Thierry Steemans et l'agent de joueurs Dejan Veljkovic sont considérés comme les boucs émissaires par les dirigeants du FC Malines dans le dossier du match de playdowns présumé truqué de l'an dernier entre Malines et Waasland-Beveren. Selon l'enquête fédérale, il aurait accepté des cadeaux et une montre de Veljkovic et ils auraient pénalisé financièrement le club par des transferts. La semaine dernière, les avocats n'ont pas discuté du bien-fondé de l'affaire, mais ils ont plaidé au niveau de la procédure, tapant sur le même clou, "parce qu'il ne sert à rien de plaider sur le fond de l'affaire sur base d'un dossier incomplet." Il s'agit notamment des 35 documents du parquet fédéral qui ont été mis à la disposition du coordinateur de l'enquête. Il contient un certain nombre de transcriptions d'écoutes téléphoniques, mais selon lui, certaines des conversations dans lesquelles Thierry Steemans serait intervenu n'en disent pas plus. "Il est donc légitime d'exiger que ces conversations soient examinées ou entendues. Peu importe que nous soyons en droit disciplinaire, pénal ou civil. Tous les documents pertinents doivent être inclus dans le dossier afin de vérifier qu'ils sont en règle." Les avocats se demandent également si la récusation du juge d'instruction Raskin n'a pas eu des conséquences sur ces documents. "Ne devraient-ils pas être partiellement détruits? De plus, nous croyons que les documents ont été obtenus illégalement par l'URBSFA. La question aurait dû être adressée au juge d'instruction et non au procureur fédéral. Et ce n'est pas ce qui s'est passé ici." "Thierry Steemans a contesté les faits qui lui sont reprochés, tant dans le dossier disciplinaire que dans le dossier pénal. Les éléments de procédure nous empêchent de prendre position sur le fond. Nous nous sommes adressés au juge d'instruction et au magistrat fédéral, mais nous n'avons pas eu accès au dossier pénal. Nous avons également demandé une copie des diverses conversations enregistrées, mais cela ne nous a pas été permis non plus. Cela signifie que nous n'avons aucun contrôle sur les preuves. Il n'est donc pas possible de se défendre sur le fond. Quiconque a étudié le droit sait que les garanties procédurales sont essentielles pour découvrir la vérité. Mais j'espère que vous ne prendrez pas une décision sur la base de SMS de supporters de football, mais sur la base du dossier." Thierry Steemans, qui n'a pas non plus été épargné par son propre club, le FC Malines, a conclu brièvement: "Je peux seulement dire que je suis totalement innocent sur toute la ligne. Le déroulement de l'affaire le démontrera." (Belga)