"Je n'arrive pas encore à y croire", a déclaré Mike Teunissen en conférence de presse. "Deux heures après la course, je commence seulement à réaliser ce que ça représente. Avec la chute, l'arrivée, savoir si j'avais gagné ou pas gagné, le protocole... Je n'ai pas vraiment eu le temps de réaliser. J'ai juste eu mes proches au téléphone, cela m'a donné une idée de ce que ça représentait, mais je pense qu'il va me falloir plusieurs jours pour vraiment me rendre compte". "Je savais que l'étape serait difficile", poursuit Teunissen. "On avait un plan avec Dylan, et il s'est effondré peu avant le dernier kilomètre. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé. C'est un moment étrange. Tout le travail effectué tombait soudainement à l'eau. Je me sentais bien et je me suis dit que je devais essayer de faire quelque chose. C'est le moins que je puisse faire, sinon notre premier coureur n'aurait été que 25e, mais je ne pensais pas gagner. J'ai vu l'ouverture, j'ai remarqué que Peter Sagan était moins rapide que moi. J'ai jeté mon vélo sur la ligne mais je n'étais pas sûr d'avoir gagné. C'est énorme. Je gagne l'étape et je prends le maillot jaune. Cela faisait longtemps qu'un Néerlandais ne l'avait plus porté". Bien qu'il soit en jaune, Mike Teunissen n'hésiterait pas à se remettre au service de Groenewegen. "Je suis désolé pour Dylan. Je ne l'ai pas encore vu mais on m'a dit que ça allait. J'espère qu'il pourra de nouveau sprinter dans les jours qui viennent. C'est étrange et beau à la fois. Je ramènerai le maillot jaune dans notre chambre, je suis sûr que Dylan appréciera". Dylan Groenewegen sera donc maillot jaune dimanche lors du contre-la-montre par équipes, second volet de ce grand départ bruxellois. "Je n'ai pas pensé encore au contre-la-montre par équipes. On verra si je serai encore maillot jaune après, mais quoi qu'il en soit, je connais mon rôle et ma position dans l'équipe. Je me remettrai au service de Dylan, il peut avoir encore plus confiance en moi. Aujourd'hui, c'était une arrivée qui me convenait, je savais que j'avais une petite chance dans un sprint pareil. Mais je n'ai aucune chance dans un sprint normal. Les sprints massifs sont trop dangereux et il y a plein de coureurs plus rapides que moi. Dylan en fait partie. Je serai heureux de me mettre à nouveau à son service". (Belga)