Après sa première victoire dans le tour final de D2 au White Star (1-2), le RMP (le Royal Mouscron Peruwelz) occupe la deuxième place à trois points du leader brugeois. Les plus anciens commencent à rêver et aiment à rappeler que lors du tour final victorieux de 1996, les Hurlus avaient également commencé par une défaite ! Mais que vaut cette équipe qui semblait avoir atteint son plafond en terminant deuxième de la D2 ? " Nos objectifs sont atteints ", avait d'ailleurs expliqué le président Edward Van Daele, en prélude au tour final. " Nous ne sommes que des outsiders mais on va jouer notre chance à fond ", avait renchéri l'entraîneur français Arnaud Dos Santos.

Car, on en oublierait presque que le nouveau Mouscron, propriété du LOSC à 51%, est en avance sur son tableau de marche. Alors que le club comptait sur une montée en D1 dans les cinq ans, il pourrait réaliser ce rêve après trois saisons seulement. Le club reste sur deux montées d'affilée et ambitionnait seulement de se jauger en D2. En terminant deuxième, le club hennuyer y a donc pris goût et se verrait bien en D1, un peu plus tôt que prévu.

D'autant que le club possède tout : infrastructures exceptionnelles (le domaine de Luchin de Lille pour les entraînements, le Canonnier et le Futurosport comme école de jeunes) et un noyau ambitieux et jeune. Dans le onze de base, on trouve de nombreux Français qui appartiennent à Lille et qui ne manquent pas de talent. " Une montée en D1 nous faciliterait la tâche ", confie d'ailleurs Dos Santos. " Cela permettrait d'attirer de meilleurs jeunes du LOSC alléchés par la perspective d'évoluer en D1. Et financièrement, cela deviendrait plus rentable. "

Cependant, dans le jeu, il y a encore du travail. Cette équipe est jeune et évolue " à la française ", à savoir bien organisée, attentiste, avec le seul attaquant costaricain John Jairo Ruiz devant, voulant éviter avant tout de prendre un but et qui se replie quand elle mène à la marque.

Le public, très critique lors de la prise de contrôle du LOSC, ne suit pas encore. Avec une moyenne de 1.500 spectateurs (dont 650 abonnés), le RMP n'a pas l'assistance la plus faible de D2, loin de là, mais on reste éloigné des chiffres des deux saisons dernières quand le RMP évoluait en D3 et Promotion. Les résultats aidant, le public commence à revenir au stade (3.000 personnes contre le Cercle) mais ce sont toujours les écharpes et maillots de l'Excelsior qui dominent.

Quant au noyau, il recèle quelques pépites, comme Ruiz. Courtisé par le Standard et le Club Bruges, il appartient toujours à Lille. Le club nordiste ne compte pas le lâcher et pourrait d'ailleurs très vite l'incorporer à son noyau A. Le flanc Marvin Turcan (22 ans), formé à Mouscron, passé par Monaco et de retour au RMP, réalise également une bonne saison.

Par Stéphane Vande Velde

Après sa première victoire dans le tour final de D2 au White Star (1-2), le RMP (le Royal Mouscron Peruwelz) occupe la deuxième place à trois points du leader brugeois. Les plus anciens commencent à rêver et aiment à rappeler que lors du tour final victorieux de 1996, les Hurlus avaient également commencé par une défaite ! Mais que vaut cette équipe qui semblait avoir atteint son plafond en terminant deuxième de la D2 ? " Nos objectifs sont atteints ", avait d'ailleurs expliqué le président Edward Van Daele, en prélude au tour final. " Nous ne sommes que des outsiders mais on va jouer notre chance à fond ", avait renchéri l'entraîneur français Arnaud Dos Santos. Car, on en oublierait presque que le nouveau Mouscron, propriété du LOSC à 51%, est en avance sur son tableau de marche. Alors que le club comptait sur une montée en D1 dans les cinq ans, il pourrait réaliser ce rêve après trois saisons seulement. Le club reste sur deux montées d'affilée et ambitionnait seulement de se jauger en D2. En terminant deuxième, le club hennuyer y a donc pris goût et se verrait bien en D1, un peu plus tôt que prévu.D'autant que le club possède tout : infrastructures exceptionnelles (le domaine de Luchin de Lille pour les entraînements, le Canonnier et le Futurosport comme école de jeunes) et un noyau ambitieux et jeune. Dans le onze de base, on trouve de nombreux Français qui appartiennent à Lille et qui ne manquent pas de talent. " Une montée en D1 nous faciliterait la tâche ", confie d'ailleurs Dos Santos. " Cela permettrait d'attirer de meilleurs jeunes du LOSC alléchés par la perspective d'évoluer en D1. Et financièrement, cela deviendrait plus rentable. "Cependant, dans le jeu, il y a encore du travail. Cette équipe est jeune et évolue " à la française ", à savoir bien organisée, attentiste, avec le seul attaquant costaricain John Jairo Ruiz devant, voulant éviter avant tout de prendre un but et qui se replie quand elle mène à la marque. Le public, très critique lors de la prise de contrôle du LOSC, ne suit pas encore. Avec une moyenne de 1.500 spectateurs (dont 650 abonnés), le RMP n'a pas l'assistance la plus faible de D2, loin de là, mais on reste éloigné des chiffres des deux saisons dernières quand le RMP évoluait en D3 et Promotion. Les résultats aidant, le public commence à revenir au stade (3.000 personnes contre le Cercle) mais ce sont toujours les écharpes et maillots de l'Excelsior qui dominent. Quant au noyau, il recèle quelques pépites, comme Ruiz. Courtisé par le Standard et le Club Bruges, il appartient toujours à Lille. Le club nordiste ne compte pas le lâcher et pourrait d'ailleurs très vite l'incorporer à son noyau A. Le flanc Marvin Turcan (22 ans), formé à Mouscron, passé par Monaco et de retour au RMP, réalise également une bonne saison. Par Stéphane Vande Velde