Après le 18 sur 18 du premier tour en Europa League, Anderlecht est retombé de haut...

En effet. On n'a pourtant pas sous-estimé l'adversaire. On savait que l'AZ était une très bonne équipe. Mais les circonstances du match nous ont été contraires. Au risque de contredire l'avis de beaucoup de personnes, je trouve qu'on aurait mérité de se qualifier. J'entends partout que l'AZ nous a été supérieur sur l'ensemble des deux matches, je ne suis pas d'accord. Lors du match aller, à Alkmaar, les Néerlandais ont dominé au niveau de la possession du ballon, mais Silvio Proto n'a pas dû réaliser des arrêts miraculeux. Et Guillaume Gillet aurait pu égaliser à 1-1 en toute fin de match. Lors du match retour, on n'a pas eu de chance. J'ai frappé le poteau et le gardien Esteban Alvarado a sorti un grand match.

La finale était-elle réellement envisageable, comme certains (dont le président) l'avaient évoqué ? La finale, je ne sais pas, mais j'ai le sentiment qu'on avait la possibilité d'aller très loin. Si l'on s'était qualifié, on aurait hérité de l'Udinese, et avec tout le respect que je dois aux Italiens, j'ai le sentiment qu'on pouvait passer. On se serait alors retrouvé en quarts de finale, et à partir de là, tout serait devenu possible. Je n'ai jamais regardé plus loin que le prochain match. Mais là, tout s'est arrêté de manière abrupte.

Certains joueurs semblent à la recherche de leur deuxième souffle. On songe en particulier à Milan Jovanovic. En début de saison, on louait son caractère : il insufflait sa rage de vaincre à l'équipe. Maintenant qu'il est moins performant, sa propension à faire la leçon aux autres semble irriter. Quel est votre avis ?

Milan a son caractère, c'est sûr. Et il continue à transmettre sa rage de vaincre à ses coéquipiers. Il a parfois tendance à s'énerver sur le terrain lorsque cela ne tourne pas, c'est logique. Mais dans le vestiaire, il n'y a aucun problème avec lui. J'ai toujours dit que je me sentais très à l'aise au sein du quatuor offensif de cette saison, qui me permet de jouer au sol, dans un style qui me convient. Je n'ai pas changé d'avis.

Lucas Biglia n'est plus aussi rayonnant non plus. D'une certaine manière, c'est logique après être resté trois mois sans jouer...

Exactement. Lucas est très important pour Anderlecht. En milieu de terrain, c'est lui qui dicte le rythme, qui fait circuler le ballon. Lorsqu'il est au sommet de sa forme, cela se répercute sur toute l'équipe. Et lorsqu'il est enrhumé, c'est tout le Sporting qui tousse.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Matias Suarez dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

Après le 18 sur 18 du premier tour en Europa League, Anderlecht est retombé de haut... En effet. On n'a pourtant pas sous-estimé l'adversaire. On savait que l'AZ était une très bonne équipe. Mais les circonstances du match nous ont été contraires. Au risque de contredire l'avis de beaucoup de personnes, je trouve qu'on aurait mérité de se qualifier. J'entends partout que l'AZ nous a été supérieur sur l'ensemble des deux matches, je ne suis pas d'accord. Lors du match aller, à Alkmaar, les Néerlandais ont dominé au niveau de la possession du ballon, mais Silvio Proto n'a pas dû réaliser des arrêts miraculeux. Et Guillaume Gillet aurait pu égaliser à 1-1 en toute fin de match. Lors du match retour, on n'a pas eu de chance. J'ai frappé le poteau et le gardien Esteban Alvarado a sorti un grand match. La finale était-elle réellement envisageable, comme certains (dont le président) l'avaient évoqué ? La finale, je ne sais pas, mais j'ai le sentiment qu'on avait la possibilité d'aller très loin. Si l'on s'était qualifié, on aurait hérité de l'Udinese, et avec tout le respect que je dois aux Italiens, j'ai le sentiment qu'on pouvait passer. On se serait alors retrouvé en quarts de finale, et à partir de là, tout serait devenu possible. Je n'ai jamais regardé plus loin que le prochain match. Mais là, tout s'est arrêté de manière abrupte. Certains joueurs semblent à la recherche de leur deuxième souffle. On songe en particulier à Milan Jovanovic. En début de saison, on louait son caractère : il insufflait sa rage de vaincre à l'équipe. Maintenant qu'il est moins performant, sa propension à faire la leçon aux autres semble irriter. Quel est votre avis ? Milan a son caractère, c'est sûr. Et il continue à transmettre sa rage de vaincre à ses coéquipiers. Il a parfois tendance à s'énerver sur le terrain lorsque cela ne tourne pas, c'est logique. Mais dans le vestiaire, il n'y a aucun problème avec lui. J'ai toujours dit que je me sentais très à l'aise au sein du quatuor offensif de cette saison, qui me permet de jouer au sol, dans un style qui me convient. Je n'ai pas changé d'avis. Lucas Biglia n'est plus aussi rayonnant non plus. D'une certaine manière, c'est logique après être resté trois mois sans jouer... Exactement. Lucas est très important pour Anderlecht. En milieu de terrain, c'est lui qui dicte le rythme, qui fait circuler le ballon. Lorsqu'il est au sommet de sa forme, cela se répercute sur toute l'équipe. Et lorsqu'il est enrhumé, c'est tout le Sporting qui tousse. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Matias Suarez dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Daniel Devos, Sport/Foot Magazine