Thibaut Courtois était arrivé au rassemblement à Tubize avec la conviction que les Diables pouvaient gagner l'EURO. "Il était en pleine confiance", nous dit son père Thierry sur l'esplanade de l'Allianz Arena de Munich quelques heures avant le match contre l'Italie. Toute la famille a fait le déplacement, comme pour les matches précédents: Thierry, la maman Gitte, le frère Gaétan, la soeur Valérie. Et ce n'est pas tout: il y a aussi la compagne israélienne de Thibaut et ses parents. "Il est en confiance parce qu'il pète les flammes depuis plus d'un an. Ce qu'il a fait avec le Real la saison passée était dans la lignée de ce qu'il avait fait au moment de la reprise post-Covid."

Il y a quelque chose de paradoxal dans son parcours des derniers mois. Alors qu'il vient peut-être de faire sa meilleure saison, il n'a rien gagné. Et une année sans gagner au moins un prix, collectif ou individuel, ça ne lui était pratiquement jamais arrivé. "Le Real a fini à deux points de l'Atlético et a joué les demi-finales de la Ligue des Champions", dit Thierry. "Il y a beaucoup de footballeurs qui signeraient pour ça..." Il s'est fait une raison: le Real est financièrement dans le dur. Ça va encore durer un moment, il le sait et il l'accepte. Ce sera encore le cas au moins pendant une saison. C'est à cause de ses soucis de trésorerie que le club a laissé partirSergio Ramos. Et Thibaut Courtois a accepté de diminuer son salaire pour la deuxième saison d'affilée. La nouvelle politique consiste à prêter beaucoup de joueurs, histoire d'économiser des salaires, et à lancer des jeunes formés sur place. On a vu apparaître plusieurs produits de l'académie en équipe A la saison passée. Ajoutez-y une cinquantaine de blessures, dont plusieurs cadres, et l'absence de trophée au bout de la route obéit à la logique. "Ils ont fait avec les moyens du bord", continue Thierry. "Ils ont eu deux occasions de passer en tête, mais ils ont fait deux matches nuls contre les clubs de Séville. S'ils avaient gagné ces matches, ils auraient finalement pu être champions, et c'était inespéré."

Thibaut Courtois pourrait être tenté d'aller voir ailleurs, vu les ambitions du club revues à la baisse. Mais il n'y a jamais pensé, et d'ailleurs il n'y eu aucun intérêt concret d'une autre grosse équipe. Il a signé au Real - notamment - pour inscrire son nom au tableau de la Ligue des Champions, il sait que ça va être très compliqué dans l'immédiat, mais ça ne change rien à son raisonnement.

La suite de ce reportage est à lire en intégralité dans notre magazine de la semaine ou en cliquant ici

Thibaut Courtois était arrivé au rassemblement à Tubize avec la conviction que les Diables pouvaient gagner l'EURO. "Il était en pleine confiance", nous dit son père Thierry sur l'esplanade de l'Allianz Arena de Munich quelques heures avant le match contre l'Italie. Toute la famille a fait le déplacement, comme pour les matches précédents: Thierry, la maman Gitte, le frère Gaétan, la soeur Valérie. Et ce n'est pas tout: il y a aussi la compagne israélienne de Thibaut et ses parents. "Il est en confiance parce qu'il pète les flammes depuis plus d'un an. Ce qu'il a fait avec le Real la saison passée était dans la lignée de ce qu'il avait fait au moment de la reprise post-Covid."Il y a quelque chose de paradoxal dans son parcours des derniers mois. Alors qu'il vient peut-être de faire sa meilleure saison, il n'a rien gagné. Et une année sans gagner au moins un prix, collectif ou individuel, ça ne lui était pratiquement jamais arrivé. "Le Real a fini à deux points de l'Atlético et a joué les demi-finales de la Ligue des Champions", dit Thierry. "Il y a beaucoup de footballeurs qui signeraient pour ça..." Il s'est fait une raison: le Real est financièrement dans le dur. Ça va encore durer un moment, il le sait et il l'accepte. Ce sera encore le cas au moins pendant une saison. C'est à cause de ses soucis de trésorerie que le club a laissé partirSergio Ramos. Et Thibaut Courtois a accepté de diminuer son salaire pour la deuxième saison d'affilée. La nouvelle politique consiste à prêter beaucoup de joueurs, histoire d'économiser des salaires, et à lancer des jeunes formés sur place. On a vu apparaître plusieurs produits de l'académie en équipe A la saison passée. Ajoutez-y une cinquantaine de blessures, dont plusieurs cadres, et l'absence de trophée au bout de la route obéit à la logique. "Ils ont fait avec les moyens du bord", continue Thierry. "Ils ont eu deux occasions de passer en tête, mais ils ont fait deux matches nuls contre les clubs de Séville. S'ils avaient gagné ces matches, ils auraient finalement pu être champions, et c'était inespéré." Thibaut Courtois pourrait être tenté d'aller voir ailleurs, vu les ambitions du club revues à la baisse. Mais il n'y a jamais pensé, et d'ailleurs il n'y eu aucun intérêt concret d'une autre grosse équipe. Il a signé au Real - notamment - pour inscrire son nom au tableau de la Ligue des Champions, il sait que ça va être très compliqué dans l'immédiat, mais ça ne change rien à son raisonnement.La suite de ce reportage est à lire en intégralité dans notre magazine de la semaine ou en cliquant ici