Bien que ce soit à cause d'une tragédie, tu es quand même heureuse d'échapper un moment à la bulle du football ?

Oui. Je suis toujours heureuse quand j'ai l'occasion de revenir en Belgique. J'y suis depuis cinq semaines déjà et pouvoir se relaxer est agréable. En général, les mois de mars et d'avril sont les plus durs, car le corps commence à se fatiguer. Or, maintenant, j'ai beaucoup de temps à consacrer à ma famille. J'en profite d'autant plus que ça n'avait plus été le cas depuis longtemps et que ça n'arrivera plus de sitôt. Au lieu de passer seulement 24 ou 48 heures en Belgique et de faire des visites-éclairs, je peux faire la grasse matinée ou veiller plus tard. Je peux lire un livre ou regarder tranquillement une série. Je suis libérée de tout stress.

Penses-tu toujours pouvoir achever le championnat avec Manchester City et éventuellement fêter un titre ?

Je l'espère, mais alors sportivement, en disputant le reste des matches et dans des conditions sanitaires convenables. Nous attendons. Ça serait très bizarre. Il faudrait pouvoir tester tout le monde chaque fois, ce qui ne me semble pas évident. Nous avons régulièrement une réunion en ligne avec le manager et les joueuses restent en contact. Tout est bien expliqué par l'intermédiaire de WhatsApp. Nous suivons notre programme. Après quatre semaines d'entraînement intense, nous avons reçu un peu moins de travail. Actuellement, j'ai un programme qui s'étend encore sur huit semaines. Je pense que nous reprendrons fin juin.

La FIFPro, le syndicat international des joueurs, se tracasse à propos des conséquences de la pandémie sur le foot féminin. Elle parle même d'une menace existentielle, de contrats plus courts, d'absence d'assurances et de pertes de rentrées. Suis-tu son raisonnement ?

Si les clubs doivent épargner, les équipes féminines seront plus vite touchées. La crise actuelle risque surtout d'avoir des conséquences pour les équipes dont le manager n'apprécie pas beaucoup le foot féminin. J'espère en tout cas que les conséquences ne seront pas dramatiques. City continue à nous verser l'intégralité de notre salaire. Je peux donc m'estimer heureuse. C'est pour ça que je ne me tracasse pas vraiment. Le football féminin est en bonne voie.

Tu arrives en fin de contrat en juin. Quelle étape envisages-tu avec le plus de sérieux ? Découvrir une autre compétition étrangère ou adhérer à un projet ambitieux à Anderlecht, qui a montré un intérêt concret, ou au Club Bruges ?

Je ne sais pas encore. Les possibilités ne manquent pas : Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne, Espagne. Il y a même des options en Chine et au Japon. Un jour, en me levant, j'aurai pris une décision. Pour le moment, je ne suis pas encore décidée, mais je ne suis absolument pas stressée. Le projet doit me convenir sportivement et socialement. Pour la première fois de ma vie, je vais devoir consentir un sacrifice sur un de ces aspects. Les négociations ne sont pas très intenses, puisque personne ne sait quand toutes les compétitions vont reprendre. Il n'est même pas exclu que je prolonge à City. L'année passée, je l'aurais certainement fait, mais j'en doute davantage maintenant, faute de temps de jeu.

Ta mère travaille dans le secteur de la santé. Qu'éprouves-tu pour sa profession et ses conditions de travail?

On peut difficilement mettre des mots là-dessus. Je ne pourrais jamais supporter cette terrible charge. Ma mère est infirmière et travaille dans la maison de repos de Wielsbeke, qui ne déplore heureusement aucune contamination jusqu'à présent. Je croise les doigts pour que ça reste le cas. Le travail qu'elle et ses collègues abattent en un jour est incroyable. En plus, à cause de ses horaires variables, elle ne peut pas nous voir beaucoup pour le moment, ce qui est très frustrant. Car quand nous sommes à la maison, elle doit souvent partir. Heureusement, nous habitons dans les environs. J'essaie de la soutenir de mon mieux. Nous allons promener au moins une fois par semaine avec le chien jusqu'au domicile de nos grands-parents, pour les saluer et faire leurs courses. On aide comme on peut.

