Après Vincent Kompany et Steven Defour , c'est un autre Diable rouge de la génération dite dorée qui vient de ranger les crampons. Libre de tout contrat depuis la fin de son engagement avec le club japonais de Vissel Kobe, Thomas Vermaelen se donnait jusqu'au 1er février, date de la fin du mercato, pour retrouver un club à la hauteur de ses ambitions, avec dans un coin de sa tête le rêve d'une dernière danse avec les Diables lors de la Coupe du monde au Qatar. Il sera question d'un autre type de danse puisque celle-ci se fera aux côtés de Roberto Martinez et deThierry Henry (si aucun des deux ne s'en va d'ici là) sur le banc.

Vermaelen va endosser le traing d'assistant et ainsi remplacer Shaun Maloney que la Fédération n'avait pas encore remplacé depuis son départ pour devenir entraîneur principal d'Hibernian, dans le championnat écossais. La nouvelle annoncée ce matin par les journaux du groupe Sudpresse ainsi qu'Het Laatste Nieuws s'est confirmée officiellement dans l'après-midi.

Ce dernier média évoque d'ailleurs une anecdote avec Kevin De Bruyne qui montre que son sens de la prédiction est un peu moins précis que sa passe longue. Lors d'un live instagram avec HLN voici deux ans en compagnie d'Axel Witsel et de Romelu Lukaku, KDB avait dit que Vermaelen serait l'entraîneur assistant des Diables rouges à l'Euro. Ce ne fut pas aussi tôt mais De Bruyne avait bien senti les choses.

Verminator ne pensait sans doute pas ranger les crampons aussi vite, lui qui avait été brillant lors de l'Euro cet été, en particulier contre le Portugal où malgré ses quelques centimètres de moins que Cristiano Ronaldo, il avait dominé le Portugais de la tête et dans les duels. Cette seconde jeunesse retrouvée avec moins de blessures tout en retrouvant une partie de son niveau de jeu, notamment sa détente et sa passe tranchante, lui laissait l'espoir de trouver un dernier beau point de chute avant de s'offrir un dernier défi au Qatar au sein d'une défense qui peine à trouver les joueurs qui vont lui succéder ainsi qu'aux Jan Vertonghen et Toby Alderweireld. Et ne parlons même pas de Vincent Kompany.

Aucun club intéressant n'aura finalement soumis l'offre espéré. Roberto Martinez, qui a toujours apprécié l'homme et le joueur, souhaitait renforcer son staff avec du sang belge, lui dont les assistants ont été, soit français (Thierry Henry) ou issu des îles Britanniques (Graeme Jones et Shaun Maloney), a donc trouvé l'heureux élu après avoir vu Vince the Prince préférer un retour au Parc Astrid de son coeur pour embrasser rapidement une carrière de coach lorsque son corps a finalement fini par le lâcher.

UNE CARRIERE MARQUEE PAR LES BLESSURES

On a longtemps oublié que Thomas Vermaelen était un excellent défenseur central avant que les blessures ne finissent par pourrir sa carrière et susciter les mêmes sarcasmes qu'avec Kompany. Son passage au FC Barcelone symbolise certainement cela, même si sa venue coïncidait avec le début de sa disgrâce à Arsenal. Transféré en août 2014 au Camp Nou en échange de 20 millions d'euros, le Belge devait apporter de la stabilité et du flair dans une défense blaugrana pas très inspirée à l'époque. Avec son timing à la Carles Puyol et sa qualité à la relance, l'histoire semblait belle sur le papier, sans doute un peu trop. Il n'en sera rien et le passage de Verminator en Catalogne ressemblera un peu à celui d'Eden Hazard au Real, avec seulement 53 matches disputés en 5 ans et 1 but contre Malaga le 29 août 2015.

Sous le maillot du Barça, Vermaelen a collectionné les trophées sans jouer et les blessures. L'histoire du deuxième Belge sous la vareuse blaugrana ne fut pas une réussite., iStock
Sous le maillot du Barça, Vermaelen a collectionné les trophées sans jouer et les blessures. L'histoire du deuxième Belge sous la vareuse blaugrana ne fut pas une réussite. © iStock

On avait presque fini par oublier que pour tenter de le relancer, le Barça l'avait envoyé en prêt du côté de l'AS Roma. En Italie non plus Vermaelen ne sera pas laissé tranquille par son corps, même si ce sont surtout des débuts catastrophiques contre le FC Porto en barrages de la Champions League qui vont en partie précipiter sa chute dans la ville éternelle. Il prend deux cartes jaunes en 41 minutes et précipite l'élimination giallorossa. Résultat: il n'y joue que 12 matches, pour 388 petites minutes de jeu. Un bilan médiocre pour un joueur de cette qualité.

