Steven Martens n'a pas attendu la prochaine réunion du Comité exécutif. Lundi soir, il a jeté l'éponge. Le CEO de l'Union belge savait que sa position était devenue intenable. Sans appui des grands clubs, il est impossible de survivre dans un climat de critiques toujours plus virulentes.

Il n'y a pas si longtemps, Steven Martens était encore considéré comme le Roi-Soleil par l'Union belge. Il avait déclenché une révolution au sein d'un organe sclérosé par le conservatisme et même à l'étranger on lui demandait de venir expliquer son modèle. Les succès des Diables Rouges ont renforcé les capacités commerciales de l'Union et Steven Martens aimait évoquer ses réalisations.

"Règlement de compte politique"

Les critiques ont commencé à pleuvoir sur l'ancien joueur de tennis quand il s'est avéré que l'hôtel réservé pour les compagnes des joueurs lors du Mondial (300.000 euros) n'avait pas été annulé. Le manager de l'équipe a été sacrifié. Martens semblait fuir ses responsabilités en disant que malheureusement il ne pouvait rien dire à ce sujet. Ce n'était pas très courageux. L'affaire a rapidement été étouffée.

Il y a dix jours, le déficit de 200.000 euros creusé par l'Union belge et fuité dans la presse a mis Martens dans une fâcheuse posture. Il a évoqué un règlement de compte politique et a transformé cette perte d'un coup de baguette magique en bénéfice de 600.000 euros. Pour arriver à ce résultat, il aurait regroupé les comptabilités des deux volets avec celle de la fédération coordinatrice.

Le vent nouveau qui soufflait à l'Union belge a tout à fait disparu, comme s'il était impossible de consolider une période de succès...

Ces explications n'ont pas réussi à convaincre les membres de l'Union belge qui se sont mis à l'interroger sur les dépenses excessives qui ont eu lieu sous Steven Martens. C'est comme si tout à coup tous les membres de l'UB se sont retrouvés dans un monde rationnel. Pendant longtemps, les comptes ont été à peine vérifiés et donc pas corrigés. Il y a eu des commandes exorbitantes, des montants faramineux payés sans contrat. Il est tout à fait stupéfiant que cela ait été possible et ce n'est pas uniquement de la faute de Steven Martens.

Conséquences ultérieures

Initialement, le CEO s'est montré combatif, mais il a finalement réalisé qu'il n'avait aucune chance. Son départ entraînera sûrement d'autres conséquences qui se manifesteront en juin quand il faudra élire un nouveau président de la fédération. François De Keersmaecker, qui a longtemps été un partisan loyal de Martens, se retrouvera dans une fâcheuse posture, même si pour l'instant il n'y a pas encore d'autres candidats.

Il y a un an, tout le monde était encore grisé par l'euphorie de la Coupe du monde au Brésil. Les Diables Rouges étaient acclamés et un vent nouveau soufflait dans la maison en verre. À l'heure actuelle, il semble que celui-ci ait tout à fait disparu, comme s'il était impossible de consolider une période de succès.

Steven Martens n'a pas attendu la prochaine réunion du Comité exécutif. Lundi soir, il a jeté l'éponge. Le CEO de l'Union belge savait que sa position était devenue intenable. Sans appui des grands clubs, il est impossible de survivre dans un climat de critiques toujours plus virulentes.Il n'y a pas si longtemps, Steven Martens était encore considéré comme le Roi-Soleil par l'Union belge. Il avait déclenché une révolution au sein d'un organe sclérosé par le conservatisme et même à l'étranger on lui demandait de venir expliquer son modèle. Les succès des Diables Rouges ont renforcé les capacités commerciales de l'Union et Steven Martens aimait évoquer ses réalisations.Les critiques ont commencé à pleuvoir sur l'ancien joueur de tennis quand il s'est avéré que l'hôtel réservé pour les compagnes des joueurs lors du Mondial (300.000 euros) n'avait pas été annulé. Le manager de l'équipe a été sacrifié. Martens semblait fuir ses responsabilités en disant que malheureusement il ne pouvait rien dire à ce sujet. Ce n'était pas très courageux. L'affaire a rapidement été étouffée.Il y a dix jours, le déficit de 200.000 euros creusé par l'Union belge et fuité dans la presse a mis Martens dans une fâcheuse posture. Il a évoqué un règlement de compte politique et a transformé cette perte d'un coup de baguette magique en bénéfice de 600.000 euros. Pour arriver à ce résultat, il aurait regroupé les comptabilités des deux volets avec celle de la fédération coordinatrice.Ces explications n'ont pas réussi à convaincre les membres de l'Union belge qui se sont mis à l'interroger sur les dépenses excessives qui ont eu lieu sous Steven Martens. C'est comme si tout à coup tous les membres de l'UB se sont retrouvés dans un monde rationnel. Pendant longtemps, les comptes ont été à peine vérifiés et donc pas corrigés. Il y a eu des commandes exorbitantes, des montants faramineux payés sans contrat. Il est tout à fait stupéfiant que cela ait été possible et ce n'est pas uniquement de la faute de Steven Martens.Initialement, le CEO s'est montré combatif, mais il a finalement réalisé qu'il n'avait aucune chance. Son départ entraînera sûrement d'autres conséquences qui se manifesteront en juin quand il faudra élire un nouveau président de la fédération. François De Keersmaecker, qui a longtemps été un partisan loyal de Martens, se retrouvera dans une fâcheuse posture, même si pour l'instant il n'y a pas encore d'autres candidats.Il y a un an, tout le monde était encore grisé par l'euphorie de la Coupe du monde au Brésil. Les Diables Rouges étaient acclamés et un vent nouveau soufflait dans la maison en verre. À l'heure actuelle, il semble que celui-ci ait tout à fait disparu, comme s'il était impossible de consolider une période de succès.