Le Rallye débutera jeudi par une super-spéciale à St-Wendeler Land (5,4km). Suivront samedi deux boucles d'abord de trois spéciales étroites et parsemées d'épingles au c?ur des vignobles de Trêves, avec ensuite notamment deux super-spéciales très piégeuses à Wadern-Weiskirchen, cela fera 14 spéciales au programme. Samedi en effet, Baumholder et Panzerplatte réserveront près de cent kilomètres chronométrés sur les pistes d'entraînement militaire aux différentes surfaces. Grafschaft (29,07 km) fera son retour à l'occasion de deux passages surplombant la Moselle dimanche (4 spéciales au programme). Ce sont 344,04 km qui sont au programme au total avec une arrivée prévue au terme de la Power Stage de Bosenberg. Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul compteront sur le soutien traditionnel de nombreux supporters belges. "Cela nous donne un fameux boost, mais nous devons en faire abstraction aussi et rester dans notre bulle pour être le plus performant possible", a expliqué le pilote germanophone qui apprécie le Rallye d'Allemagne avec quatre podiums sur les six dernières éditions et une victoire en 2014. Deuxième l'an dernier, le Belge sait aussi que tout peut déraper très vite comme en 2017 avec une sortie de route et une suspension brisée. "C'est un rallye qui demande beaucoup de concentration, parce que l'adhérence change tout le temps, comme les conditions météos et il est très difficile de choisir les bons pneus". Thierry Neuville s'attend aussi à ce que Ott Tänak, autoritaire leader du championnat du monde, soit le plus rapide sur les routes allemandes. "C'est pour ça que nous allons tout donner dès le début", a promis Neuville, papa depuis le début du mois de juillet d'une petite fille, Camille. "Nous savons aussi que nous allons devoir prendre plus que de risques qu'à l'accoutumée, sinon il ne sera pas possible de suivre Tänak. Il dispose de la voiture la plus performante pour le moment. Ogier est aussi très compétitif." Trois pilotes peuvent encore raisonnablement conquérir le titre mondial qui avait échappé à Thierry Neuville l'an dernier, alors qu'il reste cinq rallyes à disputer. L'an dernier, c'est le pilote belge qui avait 21 unités d'avance avant le Rallye d'Allemagne, sur Ogier, champion du monde en titre, et 46 sur Tanak. Aujourd'hui les rôles sont inversés. "Il faudra compter avec la fiabilité de la voiture et se montrer le plus régulier possible. Il y a encore pas mal de rallyes à disputer, dont celui en Turquie, très cassant. Et Toyota y est moins à l'aise. Si l'on est encore à trois avant le dernier Rallye en Australie, cela va encore être un jeu de poker avec l'ordre de départ et l'état de la route. En Allemagne, peu importe si Sorodo ou Meeke gagne le Rallye, l'important sera d'être devant Tänak et Ogier." (Belga)