FORME AU GERMINAL BEERSCHOT ET SURTOUT A L'AJAX

L'Anversois Thomas Vermaelen a commencé son écolage footballistique à l'époque où le Germinal Ekeren et le Beerschot venaient de fusionner, même s'il avait en premier lieu porté le maillot jaune et rouge du premier à une époque où le club remportait une Coupe de Belgique en 1998 contre Anderlecht. La nouvelle entité anversoise va lier un partenariat avec l'Ajax, ce qui permettait au club de la capitale néerlandaise d'attirer les meilleurs éléments de la ville portuaire. Vermaelen sera le premier de la liste suivi quelques années plus tard par Jan Vertonghen et Toby Alderweireld, deux autres anversois passés par le Germinal Beerschot.

Ici, sous le maillot de l'Ajax, Vermaelen ferme la porte à Mathieu Valbuena (Marseille)., iStock
Ici, sous le maillot de l'Ajax, Vermaelen ferme la porte à Mathieu Valbuena (Marseille). © iStock

Il effectue ses premiers pas professionnels avec l'Ajax en 2004 et tout comme Vertonghen deux ans plus tard, il est d'abord prêté au RKC Waalwijk pour s'aguerrir en Eredivisie. Il y jouera 14 matches et marquera à deux reprises. Dès son retour, il reçoit directement sa chance sous la houlette de Danny Blind, le père de Daley qui sera son coéquipier quelques années plus tard. Il joue 24 matches pour sa première saison sous le maillot rouge et blanc et montre ses qualités offensives sur phases arrêtées où sa détente lui permet de marquer à 3 reprises. Les deux saisons qui suivront seront moins abouties avec seulement 23 et 19 matches. Ce n'est qu'à partir de l'exercice 2008-2009 qu'il s'affirme de manière indiscutable au sein de la charnière centrale avec 31 matches et 4 buts. Ce profil de défenseur efficace, bon relanceur et capable de marquer sur corner ou coup franc plait évidemment à Arsène Wenger. L'entraîneur d'Arsenal fait le forcing lors de l'été 2009 et propose 12 millions d'euros pour s'attacher les services de l'Anversois.

A ARSENAL, IL AIME MARQUER CONTRE LE WIGAN DE MARTINEZ

Un coup dans le mille puisque le Diable rouge devient directement le patron de sa défense et marque à... 7 reprises lors de cette première saison dont un doublé contre le Wigan entraîné alors par un certain Roberto Martinez. Il joue aussi 9 rencontres de Champions League pour un but et termine dans l'équipe de l'année du championnat anglais. C'est alors qu'il semble en route vers les sommets que le sort s'acharne une première fois. En septembre 2010, il se blesse en sélection au tendon d'achille. La durée de son absence est d'abord floue. Annoncé out jusqu'au début de l'année 2011, son retour se déroule finalement que le 15 mai. Il ne jouera que 5 matches au total lors de cette saison.

Yes, Wigan. Contre l'équipe alors entraînée par Roberto Martinez, Thomas Vermaelen a souvent été inspiré. Il a marqué à quatre reprises contre les Latics sous le maillot d'Arsenal., iStock
Yes, Wigan. Contre l'équipe alors entraînée par Roberto Martinez, Thomas Vermaelen a souvent été inspiré. Il a marqué à quatre reprises contre les Latics sous le maillot d'Arsenal. © iStock

Ce fichu tendon d'Achille refait des siennes à la fin du mois d'août alors qu'Arsenal reste sur une défaite 0-2 contre Liverpool, où il est sur le terrain, et une véritable correction à Manchester United 8-2, lors de laquelle il avait du déclarer forfait. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule pour les Gunners, en plus de ce début de saison catastrophique, ils sont privés de leur meilleur défenseur contraint de passer sur le billard. De retour sur les prés le 29 octobre pour un remplacement de 2 petites minutes comme back gauche lors d'une victoire 3-5 à Chelsea, il est titularisé le match suivant et ne rate plus une minute de jeu à l'exception de deux rencontres au début de janvier à cause d'une entorse. Il semble avoir retrouvé la plénitude de ses moyens physiques puisqu'il repart sur les bases qu'il avait tenues lors de son arrivée à Highbury en marquant à 6 reprises en 29 matches de championnat. Et nouveau clin d'oeil au destin, lors des deux duels contre le Wigan de son futur sélectionneur chez les Diables rouges, il marque à chaque fois même si la deuxième fois les Latics s'imposent à Londres.

