Eden Hazard

Who else ?

Là, on n'est pas loin du scandale sans nom. L'association des footballeurs professionnels a dévoilé, la semaine passée, l'équipe type de la saison en Premier League. Et Eden Hazard n'est pas dedans. Il y a déjà figuré quatre fois depuis son arrivée en Angleterre mais ce n'est pas une raison pour le snober cette fois.

C'est d'autant plus étonnant que ses chiffres personnels n'ont jamais été aussi bons que cette année. Il marque, il donne des passes décisives, il est le Monsieur 50 % de Chelsea. Injustice. Comme c'était sans doute injuste de ne pas lui offrir le trophée de meilleur joueur de la Coupe du monde. Comme c'était sûrement injuste de ne pas le placer plus haut dans le classement du Ballon d'Or.

Tout ça a finalement une explication très logique. Eden Hazard est simplement victime d'un " délit de sale club. " En restant à Chelsea, il se condamne lui-même à passer à côté de tous les gros prix. Meilleur joueur du championnat anglais, c'est très bien. Champion d'Angleterre, c'est prestigieux. Mais que valent ces récompenses par rapport à un Ballon d'Or ou une victoire en finale de la Ligue des Champions ?

Il est coincé à Londres. Coincé dans un costume trop étroit pour son talent et son ambition. Toutes les rumeurs l'envoient au Real. Zizou serait occupé à lui préparer sa maison, à repeindre les châssis, à refaire les lits. Et il lui prépare accessoirement une place de titulaire dans l'équipe. Enfin.

Déjà quand il était à Lille, on parlait de lui à Madrid. Zidane en rêvait déjà. Mais le Français n'était pas encore le coach de la Première. Aujourd'hui, tout est réuni. Si ça ne marche pas cette fois, on n'y comprendra plus rien. Il mérite beaucoup mieux qu'un palmarès franco-français et anglo-anglais.

Jan Vertonghen

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112

C'est le numéro d'urgence. Mais pas que. C'est aussi le nombre de matches joués par Vertonghen avec les Diables. Dont 11 en phase finale de Coupes du monde. Ça a commencé en 2007. Avec Vandereycken sur le banc. Putain d'antiquité. Le Jan donne rarement l'impression qu'il s'éclate sur un terrain de foot. Il éclate seulement les mouvements d'en face. Efficacité totale. Quand ça se prolonge par une demi-finale de Ligue des Champions à 32 ans, c'est (peut-être) encore plus beau.

Philippe Clement

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Le coup de Phil

On entend qu'il a le charisme d'une truite. Ou d'une moule. Bon, c'était déjà comme ça quand il jouait. Ce que le coach de Genk va retenir de cette saison ? Le titre de champion, peut-être. La conviction d'avoir fait mieux que son maître Preud'homme, sûrement. Il y a des coaches qui épatent dans un petit club puis se plantent dès qu'ils reçoivent leur première chance très haut. Style Vanhaezebrouck ou Maes. Clement a fait banco directement.

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