Longtemps, le spectacle a semblé avoir quitté le Kehrweg en même temps que Jordi Condom, coach à l'origine de la remontée des Pandas au sein de l'élite. Le football de Claude Makélélé est plus scolaire, éloigné de cette folie qui faisait le charme du football des Germanophones. Son jeu est à son image, comme l'expliquait Hein Vanhaezebrouck avant la rencontre : " Je reconnais le joueur Makélélé dans la façon dont Eupen joue. Il fut un temps où au moins trois buts étaient marqués à chaque match d'Eupen, mais ils ne tenaient jamais le zéro. "

Le Français a été habitué à souffrir dans les transitions pendant toute sa carrière, surtout au sein d'un Real galactique où les tâches défensives n'étaient pas partagées avec les attaquants. Cette souffrance, Makélélé veut l'éviter à ses joueurs. Alors, il s'est installé à Eupen avec un bloc compact, généralement bas, pour faire tourner les transitions à son avantage grâce à des ailiers rapides.

Et puis, soudain, Eupen a changé. Est-ce parce qu'Anderlecht était privé de Nany Dimata, sa principale menace dans la profondeur ? Ou parce que la relance des défenseurs mauves est pointée du doigt ? Face au Sporting bruxellois, les Pandas ont exercé un pressing haut, emmené par l'inépuisable Yuta Toyokawa, attaquant plus généreux que précis. Derrière lui, Lazare Amani et Luis Garcia ont empêché Sven Kums et Adrien Trebel de dicter le tempo, et Sulayman Marreh s'est régalé des ballons qui traînaient.

Au coeur des transitions, au beau milieu d'un bloc anderlechtois ouvert par les tentatives de construction, Luis Garcia a trouvé de l'espace pour faire parler son génie. Le vétéran espagnol est l'homme-clé de l'équipe d'Eupen, impliqué sur 44 % des 16 buts marqués par les Germanophones cette saison (5 buts et 2 passes décisives). Sur phase arrêtée ou par ses frappes à distance, l'ancien finaliste de la Coupe de l'UEFA a outrageusement dominé le milieu de terrain pendant 45 minutes.

Le pressing est resté au vestiaire. En seconde période, Eupen a reculé, poussant les Mauves sur les côtés et profitant de la présence de Marreh, Siebe Blondelle et Rocky Bushiri pour repousser les assauts adverses dans les airs. Le but d' Ivan Santini a incité Makélélé à renforcer son dispositif aérien avec la montée de Jordan Lotiès. Suffisant pour un succès historique, le premier d'Eupen face à Anderlecht.

Longtemps, le spectacle a semblé avoir quitté le Kehrweg en même temps que Jordi Condom, coach à l'origine de la remontée des Pandas au sein de l'élite. Le football de Claude Makélélé est plus scolaire, éloigné de cette folie qui faisait le charme du football des Germanophones. Son jeu est à son image, comme l'expliquait Hein Vanhaezebrouck avant la rencontre : " Je reconnais le joueur Makélélé dans la façon dont Eupen joue. Il fut un temps où au moins trois buts étaient marqués à chaque match d'Eupen, mais ils ne tenaient jamais le zéro. " Le Français a été habitué à souffrir dans les transitions pendant toute sa carrière, surtout au sein d'un Real galactique où les tâches défensives n'étaient pas partagées avec les attaquants. Cette souffrance, Makélélé veut l'éviter à ses joueurs. Alors, il s'est installé à Eupen avec un bloc compact, généralement bas, pour faire tourner les transitions à son avantage grâce à des ailiers rapides. Et puis, soudain, Eupen a changé. Est-ce parce qu'Anderlecht était privé de Nany Dimata, sa principale menace dans la profondeur ? Ou parce que la relance des défenseurs mauves est pointée du doigt ? Face au Sporting bruxellois, les Pandas ont exercé un pressing haut, emmené par l'inépuisable Yuta Toyokawa, attaquant plus généreux que précis. Derrière lui, Lazare Amani et Luis Garcia ont empêché Sven Kums et Adrien Trebel de dicter le tempo, et Sulayman Marreh s'est régalé des ballons qui traînaient. Au coeur des transitions, au beau milieu d'un bloc anderlechtois ouvert par les tentatives de construction, Luis Garcia a trouvé de l'espace pour faire parler son génie. Le vétéran espagnol est l'homme-clé de l'équipe d'Eupen, impliqué sur 44 % des 16 buts marqués par les Germanophones cette saison (5 buts et 2 passes décisives). Sur phase arrêtée ou par ses frappes à distance, l'ancien finaliste de la Coupe de l'UEFA a outrageusement dominé le milieu de terrain pendant 45 minutes. Le pressing est resté au vestiaire. En seconde période, Eupen a reculé, poussant les Mauves sur les côtés et profitant de la présence de Marreh, Siebe Blondelle et Rocky Bushiri pour repousser les assauts adverses dans les airs. Le but d' Ivan Santini a incité Makélélé à renforcer son dispositif aérien avec la montée de Jordan Lotiès. Suffisant pour un succès historique, le premier d'Eupen face à Anderlecht.