DE CAPITAINE A RESERVISTE

La saison suivante verra son étoile pâlir dans le nord-est de Londres. Titulaire indiscutable et capitaine, il est mis sur le banc après une défaite contre Tottenham et ne reviendra que 3 matches plus tard en montant à 17 minutes de la fin contre West Bromwich. Il sera encore titulaire contre Norwich et malgré la victoire, Wenger renvoie son capitaine sur la touche lors des six dernières rencontres de la saison, ne lui donnant que 3 petits remplacements d'une minute à chaque fois.

Vermaelen brandit la FA Cup. Mais cette joie ne doit pas occulter le début de son divorce avec les Gunners., iStock
Vermaelen brandit la FA Cup. Mais cette joie ne doit pas occulter le début de son divorce avec les Gunners. © iStock

L'exercice 2013-2014 commence mal avec une fracture de fatigue qui le prive des trois premiers matches de Premier League. Réserviste, il est barré par la paire Laurent Koscielny et Per Mertesacker. Il revient cependant en novembre comme titulaire contre Manchester United en profitant de l'absence du joueur allemand qui portait le brassard de capitaine en son absence. Si l'on ajoute à ce maigre bilan, des problèmes de genou lors des deux premiers mois de 2014, cette saison marque le divorce avec Arsenal malgré la victoire en FA Cup où il ne joue pas lors de finale remportée contre Hull. Ces événements, ainsi qu'une Coupe du monde décevante, précipiteront son départ vers Barcelone. Vous connaissez la suite.

UNE RELATION COMPLIQUEE AVEC L'EQUIPE NATIONALE

Thomas Vermaelen a joué son premier match avec les Diables le 1er décembre 2006 alors que notre équipe nationale connaissait un gros creux. Aligné aux côtés de l'entraîneur de Monaco Philippe Clement, il tient la clean-sheet contre les modestes luxembourgeois. En presque 16 années sous la liquette diabolique, il n'aura joué que 83 matches et marqué à deux reprises (en amical contre la Hongrie en 2009 et contre l'Ecosse en 2019). Son association rêvée avec Vincent Kompany n'aura finalement que trop peu eue lieu, le duo enchaînant les blessures et n'étant pas toujours convaincant quand ils jouaient ensemble. Les Alderweireld, Vertonghen et Daniel Van Buyten occuperont finalement plus souvent un des deux postes dans l'axe central. Repris mais barré par Big Dan lors du Mondial 2014, Verminator ne joue qu'une demi-heure contre la Russie lors du deuxième duel.

En 1/8e de finale du dernier Euro, Vermaelen livre et on ne le sait pas encore son testament diabolique en dominant de la tête et des épaules un certain Cristiano Ronaldo. Malgré son mètre 83, Verminator a toujours eu une détente phénoménale., iStock
En 1/8e de finale du dernier Euro, Vermaelen livre et on ne le sait pas encore son testament diabolique en dominant de la tête et des épaules un certain Cristiano Ronaldo. Malgré son mètre 83, Verminator a toujours eu une détente phénoménale. © iStock

Lors de l'Euro 2016, il revient du diable Vauvert dans le onze de base suite au forfait de Vincent Kompany et aux prestations décevantes de l'axe de Tottenham Alderweireld-Vertonghen. Il jouera tous les matches jusqu'au 8e de finale mais sera suspendu lors de la débâcle lilloise contre le Pays de Galles.

Lors de la Coupe 2018, il dispute 51 minutes contre les Anglais et monte au jeu pour 7 minutes à la place de Nacer Chadli lors de l'exploit de Kazan contre le Brésil. Il sera enfin titulaire lors du match pour la médaille de bronze remporté contre l'Angleterre.

Sur le banc lors des deux premiers matches du dernier Euro, Vermaelen réapparaît dans le onze de base contre la Finlande où il séduit et est à deux doigts de marquer. C'est surtout lors du 1/8e de finale contre le Portugal que l'ancien Gunner se rappelle au bon souvenir de tous en mettant Cristiano Ronaldo dans sa poche. Il sera encore performant contre l'Italie mais n'évitera pas la défaite. On ne le sait pas encore, mais il vient d'écrire son testament diabolique.

