Pour l'avocat du club Walter Vansteenbrugge, ce verdict reste profondément injuste. "C'est un coup dur pour le football et pour ses supporters. Si l'on suit la logique de cette décision, il est possible de frauder en toute impunité en fin de saison, quand les enjeux sont les plus grands. Tant que les tricheries ne sont pas découvertes avant le 15 juin on peut faire ce que l'on veut", a-t-il affirmé sur un ton à la foi ironique et amer. "Quand on joue avec les règles de cette manière, des sanctions doivent tomber. Et pas seulement pour les dirigeants, également pour les équipes." Van Steenbrugge n'a pas épargné l'Union Belge dans ses critiques. "Sur le plan organisationnel, la fédération a tout raté. Le règlement n'a même pas été modifié durant la procédure. Dans cette affaire, la fédération s'est marginalisée", a attaqué Van Steenbrugge, également remonté contre la CBAS. "Nous avons à peine pu plaider 20 minutes. On nous a contraints au silence. C'est indigne d'un état de droit et d'un organisme comme la fédération de football. Il ne faut pas venir me dire que les juges de la CBAS ont eu le temps de lire les milliers de pages du dossier alors qu'ils devaient également traiter trois recours. Nous sommes face à de la pure corruption. L'Union Belge permet à un club d'être totalement blanchi et à l'autre de s'en sortir avec des sanctions ridicules. C'est un scandale." Van Steenbrugge ne désire plus introduire de nouvelles procédures mais demandera des dommages et intérêts en faveur de Lokeren. "Nous acceptons notre sort de descendre en D1B. Je ne vais pas lancer des procédures pour le plaisir. Ça n'a plus aucun sens. Ça ne sert à rien de remplir les tribunaux avec des dossiers qui n'aboutiront pas." "J'espère que l'Union Belge va rapidement faire son boulot pour changer le règlement", a-t-il conclu. (Belga)