Las de rester sur le banc, Mpoku choisit donc de rentrer au bercail. Le Standard dépose 400.000 euros sur la table et en fait le premier transfert de la nouvelle direction. A 19 ans, Mpoku pense que sa carrière va décoller. Pourtant, c'est dans le noyau Espoirs qu'il est prié, dans un premier temps, de faire ses gammes.

" Quand il revient au Standard, son comportement avait changé ", explique Jeunechamps. " Pas tellement sur le plan footballistique mais bien au niveau psychologique et mental. En Espoirs, j'avais affaire à quelqu'un de plus mature, qui s'investissait énormément dans l'équipe. Il menait une perpétuelle réflexion sur le jeu tant individuellement que collectivement. Il avait pris de l'envergure dans le vestiaire où il remplissait le rôle de rassembleur, papa et compétiteur. Le genre de caractère qui plaît à un coach car on pouvait s'appuyer sur lui pour faire passer des messages ou servir d'exemple. Ses coéquipiers voyaient que même s'il arrivait de Tottenham, il continuait à bosser ! J'ai rarement connu cela avec un joueur. Je suis resté cinq ans à la tête des Espoirs et personne n'a marqué autant l'équipe de son empreinte. Pas même Mehdi Carcela ou Axel Witsel ! Je me souviens d'un match à Louvain : à la mi-temps, j'engueule Ibrahima Cissé qui trouve des excuses. Polo le coupe et lui dit - Tu te tais et tu écoutes le coach ! A cela s'ajoutait, dans le jeu, le côté rusé et intelligent. On n'avait pas besoin de lui dire de garder le ballon quand on menait 1-0, il le savait très bien. Autre exemple : un jour, il a pris la rentrée en touche, il l'a tapé sur le dos de son coéquipier, le ballon est tombé par terre, il l'a joué et est parti vers le but. Je ne lui avais jamais appris à faire cela et il l'a fait dans l'action. Cela démontre son intelligence spontanée. "

Par Stéphane Vande Velde

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Las de rester sur le banc, Mpoku choisit donc de rentrer au bercail. Le Standard dépose 400.000 euros sur la table et en fait le premier transfert de la nouvelle direction. A 19 ans, Mpoku pense que sa carrière va décoller. Pourtant, c'est dans le noyau Espoirs qu'il est prié, dans un premier temps, de faire ses gammes." Quand il revient au Standard, son comportement avait changé ", explique Jeunechamps. " Pas tellement sur le plan footballistique mais bien au niveau psychologique et mental. En Espoirs, j'avais affaire à quelqu'un de plus mature, qui s'investissait énormément dans l'équipe. Il menait une perpétuelle réflexion sur le jeu tant individuellement que collectivement. Il avait pris de l'envergure dans le vestiaire où il remplissait le rôle de rassembleur, papa et compétiteur. Le genre de caractère qui plaît à un coach car on pouvait s'appuyer sur lui pour faire passer des messages ou servir d'exemple. Ses coéquipiers voyaient que même s'il arrivait de Tottenham, il continuait à bosser ! J'ai rarement connu cela avec un joueur. Je suis resté cinq ans à la tête des Espoirs et personne n'a marqué autant l'équipe de son empreinte. Pas même Mehdi Carcela ou Axel Witsel ! Je me souviens d'un match à Louvain : à la mi-temps, j'engueule Ibrahima Cissé qui trouve des excuses. Polo le coupe et lui dit - Tu te tais et tu écoutes le coach ! A cela s'ajoutait, dans le jeu, le côté rusé et intelligent. On n'avait pas besoin de lui dire de garder le ballon quand on menait 1-0, il le savait très bien. Autre exemple : un jour, il a pris la rentrée en touche, il l'a tapé sur le dos de son coéquipier, le ballon est tombé par terre, il l'a joué et est parti vers le but. Je ne lui avais jamais appris à faire cela et il l'a fait dans l'action. Cela démontre son intelligence spontanée. " Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'article dans votre Sport/Foot Magazine