ON NE CHOISIT PAS TOUJOURS SA FIN

Ce championnat d'Europe réussi avait sans doute ravivé les rêves de Vermaelen d'être présent dans le groupe diabolique à la fin de l'année au Qatar. Après 3 saisons, 57 matches et 1 but au Japon avec le Vissel Kobe de son ancien équipier blaugrana Andrès Iniesta, l'Anversois de 36 ans a cherché un club européen où il pourrait s'offrir un dernier défi.Il n'est finalement pas venu et son palmarès restera donc constitué par un championnat, une Coupe et deux Supercoupes des Pays, une FA Cup (2014), une Coupe et une Supercoupe du Japon. Paradoxalement, c'est avec un Barça dont il n'a que trop peu porté la mythique liquette bleue et grenat qu'il a constitué la plus belle partie de son armoire à trophées (4 Ligas, 3 Coupes, 1 Supercoupe, 2 Mondiaux des clubs et même une Champions League alors qu'il n' a pas joué une seule minute cette année là).

L'élégant gaucher mettra désormais toute son expérience dans le staff de Roberto Martinez. Ce sera aussi une manière de participer à la Coupe du monde.

Après Vincent Kompany et Steven Defour , c'est un autre Diable rouge de la génération dite dorée qui vient de ranger les crampons. Libre de tout contrat depuis la fin de son engagement avec le club japonais de Vissel Kobe, Thomas Vermaelen se donnait jusqu'au 1er février, date de la fin du mercato, pour retrouver un club à la hauteur de ses ambitions, avec dans un coin de sa tête le rêve d'une dernière danse avec les Diables lors de la Coupe du monde au Qatar. Il sera question d'un autre type de danse puisque celle-ci se fera aux côtés de Roberto Martinez et deThierry Henry (si aucun des deux ne s'en va d'ici là) sur le banc.Vermaelen va endosser le traing d'assistant et ainsi remplacer Shaun Maloney que la Fédération n'avait pas encore remplacé depuis son départ pour devenir entraîneur principal d'Hibernian, dans le championnat écossais. La nouvelle annoncée ce matin par les journaux du groupe Sudpresse ainsi qu'Het Laatste Nieuws s'est confirmée officiellement dans l'après-midi.Ce dernier média évoque d'ailleurs une anecdote avec Kevin De Bruyne qui montre que son sens de la prédiction est un peu moins précis que sa passe longue. Lors d'un live instagram avec HLN voici deux ans en compagnie d'Axel Witsel et de Romelu Lukaku, KDB avait dit que Vermaelen serait l'entraîneur assistant des Diables rouges à l'Euro. Ce ne fut pas aussi tôt mais De Bruyne avait bien senti les choses.Verminator ne pensait sans doute pas ranger les crampons aussi vite, lui qui avait été brillant lors de l'Euro cet été, en particulier contre le Portugal où malgré ses quelques centimètres de moins que Cristiano Ronaldo, il avait dominé le Portugais de la tête et dans les duels. Cette seconde jeunesse retrouvée avec moins de blessures tout en retrouvant une partie de son niveau de jeu, notamment sa détente et sa passe tranchante, lui laissait l'espoir de trouver un dernier beau point de chute avant de s'offrir un dernier défi au Qatar au sein d'une défense qui peine à trouver les joueurs qui vont lui succéder ainsi qu'aux Jan Vertonghen et Toby Alderweireld. Et ne parlons même pas de Vincent Kompany.Aucun club intéressant n'aura finalement soumis l'offre espéré. Roberto Martinez, qui a toujours apprécié l'homme et le joueur, souhaitait renforcer son staff avec du sang belge, lui dont les assistants ont été, soit français (Thierry Henry) ou issu des îles Britanniques (Graeme Jones et Shaun Maloney), a donc trouvé l'heureux élu après avoir vu Vince the Prince préférer un retour au Parc Astrid de son coeur pour embrasser rapidement une carrière de coach lorsque son corps a finalement fini par le lâcher.On a longtemps oublié que Thomas Vermaelen était un excellent défenseur central avant que les blessures ne finissent par pourrir sa carrière et susciter les mêmes sarcasmes qu'avec Kompany. Son passage au FC Barcelone symbolise certainement cela, même si sa venue coïncidait avec le début de sa disgrâce à Arsenal. Transféré en août 2014 au Camp Nou en échange de 20 millions d'euros, le Belge devait apporter de la stabilité et du flair dans une défense blaugrana pas très inspirée à l'époque. Avec son timing à la Carles Puyol et sa qualité à la relance, l'histoire semblait belle sur