" Il a accompli de l'excellent travail comme entraîneur des espoirs et comme scout pendant le Mondial. J'ai voulu le récompenser en lui confiant un poste d'assistant dans ce club. Il a aussi impressionné les joueurs, ce qui est encore plus important. " Louis van Gaal tenait ces propos, lors de l'embauche de son adjoint Albert Stuivenberg à Manchester United lors de l'été 2014.

Les Pays-Bas avaient été stupéfaits par le choix de Van Gaal. Personne n'avait vu ce Stuivenberg arriver. L'homme a dû mettre un terme à sa carrière de joueur à l'âge de 19 ans, à cause d'une blessure tenace. Il n'a jamais figuré sur les listes des clubs néerlandais à la recherche d'un nouvel entraîneur. Mais Van Gaal l'aimait bien. Il y a deux sortes d'entraîneurs chez nos voisins : les footballeurs professionnels à succès qui sont devenus coaches et s'appuient sur leur expérience, style Frank de Boer, Phillip Cocu, Giovanni van Bronckhorst, Frank Rijkaard... ; et les entraîneurs formés, des gens qui ont appris leur métier à la fédération et qui travaillent selon les règles de l'art. Comme Louis van Gaal, un footballeur moyen devenu un brillant entraîneur, Stuivenberg émarge à cette deuxième catégorie. Il a souvent des airs de maître d'école et quand il doit expliquer quelque chose, le tableau n'est jamais très éloigné.

Stuivenberg est partisan d'un football offensif mais comme son maître, il requiert 100 % de discipline et d'engagement. En espoirs néerlandais, il n'hésitait pas à opter pour des moins bons joueurs qui donnaient le maximum d'eux-mêmes, plutôt que de reprendre des footballeurs talentueux qui coupaient les angles. Le Rotterdamois de 47 ans est un perfectionniste. Il veut que tout soit réglé dans les moindres détails, de préférence à sa manière. Stuivenberg est donc particulier mais ce n'est pas un rebelle. Il ne cherche pas à heurter les gens et pendant les conférences de presse, les journalistes ne devront pas craindre pour leur vie, comme c'est parfois le cas avec Louis Van Gaal. Bref, Stuivenberg est une version bien élevée de King Louis.

Par Steve Van Herpe

" Il a accompli de l'excellent travail comme entraîneur des espoirs et comme scout pendant le Mondial. J'ai voulu le récompenser en lui confiant un poste d'assistant dans ce club. Il a aussi impressionné les joueurs, ce qui est encore plus important. " Louis van Gaal tenait ces propos, lors de l'embauche de son adjoint Albert Stuivenberg à Manchester United lors de l'été 2014. Les Pays-Bas avaient été stupéfaits par le choix de Van Gaal. Personne n'avait vu ce Stuivenberg arriver. L'homme a dû mettre un terme à sa carrière de joueur à l'âge de 19 ans, à cause d'une blessure tenace. Il n'a jamais figuré sur les listes des clubs néerlandais à la recherche d'un nouvel entraîneur. Mais Van Gaal l'aimait bien. Il y a deux sortes d'entraîneurs chez nos voisins : les footballeurs professionnels à succès qui sont devenus coaches et s'appuient sur leur expérience, style Frank de Boer, Phillip Cocu, Giovanni van Bronckhorst, Frank Rijkaard... ; et les entraîneurs formés, des gens qui ont appris leur métier à la fédération et qui travaillent selon les règles de l'art. Comme Louis van Gaal, un footballeur moyen devenu un brillant entraîneur, Stuivenberg émarge à cette deuxième catégorie. Il a souvent des airs de maître d'école et quand il doit expliquer quelque chose, le tableau n'est jamais très éloigné. Stuivenberg est partisan d'un football offensif mais comme son maître, il requiert 100 % de discipline et d'engagement. En espoirs néerlandais, il n'hésitait pas à opter pour des moins bons joueurs qui donnaient le maximum d'eux-mêmes, plutôt que de reprendre des footballeurs talentueux qui coupaient les angles. Le Rotterdamois de 47 ans est un perfectionniste. Il veut que tout soit réglé dans les moindres détails, de préférence à sa manière. Stuivenberg est donc particulier mais ce n'est pas un rebelle. Il ne cherche pas à heurter les gens et pendant les conférences de presse, les journalistes ne devront pas craindre pour leur vie, comme c'est parfois le cas avec Louis Van Gaal. Bref, Stuivenberg est une version bien élevée de King Louis. Par Steve Van Herpe