Bien que ce soit à cause d'une tragédie, tu es quand même heureuse d'échapper un moment à la bulle du football ?Oui. Je suis toujours heureuse quand j'ai l'occasion de revenir en Belgique. J'y suis depuis cinq semaines déjà et pouvoir se relaxer est agréable. En général, les mois de mars et d'avril sont les plus durs, car le corps commence à se fatiguer. Or, maintenant, j'ai beaucoup de temps à consacrer à ma famille. J'en profite d'autant plus que ça n'avait plus été le cas depuis longtemps et que ça n'arrivera plus de sitôt. Au lieu de passer seulement 24 ou 48 heures en Belgique et de faire des visites-éclairs, je peux faire la grasse matinée ou veiller plus tard. Je peux lire un livre ou regarder tranquillement une série. Je suis libérée de tout stress.Penses-tu toujours pouvoir achever le championnat avec Manchester City et éventuellement fêter un titre ?Je l'espère, mais alors sportivement, en disputant le reste des matches et dans des conditions sanitaires convenables. Nous attendons. Ça serait très bizarre. Il faudrait pouvoir tester tout le monde chaque fois, ce qui ne me semble pas évident. Nous avons régulièrement une réunion en ligne avec le manager et les joueuses restent en contact. Tout est bien expliqué par l'intermédiaire de WhatsApp. Nous suivons notre programme. Après quatre semaines d'entraînement intense, nous avons reçu un peu moins de travail. Actuellement, j'ai un programme qui s'étend encore sur huit semaines. Je pense que nous reprendrons fin juin.La FIFPro, le syndicat international des joueurs, se tracasse à propos des conséquences de la pandémie sur le foot féminin. Elle parle même d'une menace existentielle, de contrats plus courts, d'absence d'assurances et de pertes de rentrées. Suis-tu son raisonnement ?Si les clubs doivent épargner, les équipes féminines seront plus vite touchées. La crise actuelle risque surtout d'avoir des conséquences pour les équipes dont le manager n'apprécie pas beaucoup le foot féminin. J'espère en tout cas que les conséquences ne seront pas dramatiques. City continue à nous verser l'intégralité de notre salaire. Je peux donc m'estimer heureuse. C'est pour ça que je ne me tracasse pas vraiment. Le football féminin est en bonne voie.Tu arrives en fin de contrat en juin. Quelle étape envisages-tu avec le plus de sérieux ? Découvrir une autre compétition étrangère ou adhérer à un projet ambitieux à Anderlecht, qui a montré un intérêt concret, ou au Club Bruges ?Je ne sais pas encore. Les possibilités ne manquent pas : Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne, Espagne. Il y a même des options en Chine et au Japon. Un jour, en me levant, j'aurai pris une décision. Pour le moment, je ne suis pas encore décidée, mais je ne suis absolument pas stressée. Le projet doit me convenir sportivement et socialement. Pour la première fois de ma vie, je vais devoir consentir un sacrifice sur un de ces aspects. Les négociations ne sont pas très intenses, puisque personne ne sait quand toutes les compétitions vont reprendre. Il n'est même pas exclu que je prolonge à City. L'année passée, je l'aurais certainement fait, mais j'en doute davantage maintenant, faute de temps de jeu.Ta mère travaille dans le secteur de la santé. Qu'éprouves-tu pour sa profession et ses conditions de travail?On peut difficilement mettre des mots là-dessus. Je ne pourrais jamais supporter cette terrible charge. Ma mère est infirmière et travaille dans la maison de repos de Wielsbeke, qui ne déplore heureusement aucune contamination jusqu'à présent. Je croise les doigts pour que ça reste le cas. Le travail qu'elle et ses collègues abattent en un jour est incroyable. En plus, à cause de ses horaires variables, elle ne peut pas nous voir beaucoup pour le moment, ce qui est très frustrant. Car quand nous sommes à la maison, elle doit souvent partir. Heureusement, nous habitons dans les environs. J'essaie de la soutenir de mon mieux. Nous allons promener au moins une fois par semaine avec le chien jusqu'au domicile de nos grands-parents, pour les saluer et faire leurs courses. On aide comme on peut.