le papier, sans doute un peu trop. Il n'en sera rien et le passage de Verminator en Catalogne ressemblera un peu à celui d'Eden Hazard au Real, avec seulement 53 matches disputés en 5 ans et 1 but contre Malaga le 29 août 2015. On avait presque fini par oublier que pour tenter de le relancer, le Barça l'avait envoyé en prêt du côté de l'AS Roma. En Italie non plus Vermaelen ne sera pas laissé tranquille par son corps, même si ce sont surtout des débuts catastrophiques contre le FC Porto en barrages de la Champions League qui vont en partie précipiter sa chute dans la ville éternelle. Il prend deux cartes jaunes en 41 minutes et précipite l'élimination giallorossa. Résultat: il n'y joue que 12 matches, pour 388 petites minutes de jeu. Un bilan médiocre pour un joueur de cette qualité.L'Anversois Thomas Vermaelen a commencé son écolage footballistique à l'époque où le Germinal Ekeren et le Beerschot venaient de fusionner, même s'il avait en premier lieu porté le maillot jaune et rouge du premier à une époque où le club remportait une Coupe de Belgique en 1998 contre Anderlecht. La nouvelle entité anversoise va lier un partenariat avec l'Ajax, ce qui permettait au club de la capitale néerlandaise d'attirer les meilleurs éléments de la ville portuaire. Vermaelen sera le premier de la liste suivi quelques années plus tard par Jan Vertonghen et Toby Alderweireld, deux autres anversois passés par le Germinal Beerschot.Il effectue ses premiers pas professionnels avec l'Ajax en 2004 et tout comme Vertonghen deux ans plus tard, il est d'abord prêté au RKC Waalwijk pour s'aguerrir en Eredivisie. Il y jouera 14 matches et marquera à deux reprises. Dès son retour, il reçoit directement sa chance sous la houlette de Danny Blind, le père de Daley qui sera son coéquipier quelques années plus tard. Il joue 24 matches pour sa première saison sous le maillot rouge et blanc et montre ses qualités offensives sur phases arrêtées où sa détente lui permet de marquer à 3 reprises. Les deux saisons qui suivront seront moins abouties avec seulement 23 et 19 matches. Ce n'est qu'à partir de l'exercice 2008-2009 qu'il s'affirme de manière indiscutable au sein de la charnière centrale avec 31 matches et 4 buts. Ce profil de défenseur efficace, bon relanceur et capable de marquer sur corner ou coup franc plait évidemment à Arsène Wenger. L'entraîneur d'Arsenal fait le forcing lors de l'été 2009 et propose 12 millions d'euros pour s'attacher les services de l'Anversois. Un coup dans le mille puisque le Diable rouge devient directement le patron de sa défense et marque à... 7 reprises lors de cette première saison dont un doublé contre le Wigan entraîné alors par un certain Roberto Martinez. Il joue aussi 9 rencontres de Champions League pour un but et termine dans l'équipe de l'année du championnat anglais. C'est alors qu'il semble en route vers les sommets que le sort s'acharne une première fois. En septembre 2010, il se blesse en sélection au tendon d'achille. La durée de son absence est d'abord floue. Annoncé out jusqu'au début de l'année 2011, son retour se déroule finalement que le 15 mai. Il ne jouera que 5 matches au total lors de cette saison.Ce fichu tendon d'Achille refait des siennes à la fin du mois d'août alors qu'Arsenal reste sur une défaite 0-2 contre Liverpool, où il est sur le terrain, et une véritable correction à Manchester United 8-2, lors de laquelle il avait du déclarer forfait. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule pour les Gunners, en plus de ce début de saison catastrophique, ils sont privés de leur meilleur défenseur contraint de passer sur le billard. De retour sur les prés le 29 octobre pour un remplacement de 2 petites minutes comme back gauche lors d'une victoire 3-5 à Chelsea, il est titularisé le match suivant et ne rate plus une minute de jeu à l'exception de deux rencontres au début de janvier à cause d'une entorse. Il semble avoir retrouvé la plénitude de ses moyens physiques puisqu'il repart sur les bases qu'il avait tenues lors de son arrivée à Highbury en marquant à 6 reprises en 29 matches de championnat. Et nouveau clin d'oeil au destin, lors des deux duels contre le Wigan de son futur sélectionneur chez les Diables rouges, il marque à chaque