Un an jour pour jour après leur retour triomphal d'Inde, où ils furent sacrés champions du monde, les Red Lions sont retournés mercredi à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, troquant cette fois le balcon où ils avaient été acclamés par plus de 5.000 personnes pour la grande salle gothique afin de recevoir leur trophée. "Cette récompense représente une partie de l'histoire du sport belge et avec notre équipe nous voulions justement écrire une page de cette histoire. Je lis ça et là qu'il s'agit du prix le plus prestigieux, mais chaque récompense est différente. Nous avons déjà été élus trois fois comme équipe de l'année et c'est aussi très gratifiant mais ce sont d'autres données. Ici ce sont des personnalités du sport qui composent le jury, tandis qu'au Gala du Sport ce sont les journalistes sportifs (et les anciens lauréats qui ne sont plus actifs, NDLR)", a expliqué Briels, 32 ans, qui évolue dans le club néerlandais d'Oranje-Rood. Il y a exactement 60 ans, l'équipe nationale de hockey avait déjà été mise à l'honneur, mais l'Anversois a avoué ne plus se souvenir de leur nom, même s'il les a rencontrés à quelques occasions. Mercredi, six d'entre eux, parmi les neuf joueurs toujours en vie, avaient tenu à venir féliciter leurs homologues actuels. Ainsi, Michel et André Muschs, Jean-Louis Leclerc, Robert Lycke, William Hansen et Paul Fayat, récompensés en 1959 pour une série de 12 rencontres internationales sans défaite, étaient présents. "Jacky Remy et Jean Dubois n'ont pu venir pour raison de santé, ainsi que notre bien-aimé capitaine Roger Goossens", ont-ils regretté. "Ces soixante ans qui séparent ces deux trophées sont 60 ans d'amitié entre nous", confie André (dit Boule) Muschs. "Le hockey a tellement évolué, il n'y a pas de comparaison avec le sport que l'on pratiquait dans ces années-là. On disputait beaucoup moins de matches internationaux que maintenant. Ces 12 rencontres sans défaite s'étaient jouées entre avril et novembre 1959", précise Boule Muschs, redoutable tireur de penalty corner. Son frère 'Mickou' se souvient qu'à l'époque "lorsque l'on partait à l'étranger, comme en Inde par exemple, nous financions nous-même les voyages. Je me souviens aussi avoir dû acheter deux blazers pour les JO de Tokyo", s'amuse-t-il. "Les Red Lions ont créé un nouvel essor à notre sport. Ils doivent poursuivre leur chevauchée gagnante aux JO", reprend Boule. "Ils sont des exemples pour les autres sportifs et, si je peux me permettre, je trouve que le football devrait s'inspirer du hockey. Notamment dans certaines règles, comme réprimer directement les tirages de maillot par une carte jaune, avec possibilité de retourner au jeu après le temps de suspension", a conclu l'ancien joueur ucclois. (Belga)

Un an jour pour jour après leur retour triomphal d'Inde, où ils furent sacrés champions du monde, les Red Lions sont retournés mercredi à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, troquant cette fois le balcon où ils avaient été acclamés par plus de 5.000 personnes pour la grande salle gothique afin de recevoir leur trophée. "Cette récompense représente une partie de l'histoire du sport belge et avec notre équipe nous voulions justement écrire une page de cette histoire. Je lis ça et là qu'il s'agit du prix le plus prestigieux, mais chaque récompense est différente. Nous avons déjà été élus trois fois comme équipe de l'année et c'est aussi très gratifiant mais ce sont d'autres données. Ici ce sont des personnalités du sport qui composent le jury, tandis qu'au Gala du Sport ce sont les journalistes sportifs (et les anciens lauréats qui ne sont plus actifs, NDLR)", a expliqué Briels, 32 ans, qui évolue dans le club néerlandais d'Oranje-Rood. Il y a exactement 60 ans, l'équipe nationale de hockey avait déjà été mise à l'honneur, mais l'Anversois a avoué ne plus se souvenir de leur nom, même s'il les a rencontrés à quelques occasions. Mercredi, six d'entre eux, parmi les neuf joueurs toujours en vie, avaient tenu à venir féliciter leurs homologues actuels. Ainsi, Michel et André Muschs, Jean-Louis Leclerc, Robert Lycke, William Hansen et Paul Fayat, récompensés en 1959 pour une série de 12 rencontres internationales sans défaite, étaient présents. "Jacky Remy et Jean Dubois n'ont pu venir pour raison de santé, ainsi que notre bien-aimé capitaine Roger Goossens", ont-ils regretté. "Ces soixante ans qui séparent ces deux trophées sont 60 ans d'amitié entre nous", confie André (dit Boule) Muschs. "Le hockey a tellement évolué, il n'y a pas de comparaison avec le sport que l'on pratiquait dans ces années-là. On disputait beaucoup moins de matches internationaux que maintenant. Ces 12 rencontres sans défaite s'étaient jouées entre avril et novembre 1959", précise Boule Muschs, redoutable tireur de penalty corner. Son frère 'Mickou' se souvient qu'à l'époque "lorsque l'on partait à l'étranger, comme en Inde par exemple, nous financions nous-même les voyages. Je me souviens aussi avoir dû acheter deux blazers pour les JO de Tokyo", s'amuse-t-il. "Les Red Lions ont créé un nouvel essor à notre sport. Ils doivent poursuivre leur chevauchée gagnante aux JO", reprend Boule. "Ils sont des exemples pour les autres sportifs et, si je peux me permettre, je trouve que le football devrait s'inspirer du hockey. Notamment dans certaines règles, comme réprimer directement les tirages de maillot par une carte jaune, avec possibilité de retourner au jeu après le temps de suspension", a conclu l'ancien joueur ucclois. (Belga)