"Je suis toujours un peu sous le choc. Les images de l'accident de Fabio étaient très violentes", a raconté Alaphilippe, dont l'équipier a été victime d'une terrible chute mercredi lors du sprint final de la première étape du Tour de Pologne. Opéré pendant cinq heures, Fabio Jakobsen a été placé dans un coma artificiel. "Nous avons dû attendre longtemps pour avoir des nouvelles. Il fallait rester calme mais tout le monde voulait savoir s'il allait bien. C'était très émotionnant. Nous attendons maintenant d'autres bonnes nouvelles." "Je suis toujours très motivé mais voir la chute d'un équipier vous donne une motivation supplémentaire", a expliqué 'Loulou'. "Cela permet aussi de mettre les choses en perspectives. Nous restons vulnérables sur le vélo. Un accident peut survenir à n'importe quel moment. Il ne vaut mieux pas trop y penser mais quand cela arrive à un équipier qui est aussi votre ami, cela vous affecte personnellement." Sur les routes toscanes des Strade Bianche samedi dernier pour la reprise, Alaphilippe n'a pas joué les premiers rôles, lui qui avait pourtant levé les bras à Sienne en 2019. "La chaleur était la même pour tout le monde, cela ne doit pas être une excuse. Oui j'ai crevé à plusieurs reprises (six fois, ndlr) mais je me sentais encore bien à la fin. J'ai été surpris par ma condition, elle va dans le bon sens. Je suis là où je voulais être, sans pour autant être déjà au top de ma forme. Mes objectifs arrivent plus tard." "Les directeurs sportifs doivent encore nous briefer", a dit le Français de 28 ans au sujet du nouveau parcours de la 'Classicissima'. "Je prendrai le départ sans pression, avec l'objectif de bien prester. Nous avons une équipe solide, bâtie autour de Sam Bennett qui est très motivé pour cette course." En 2019, la formation Deceuninck-Quick Step avait pris en main la course dans le Poggio, grâce notamment à Zdenek Stybar et Philippe Gilbert. "Notre approche est différente", a avoué Alaphilippe. "Je n'ai pas la même attitude mentale et je n'ai pas la condition de l'année passée. L'équipe est vraiment construite autour de Sam." "Chapeau à Wout van Aert pour ce qu'il a réalisé aux Strade Bianche", a ponctué le Français. "Je suis content qu'il se soit imposé. Cela a dû le soulager après sa lourde chute au Tour de France l'année passée et ses deux deuxièmes places. Grâce à sa forme et sa confiance, Wout sera un des favoris samedi." (Belga)

"Je suis toujours un peu sous le choc. Les images de l'accident de Fabio étaient très violentes", a raconté Alaphilippe, dont l'équipier a été victime d'une terrible chute mercredi lors du sprint final de la première étape du Tour de Pologne. Opéré pendant cinq heures, Fabio Jakobsen a été placé dans un coma artificiel. "Nous avons dû attendre longtemps pour avoir des nouvelles. Il fallait rester calme mais tout le monde voulait savoir s'il allait bien. C'était très émotionnant. Nous attendons maintenant d'autres bonnes nouvelles." "Je suis toujours très motivé mais voir la chute d'un équipier vous donne une motivation supplémentaire", a expliqué 'Loulou'. "Cela permet aussi de mettre les choses en perspectives. Nous restons vulnérables sur le vélo. Un accident peut survenir à n'importe quel moment. Il ne vaut mieux pas trop y penser mais quand cela arrive à un équipier qui est aussi votre ami, cela vous affecte personnellement." Sur les routes toscanes des Strade Bianche samedi dernier pour la reprise, Alaphilippe n'a pas joué les premiers rôles, lui qui avait pourtant levé les bras à Sienne en 2019. "La chaleur était la même pour tout le monde, cela ne doit pas être une excuse. Oui j'ai crevé à plusieurs reprises (six fois, ndlr) mais je me sentais encore bien à la fin. J'ai été surpris par ma condition, elle va dans le bon sens. Je suis là où je voulais être, sans pour autant être déjà au top de ma forme. Mes objectifs arrivent plus tard." "Les directeurs sportifs doivent encore nous briefer", a dit le Français de 28 ans au sujet du nouveau parcours de la 'Classicissima'. "Je prendrai le départ sans pression, avec l'objectif de bien prester. Nous avons une équipe solide, bâtie autour de Sam Bennett qui est très motivé pour cette course." En 2019, la formation Deceuninck-Quick Step avait pris en main la course dans le Poggio, grâce notamment à Zdenek Stybar et Philippe Gilbert. "Notre approche est différente", a avoué Alaphilippe. "Je n'ai pas la même attitude mentale et je n'ai pas la condition de l'année passée. L'équipe est vraiment construite autour de Sam." "Chapeau à Wout van Aert pour ce qu'il a réalisé aux Strade Bianche", a ponctué le Français. "Je suis content qu'il se soit imposé. Cela a dû le soulager après sa lourde chute au Tour de France l'année passée et ses deux deuxièmes places. Grâce à sa forme et sa confiance, Wout sera un des favoris samedi." (Belga)