Que ça vienne des journaux, de la radio, de la télé, des tribunes ou des gens qui ne sont même pas au stade, ce n'est pas un souci. Ils peuvent s'y mettre à deux, à un million, à trois cents millions, à un milliard pour dire que j'ai été mauvais... C'est pareil. Et je ne comprends pas les footballeurs qui ont du mal avec la critique. Tu as besoin de ton coach, de ta famille et de tes amis... alors, toutes les autres personnes... Je devrais perdre mon temps - parce que c'est une vraie perte de temps ! - à lire les commentaires de gens qui n'ont peut-être jamais joué au foot ? Et puis, s'ils étaient si forts, ils joueraient à ma place. Tous ces gens-là ne m'ont jamais aidé dans ma vie, ils n'ont jamais fait en sorte que je sois où je suis aujourd'hui. J'ai envie de leur dire : -Continuez à me critiquer, c'est pas grave. Ça ne m'empêchera pas de dormir. La critique est partout : en sport, en politique, partout. C'est l'humain qui est comme ça. Je lis même des attaques sur Messi et Cristiano, tu te rends compte ? Moi, je prends tout avec le sourire, je ne m'encombre pas la tête parce que j'estime qu'on a déjà suffisamment de petits soucis dans la vie de tous les jours. Tu ne m'aimes pas ? Pas de souci. Tu veux me dire que je suis nul à chier ? C'est ton droit. Tu as envie de me dire que je suis une grosse merde ? Vas-y. Je n'ai pas besoin de tous ces gens-là pour continuer à avancer.Tu avais des envies d'ailleurs pendant l'été et tu les as toujours...TREBEL : Le deal était clair avec Roland Duchâtelet dès mon arrivée, je voulais faire deux ans ici. C'est fait. Pendant l'été, Bruno Venanzi m'a dit qu'il voulait me garder une saison de plus. Mais dans le même temps, il m'a communiqué le prix pour lequel je pourrais partir. Ce montant, on le lui a ramené, avec mon agent. Et il l'a refusé. Donc, je suis resté. Aucun souci. Si on écoute son protocole, il doit me vendre à la fin de la saison.Mais partir à Al Jazeera ou dans un autre club du Golfe à ton âge, ce serait malheureux, non ?TREBEL : Il y a destination exotique et destination exotique. J'ai aussi reçu une grosse offre de Chine. Là, j'ai dit non, directement. Al Jazeera, c'est déjà différent. Et le cas d'Ishak Belfodil montre que les Emirats ne sont pas nécessairement un cimetière.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Adrien Trebel dans votre Sport/Foot Magazine