"On s'attend à trois jours difficiles", a estimé Nibali. "A la fin du Giro, les énergies sont entamées pour tous. Il n'est certes pas facile de gagner mais je n'ai rien à perdre, je veux donc essayer. Demain (vendredi) ? je ne sais pas si le terrain est propice. Pozzovivo, qui connaît bien ces routes, m'a dit que la montée finale n'était pas très dure, peut-être même moins que celle d'hier (mercredi). Je pense que l'étape de samedi sera décisive." Samedi, la 20e étape conduira les coureurs de Feltre à Croce d'Aune-Monte Avena au terme de 194 km avec deux grands cols des Dolomites, le Passo Manghen et le Passo Rolle, avant le final du Croce d'Aune (11 km à 5,5 %) prolongé par les 6900 derniers mètres du Monte Avena (à 7,3 %). "C'était une étape qui semblait calme au début", a commenté pour sa part Richard Carapaz. "Mais il y a toujours de la tension, il faut faire attention. Le plus important, c'est de terminer sans dommage. Demain (vendredi), c'est différent: on retourne en montagne. Les trois prochains jours vont être cruciaux. (sur l'éventualité d'un renversement de situation qui s'est produit lors des 3 derniers Tours d'Italie): Aucun Giro n'est identique à l'autre et, cette année, la montagne n'est pas la même, il y en a davantage. Ce sera dur, pas seulement pour moi, mais pour les autres aussi. Je prends la course au jour le jour. Je suis calme, je me sens bien. Certes, beaucoup de choses peuvent se passer mais j'ai confiance." (Belga)