Edet, 31 ans, s'était déjà illustré sur les routes de la Vuelta en 2013. Cette année-là, il avait remporté le classement du meilleur grimpeur. "La 'Roja', c'est complètement diffèrent d'une victoire d'étape ou du maillot de meilleur grimpeur", a expliqué Edet. "Monter sur le podium à Madrid, en 2013, ça représentait plus qu'une victoire. Là, c'était peut-être la seule chance de ma vie de prendre le maillot de leader et il fallait la saisir. J'avais ça dans un coin de la tête depuis le début de La Vuelta. Aujourd'hui, je ne devais pas aller dans l'échappée. J'espère que mon directeur sportif ne va pas m'engueuler..." "Monter sur le podium, c'est une récompense pour toute ma famille", a ajouté le Français. "Comme coureur, on fait pas mal de sacrifices et on ne voit pas nos parents, notre épouse, nos enfants. Ma fille me demande souvent un lion du Tour de France. Ce sera un taureau espagnol, ce n'est pas mal aussi. Il faut profiter de ce moment au maximum, tout donner et n'avoir aucun regret demain soir après l'étape-reine de la Vuelta 19." (Belga)