1. Jonathan David et Lille sont-ils capables de surprendre le PSG dans la lutte pour le titre français?
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1. Jonathan David et Lille sont-ils capables de surprendre le PSG dans la lutte pour le titre français? Je les en pense tout à fait capables. Le PSG est pris entre deux chaises, car il pense aussi à la Ligue des Champions. Lille est une équipe très bien organisée, qui perd peu de plumes. Je suis surtout content que Jo ait trouvé ses marques. Je l'ai vu progresser à Gand et ses débuts difficiles à Lille m'ont ennuyé. J'ai croisé les doigts pour qu'il ne panique pas, car la pression y est très forte, mais il a conservé son calme, trouvé ses marques et le chemin des filets. Il étale à nouveau son sens du placement et son sang-froid devant le but. On voit qu'il est bourré d'assurance, malgré son jeune âge. Le meilleur est à venir. De toute façon, il reste Mister Cool. 2. L'Équipe a publié les salaires de Ligue 1. Reims est vingtième et dernier. Qu'est-ce que ça signifie, alors que l'équipe est aux alentours de la treizième place après vingt journées? Que peu de choses ont changé depuis la montée en 2018. Ça montre aussi qu'on joue bien. Le management et un bon encadrement sportif sont très importants. On est dans une saison de transition, après avoir joué deux ans avec la même équipe et figuré parmi les meilleures défenses du championnat. On choisit bien nos moments contre les grandes équipes. Le rajeunissement du noyau a impliqué un autre style de jeu, ce qui a posé quelques problèmes au début. Ça va mieux pour le moment. On a terminé les exercices précédents en huitième puis en sixième position, ce serait bien d'être parmi les dix premiers encore une fois. 3. Le capitaine Yunis Abdelhamid et Valon Berisha touchent 80.000 euros brut par mois. Tu es troisième ex-æquo avec le gardien Predrag Rajkovic et un salaire de 60.000 euros. Le directeur général Mathieu Lacour estime que vous devez être les leaders sur le terrain et dans le vestiaire. Est-ce le cas? Absolument. J'ai acquis de l'expérience et j'essaie de la transmettre aux jeunes. J'ai même été capitaine contre Saint-Étienne. Le staff a ainsi prouvé qu'il me faisait confiance. J'assume ces responsabilités. J'ai mûri à Reims. Je me suis défait de mon côté jouette, je suis devenu un meilleur footballeur, plus complet, plus régulier. 4. Depuis que tu as quitté La Gantoise, en août 2018, pour la Champagne, tu joues en moyenne trente matches par saison. Cette année, l'entraîneur, David Guion, t'a accordé 97% de temps de jeu. Mais ces derniers mois, tu n'as délivré que deux assists et tu n'as pas marqué. C'est un problème, ce manque de stats? Je ne vois pas les choses comme ça. Je ne m'y attarde pas. La Ligue 1 est une compétition difficile. Notre équipe ne joue pas la possession du ballon. Je ne peux plus parcourir ma ligne tout le temps comme en Belgique. Ici, je suis vraiment arrière droit. On s'impose généralement par le plus petit écart. On marque peu. Je suis satisfait de mon rendement. Sinon, on n'aurait pas une des meilleures défenses depuis deux ans. Mais on peut toujours faire mieux et ça reste un aspect à travailler. J'ai progressé sur le strict plan défensif, car je suis souvent au duel avec des attaquants extrêmement rapides et je dois rester concentré tout le match. 5. Pourquoi Castagne et toi devez-vous attendre que Meunier se blesse, soit suspendu ou que le Borussia Dortmund lui interdise de voyager pour recevoir du temps de jeu en équipe nationale? Parce que je viens de loin. Je suis donc modeste et patient. Castagne et Meunier évoluent au sommet d'un grand championnat étranger. Thomas présente aussi d'excellents états de service en équipe nationale. Ça ne s'oublie pas. Il faut respecter ses performances. Mais je sais ce dont je suis capable, où j'en suis, de même que je peux jauger les capacités des autres. Il ne sera pas facile d'obtenir une place parmi les 23 joueurs repris pour l'EURO. Je vais surtout devoir faire mes preuves à l'entraînement.