fois même si la deuxième fois les Latics s'imposent à Londres.La saison suivante verra son étoile pâlir dans le nord-est de Londres. Titulaire indiscutable et capitaine, il est mis sur le banc après une défaite contre Tottenham et ne reviendra que 3 matches plus tard en montant à 17 minutes de la fin contre West Bromwich. Il sera encore titulaire contre Norwich et malgré la victoire, Wenger renvoie son capitaine sur la touche lors des six dernières rencontres de la saison, ne lui donnant que 3 petits remplacements d'une minute à chaque fois. L'exercice 2013-2014 commence mal avec une fracture de fatigue qui le prive des trois premiers matches de Premier League. Réserviste, il est barré par la paire Laurent Koscielny et Per Mertesacker. Il revient cependant en novembre comme titulaire contre Manchester United en profitant de l'absence du joueur allemand qui portait le brassard de capitaine en son absence. Si l'on ajoute à ce maigre bilan, des problèmes de genou lors des deux premiers mois de 2014, cette saison marque le divorce avec Arsenal malgré la victoire en FA Cup où il ne joue pas lors de finale remportée contre Hull. Ces événements, ainsi qu'une Coupe du monde décevante, précipiteront son départ vers Barcelone. Vous connaissez la suite.UNE RELATION COMPLIQUEE AVEC L'EQUIPE NATIONALEThomas Vermaelen a joué son premier match avec les Diables le 1er décembre 2006 alors que notre équipe nationale connaissait un gros creux. Aligné aux côtés de l'entraîneur de Monaco Philippe Clement, il tient la clean-sheet contre les modestes luxembourgeois. En presque 16 années sous la liquette diabolique, il n'aura joué que 83 matches et marqué à deux reprises (en amical contre la Hongrie en 2009 et contre l'Ecosse en 2019). Son association rêvée avec Vincent Kompany n'aura finalement que trop peu eue lieu, le duo enchaînant les blessures et n'étant pas toujours convaincant quand ils jouaient ensemble. Les Alderweireld, Vertonghen et Daniel Van Buyten occuperont finalement plus souvent un des deux postes dans l'axe central. Repris mais barré par Big Dan lors du Mondial 2014, Verminator ne joue qu'une demi-heure contre la Russie lors du deuxième duel. Lors de l'Euro 2016, il revient du diable Vauvert dans le onze de base suite au forfait de Vincent Kompany et aux prestations décevantes de l'axe de Tottenham Alderweireld-Vertonghen. Il jouera tous les matches jusqu'au 8e de finale mais sera suspendu lors de la débâcle lilloise contre le Pays de Galles. Lors de la Coupe 2018, il dispute 51 minutes contre les Anglais et monte au jeu pour 7 minutes à la place de Nacer Chadli lors de l'exploit de Kazan contre le Brésil. Il sera enfin titulaire lors du match pour la médaille de bronze remporté contre l'Angleterre. Sur le banc lors des deux premiers matches du dernier Euro, Vermaelen réapparaît dans le onze de base contre la Finlande où il séduit et est à deux doigts de marquer. C'est surtout lors du 1/8e de finale contre le Portugal que l'ancien Gunner se rappelle au bon souvenir de tous en mettant Cristiano Ronaldo dans sa poche. Il sera encore performant contre l'Italie mais n'évitera pas la défaite. On ne le sait pas encore, mais il vient d'écrire son testament diabolique.ON NE CHOISIT PAS TOUJOURS SA FINCe championnat d'Europe réussi avait sans doute ravivé les rêves de Vermaelen d'être présent dans le groupe diabolique à la fin de l'année au Qatar. Après 3 saisons, 57 matches et 1 but au Japon avec le Vissel Kobe de son ancien équipier blaugrana Andrès Iniesta, l'Anversois de 36 ans a cherché un club européen où il pourrait s'offrir un dernier défi.Il n'est finalement pas venu et son palmarès restera donc constitué par un championnat, une Coupe et deux Supercoupes des Pays, une FA Cup (2014), une Coupe et une Supercoupe du Japon. Paradoxalement, c'est avec un Barça dont il n'a que trop peu porté la mythique liquette bleue et grenat qu'il a constitué la plus belle partie de son armoire à trophées (4 Ligas, 3 Coupes, 1 Supercoupe, 2 Mondiaux des clubs et même une Champions League alors qu'il n' a pas joué une seule minute cette année là). L'élégant gaucher mettra désormais toute son expérience dans le staff de Roberto Martinez. Ce sera aussi une manière de participer à la Coupe du monde.