Comme attendu, le maillot jaune Chris Froome mais aussi Rigoberto Uran, qui comptait 6 secondes de retard sur Bardet vendredi soir, auront été plus forts face au chrono. Mais si Bardet, qui a perdu 1 minute 20 sur le Colombien, n'est pas un spécialiste du contre-la-montre, il a été samedi très en-deçà de son niveau habituel, au point de sentir le souffle de Froome, parti deux minutes plus tard, dans son dos au moment de rentrer dans le Vélodrome. La faute à des soucis de santé, conséquence d'un Tour où il est allé au bout de l'effort pour tenter de détrôner Froome, dont il avait été le dauphin l'an dernier. "Je suis à bout là, je suis fatigué, j'ai tout donné", a déclaré l'Auvergnat, livide, après son arrivée sous les acclamations dans un Vélodrome acquis à sa cause, qui a hué Froome. "Après l'Izoard, j'ai senti que j'avais le système immunitaire en délicatesse, je me sentais pas très bien ce matin au réveil. C'est le Tour de France, il y a 21 étapes, des jours où on est bien et des jours où on est pas bien. Et aujourd'hui, j'ai payé la note cash", a ajouté Bardet, qui compte désormais 2 minutes 20 de retard sur Froome. "Je commence à bien connaître mon corps et je sais quand je suis bien et quand je suis pas bien. J'ai rapidement vu que j'étais pas dans le match mais je savais que je pouvais pas baisser les bras dans le money-time, j'ai fait le chrono avec ma tête aujourd'hui", a-t-il insisté. Une détermination qui lui a heureusement permis de sauver sa troisième place devant Mikel Landa en se jetant dans les derniers mètres. Car ne pas recevoir les honneurs à Paris aurait été une cruelle déception après un Tour bien géré de bout en bout jusqu'à Marseille. "Je me suis battu jusqu'au bout, je suis heureux de l'avoir fait à fond et j'ai un peu de réussite pour conserver ce podium", a dit Bardet. Un deuxième podium qui représente "une marche supplémentaire" pour l'Auvergnat. "On a répondu présent en montagne et j'ai bien progressé par rapport à l'an dernier avec davantage d'attente. J'ai 26 ans et c'est très bon pour le moral pour continuer à se battre pour le maillot jaune les prochaines années", a-t-il conclu. (Belga)

Comme attendu, le maillot jaune Chris Froome mais aussi Rigoberto Uran, qui comptait 6 secondes de retard sur Bardet vendredi soir, auront été plus forts face au chrono. Mais si Bardet, qui a perdu 1 minute 20 sur le Colombien, n'est pas un spécialiste du contre-la-montre, il a été samedi très en-deçà de son niveau habituel, au point de sentir le souffle de Froome, parti deux minutes plus tard, dans son dos au moment de rentrer dans le Vélodrome. La faute à des soucis de santé, conséquence d'un Tour où il est allé au bout de l'effort pour tenter de détrôner Froome, dont il avait été le dauphin l'an dernier. "Je suis à bout là, je suis fatigué, j'ai tout donné", a déclaré l'Auvergnat, livide, après son arrivée sous les acclamations dans un Vélodrome acquis à sa cause, qui a hué Froome. "Après l'Izoard, j'ai senti que j'avais le système immunitaire en délicatesse, je me sentais pas très bien ce matin au réveil. C'est le Tour de France, il y a 21 étapes, des jours où on est bien et des jours où on est pas bien. Et aujourd'hui, j'ai payé la note cash", a ajouté Bardet, qui compte désormais 2 minutes 20 de retard sur Froome. "Je commence à bien connaître mon corps et je sais quand je suis bien et quand je suis pas bien. J'ai rapidement vu que j'étais pas dans le match mais je savais que je pouvais pas baisser les bras dans le money-time, j'ai fait le chrono avec ma tête aujourd'hui", a-t-il insisté. Une détermination qui lui a heureusement permis de sauver sa troisième place devant Mikel Landa en se jetant dans les derniers mètres. Car ne pas recevoir les honneurs à Paris aurait été une cruelle déception après un Tour bien géré de bout en bout jusqu'à Marseille. "Je me suis battu jusqu'au bout, je suis heureux de l'avoir fait à fond et j'ai un peu de réussite pour conserver ce podium", a dit Bardet. Un deuxième podium qui représente "une marche supplémentaire" pour l'Auvergnat. "On a répondu présent en montagne et j'ai bien progressé par rapport à l'an dernier avec davantage d'attente. J'ai 26 ans et c'est très bon pour le moral pour continuer à se battre pour le maillot jaune les prochaines années", a-t-il conclu. (Belga)