Déjà vainqueur cette saison de Tirreno-Adriatico, Roglic, 29 ans, également sur le podium il y a 2 ans, fait encore figure de favori sur un parcours qui devrait de nouveau lui convenir. Après un prologue à Neuchâtel puis deux étapes où les sprinteurs pourraient s'exprimer, le peloton se verra ensuite offrir deux étapes plus montagneuses avant un contre-la-montre individuel pour épilogue à Genève le dimanche 5 mai. L'étape-reine samedi sera spectaculaire avec pas moins de cinq cols à franchir, peut-être encore blancs de neige, pour 3.643 mètres de dénivelé avec une montée finale de 11,6 km vers la station de Torgon (Valais). Malgré l'absence du Colombien Egan Bernal (Sky), dauphin de Roglic l'an passé, la course devrait être nerveuse avec l'Espagnol Luis Leon Sanchez (Astana), les Colombiens Winner Annacona (Movistar), Daniel Martinez (EF Educations) et Rodrigo Contreras (Astana). Thomas de Gendt (Lotto-Soudal), vainqueur l'an passé en solitaire à Yverdon et meilleur grimpeur de la dernière édition se présente fort de ses bons résultats sur le Tour de Catalogne. Le prologue, un contre-la-montre individuel de 3,8 km et le final à Genève, pourraient donner lieu à un beau duel entre le Suisse Stefan Küng (Groupama-FDJ) et l'Allemand Tony Martin (Jumbo-Visma). Remco Evenepoel (Deceuninck), double champion du monde junior en 2018, passera lui un premier vrai test sur une course par étapes. Sous son nouveau maillot Ineos qui a succédé à Sky, Geraint Thomas pourra lui compter sur Ben Swift et sur le tricolore Kenny Elissonde pour tenter de succéder à Chris Froome, dernier coureur Sky à avoir remporté le Tour de Romandie, en 2014. Du côté français, l'équipe AG2R-La Mondiale sera emmenée par Alexis Gougeard, accompagné notamment du Suisse Mathias Frank. La formation Groupama-FDJ, qui comptera sur David Gaudu, 6e dimanche de Liège-Bastogne-Liège, aura un fort accent helvétique avec pas moins de quatre Suisses dont Sebastien Reichenbach et Steve Morabito. En l'absence d'une équipe continentale professionnelle helvétique, il faut cependant noter la participation parmi les 20 formations d'une équipe nationale suisse, dirigée par l'ancien sprinteur allemand Danilo Hondo. (Belga)