Thomas D'havé avait ainsi affirmé que Memphis Depay (PSV), qui avait pris un coup sur la tête lors d'un duel aérien, risquait une blessure aux ischios. Et cela s'est vérifié peu après. Y a-t-il, dès lors, un rapport entre la commotion cérébrale dont fut victime Steve Colpaert (Zulte Waregem) et le fait que, peu après, il se soit fracturé le péroné lors d'un contact.

"La question est intéressante", dit D'havé. "Une recherche menée récemment par le professeur américain Semyon Slobounov prouve que, pendant un an après un traumatisme crânien, l'équilibre et les informations que le cerveau envoie aux muscles des jambes sont perturbés. Est-il, dès lors, possible que sa concentration et sa capacité de réaction l'aient empêché d'éviter le tacle ? Les recherches de Slobounov démontrent également qu'après une deuxième commotion cérébrale, la guérison dure plus longtemps. Or, Colpaert a déjà été gravement blessé à la tête en 2006. Pour moi, les blessures ne s'expliquent pas par la malchance. Les causes résident toujours dans le passé. Une enquête du professeur Jan Ekstrand, de l'UEFA, confirme cette hypothèse : un traumatisme crânien augmente le risque de blessures de 50 %."

Christian Vandenabeele

Thomas D'havé avait ainsi affirmé que Memphis Depay (PSV), qui avait pris un coup sur la tête lors d'un duel aérien, risquait une blessure aux ischios. Et cela s'est vérifié peu après. Y a-t-il, dès lors, un rapport entre la commotion cérébrale dont fut victime Steve Colpaert (Zulte Waregem) et le fait que, peu après, il se soit fracturé le péroné lors d'un contact."La question est intéressante", dit D'havé. "Une recherche menée récemment par le professeur américain Semyon Slobounov prouve que, pendant un an après un traumatisme crânien, l'équilibre et les informations que le cerveau envoie aux muscles des jambes sont perturbés. Est-il, dès lors, possible que sa concentration et sa capacité de réaction l'aient empêché d'éviter le tacle ? Les recherches de Slobounov démontrent également qu'après une deuxième commotion cérébrale, la guérison dure plus longtemps. Or, Colpaert a déjà été gravement blessé à la tête en 2006. Pour moi, les blessures ne s'expliquent pas par la malchance. Les causes résident toujours dans le passé. Une enquête du professeur Jan Ekstrand, de l'UEFA, confirme cette hypothèse : un traumatisme crânien augmente le risque de blessures de 50 %."Christian Vandenabeele