Il y a eu une défense à trois, lancée comme une recherche d'itinéraire alternatif sur un GPS quand l'autoroute est embouteillée. Et puis, un retour sur la route principale, dessinée depuis le début de l'année en 4-2-2-2, mais avec un trajet ralenti par la perte des deux pilotes les plus précieux du bolide mauve. L'Anderlecht du début de l'année 2021 démarrait sur la voie qui mène du pied d' Albert Sambi Lokonga au contrôle de Lukas Nmecha, dos au jeu mais face à ses milieux offensifs. C'est d'ailleurs quand les adversaires l'avaient trop bien compris que Vincent Kompany avait opté pour ce système à deux attaquants, en flanquant aux côtés de l'espoir allemand un Yari Verschaeren plus précieux sans ballon qu'avec. Le...

Il y a eu une défense à trois, lancée comme une recherche d'itinéraire alternatif sur un GPS quand l'autoroute est embouteillée. Et puis, un retour sur la route principale, dessinée depuis le début de l'année en 4-2-2-2, mais avec un trajet ralenti par la perte des deux pilotes les plus précieux du bolide mauve. L'Anderlecht du début de l'année 2021 démarrait sur la voie qui mène du pied d' Albert Sambi Lokonga au contrôle de Lukas Nmecha, dos au jeu mais face à ses milieux offensifs. C'est d'ailleurs quand les adversaires l'avaient trop bien compris que Vincent Kompany avait opté pour ce système à deux attaquants, en flanquant aux côtés de l'espoir allemand un Yari Verschaeren plus précieux sans ballon qu'avec. Le Diable rouge avait pour mission d'appeler dans la profondeur, faisant reculer les défenseurs et ouvrant de l'espace entre les lignes à Nmecha, véritable meneur du jeu bruxellois. Devant, le système est resté, mais les rôles semblent désormais inversés. Difficile à trouver dans les combinaisons entre les lignes, Joshua Zirkzee a transformé le costume de Nmecha en celui d'appât. C'est donc l'autre attaquant, celui qui prend la profondeur, qui joue actuellement les premiers rôles. Avec cette énergie qui lui permet de faire chaque appel de balle comme si c'était le dernier de sa carrière, Benito Raman est devenu l'arme offensive majeure du jeu du Sporting, souvent en solitaire quand il n'est pas épaulé par un Francis Amuzu devenu particulièrement précieux ces dernières semaines grâce à son profil attiré par l'espace. Anderlecht court désormais plus qu'il ne combine. Personne, sur les pelouses de Pro League, ne tente actuellement plus de passes dans le dos de la défense que les Mauves au bout du premier morceau de championnat. Dans cette quête de l'espace, la recherche de l'équilibre entre ceux qui doivent mettre le ballon en profondeur et ceux qui doivent y plonger est encore en chantier. Mis à part Yari Verschaeren, rares sont les joueurs capables de faire les deux: Lior Refaelov et Anouar Ait El Hadj sont plutôt des propulseurs, et leur association sur le terrain devant des Josh Cullen et Kristoffer Olsson pas vraiment réputés pour leur sens de l'infiltration laisse une responsabilité excessive entre les jambes de Raman, heureusement glouton des espaces. Quant aux postes d'arrières latéraux, également capables d'offrir de la verticalité au jeu bruxellois, ils sont occupés par un Sergio Gómez précieux, mais plus homme de ballon que de course, et un Amir Murillo en quête de sensations. Le résultat actuel, c'est une équipe avec un peu trop de monde pour tenir le volant, mais pas assez pour appuyer sur l'accélérateur.