Seules les coiffures sont, jusqu'au bout, restées impeccables. Pas un cheveu qui dépasse, et pourtant l'inévitable impression d'un homme froissé, comme essoré par la cadence négative infernale de la machine rouche. Une réalité que Luka Elsner ne sera jamais parvenu à enrayer, faisant de la fin de son bref règne liégeois une évidence difficilement contestable.

Arrivé de Courtrai dans le tumulte, quittant un club qui accuse alors le Standard de débauchage, le Franco-Slovène semblait pourtant sûr de son coup. Contrairement à d'autres candidats rencontrés par Bruno Venanzi et Alexandre Grosjean, le coach des Kerels ne s'était pas inquiété d'objectifs - une qualification européenne - élevés, irréalistes pour certains en voyant la qualité du noyau. Très vite, il a pourtant fallu se rendre à l'évidence. Les discours soignés et les moments encourageants restent bien cachés derrière de longues périodes de doute. "C'est un gars adorable, très ouvert, mais qui manque parfois un peu de sens du détail dans ce qu'il met en place", entend-on depuis l'intérieur du vestiaire de Sclessin. Comme si une fois de plus, le club avait mal visé au moment de choisir le nouveau dépositaire de son gouvernail.

Il y a bien sûr une autre version des faits. Celle qui se raconte depuis le banc de touche, et qui pointe plutôt du doigt ceux qui enfilent les crampons. "On peut changer de coach, mais les joueurs restent les mêmes", signale ironiquement un ancien de la maison. Puisqu'il voulait réussir à tout prix, Luka Elsner en est même parfois venu à changer de personnalité, la jouant Balkanique volcanique pour tenter de réveiller un vestiaire qui, quelle que soit la partition distribuée par le coach, n'est jamais vraiment devenu un orchestre. D'abord proche de son groupe, puis très dur quand le mois de février a rapidement évaporé les espoirs nés d'une reprise encourageante (nuls contre Anderlecht et Bruges, victoire à Eupen), Elsner lâche prise progressivement sous les yeux de son vestiaire quand une défaite sans âme chez de faibles Ostendais anéantit les rêves de remontée.

À la pause, lors de ce déplacement à la Côte, les murs du vestiaire tremblent pourtant encore. Luka Elsner joue son va-tout en mettant ses hommes forts devant leurs responsabilités, les attaquant presque de front. Pourtant, rien ne change vraiment au retour des vestiaires. Certains parleront d'un groupe qui n'écoute pas, d'autres d'un coach qui ne sait pas comment lui parler. Le résultat est finalement identique. Ni l'expérience de Philippe Montanier, ni les méthodes dures de Mbaye Leye, ni le soft power et les durcissements du caméléon Luka Elsner n'auront trouvé la clé de deux saisons de turbulences presque inédites au sein du vaisseau rouche. Les deux premiers conserveront au moins le mérite d'avoir lancé de jeunes talents sur le pré principautaire, là où Elsner sera sans doute symboliquement retenu pour avoir préféré Noé Dussenne à Ameen Al-Dakhil, parti à Saint-Trond pour retrouver du temps de jeu.

Place à un nouveau commandant derrière le gouvernail. Sans doute avec pas mal de nouvelles têtes dans l'équipage.

Seules les coiffures sont, jusqu'au bout, restées impeccables. Pas un cheveu qui dépasse, et pourtant l'inévitable impression d'un homme froissé, comme essoré par la cadence négative infernale de la machine rouche. Une réalité que Luka Elsner ne sera jamais parvenu à enrayer, faisant de la fin de son bref règne liégeois une évidence difficilement contestable.Arrivé de Courtrai dans le tumulte, quittant un club qui accuse alors le Standard de débauchage, le Franco-Slovène semblait pourtant sûr de son coup. Contrairement à d'autres candidats rencontrés par Bruno Venanzi et Alexandre Grosjean, le coach des Kerels ne s'était pas inquiété d'objectifs - une qualification européenne - élevés, irréalistes pour certains en voyant la qualité du noyau. Très vite, il a pourtant fallu se rendre à l'évidence. Les discours soignés et les moments encourageants restent bien cachés derrière de longues périodes de doute. "C'est un gars adorable, très ouvert, mais qui manque parfois un peu de sens du détail dans ce qu'il met en place", entend-on depuis l'intérieur du vestiaire de Sclessin. Comme si une fois de plus, le club avait mal visé au moment de choisir le nouveau dépositaire de son gouvernail.Il y a bien sûr une autre version des faits. Celle qui se raconte depuis le banc de touche, et qui pointe plutôt du doigt ceux qui enfilent les crampons. "On peut changer de coach, mais les joueurs restent les mêmes", signale ironiquement un ancien de la maison. Puisqu'il voulait réussir à tout prix, Luka Elsner en est même parfois venu à changer de personnalité, la jouant Balkanique volcanique pour tenter de réveiller un vestiaire qui, quelle que soit la partition distribuée par le coach, n'est jamais vraiment devenu un orchestre. D'abord proche de son groupe, puis très dur quand le mois de février a rapidement évaporé les espoirs nés d'une reprise encourageante (nuls contre Anderlecht et Bruges, victoire à Eupen), Elsner lâche prise progressivement sous les yeux de son vestiaire quand une défaite sans âme chez de faibles Ostendais anéantit les rêves de remontée.À la pause, lors de ce déplacement à la Côte, les murs du vestiaire tremblent pourtant encore. Luka Elsner joue son va-tout en mettant ses hommes forts devant leurs responsabilités, les attaquant presque de front. Pourtant, rien ne change vraiment au retour des vestiaires. Certains parleront d'un groupe qui n'écoute pas, d'autres d'un coach qui ne sait pas comment lui parler. Le résultat est finalement identique. Ni l'expérience de Philippe Montanier, ni les méthodes dures de Mbaye Leye, ni le soft power et les durcissements du caméléon Luka Elsner n'auront trouvé la clé de deux saisons de turbulences presque inédites au sein du vaisseau rouche. Les deux premiers conserveront au moins le mérite d'avoir lancé de jeunes talents sur le pré principautaire, là où Elsner sera sans doute symboliquement retenu pour avoir préféré Noé Dussenne à Ameen Al-Dakhil, parti à Saint-Trond pour retrouver du temps de jeu.Place à un nouveau commandant derrière le gouvernail. Sans doute avec pas mal de nouvelles têtes dans l'équipage.