Un coup d'oeil sur son compte Instagram suffit à s'en convaincre : Stallone Limbombe est plus heureux que jamais. Last Week of preparation. Tougher than the other years but I'll get there... Matter of timing #qlf #lveb SL9 @kaagent LA VIE EST BELLE§??
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Un coup d'oeil sur son compte Instagram suffit à s'en convaincre : Stallone Limbombe est plus heureux que jamais. Last Week of preparation. Tougher than the other years but I'll get there... Matter of timing #qlf #lveb SL9 @kaagent LA VIE EST BELLE§??Karel Fraeye était manager des équipes d'âge à Gand à l'époque où Limbombe était en Espoirs (2007-2010) et s'entraînait régulièrement avec Michel Preud'homme. Devenu entraîneur de Lommel, le Gantois a également affronté l'aîné des Limbombe lorsque celui-ci évoluait à l'Antwerp, en Proximus League. " Ce n'est pas le genre de gars à qui il suffit de taper sur l'épaule. Il doit sentir qu'on est constamment derrière lui. Quand il est en forme, avec sa vitesse et sa profondeur, il rend ses adversaires fous. Il a surtout du cran à revendre. C'est un casse-cou. Lorsque Anthony a percé à NEC et à Bruges, il a ouvert les yeux, un peu comme Jordan Lukaku lorsque Romelu s'est imposé en Premier League. Selon Fraeye, Limbombe aimait montrer qu'il savait jouer au football. " Avec lui, il n'y avait pas besoin de parler. Il était très humble mais aussi un peu espiègle. L'évolution d'Anthony l'a aidé à devenir plus sérieux. " Le défi qui l'attend à Gand est important. " Stallone ne doit pas jouer contre nature mais il doit faire preuve de maturité ", dit Fraeye. " Il ne va probablement pas tenir immédiatement le rôle qu'il imagine, celui d'homme qui fait la différence. Il est très ambitieux et se donne toujours à fond mais, celui que j'ai connu à Gand, aimait un peu trop le ballon. Pour remédier à cela, nous l'avions fait jouer arrière droit. Il s'est alors mis à jouer plus simplement et a pris du volume de jeu. "Parfois, il était exalté. " Surtout s'il marquait ou délivrait un assist. Il était aussi enthousiaste qu'un enfant. Son niveau de confiance se mesurait à ses actions. Lorsqu'il jouait simplement, il était insaisissable. Il faudra qu'il reste calme et canalise son énergie. On va voir également ce qui se passe avec Moses Simon et Samuel Kalu. En tout cas, il a une mentalité très professionnelle. Sa meilleure place, c'est à droite. En principe, le système de jeu d' Yves Vanderhaeghe doit lui convenir. De plus, il connaît Gunther Schepens et celui-ci a joué sur le flanc. Il sait donc de quel bois Stallone se chauffe et ce qu'on attend de lui. " " Pour Stallone, ce transfert constitue une superbe opportunité ", dit Igor Vetokele depuis Charlton. Les deux hommes ont joué ensemble chez les Buffalos. " En équipes d'âge, il était trop fougueux mais maintenant, quand je le vois en un contre un, je retrouve les qualités grâce auxquelles on avait dit de lui que c'était un des plus grands espoirs du football belge. Il a appris la patience. Nous répétions chaque jour les mêmes gestes, comme le coup-franc de Cristiano Ronaldo. Stallone voulait absolument maîtriser cette technique. En 2010, l'international angolais a suivi le conseil de Bob Peeters et a accompagné son coach ainsi que le regretté Grégory Mertens au CS Bruges. Limbombe, lui, est parti au PSV Eindhoven, où il a côtoyé Memphis Depay et Zakaria Bakkali en équipes d'âge. " Un mauvais choix. Par la suite, il a dû repartir tout en bas de l'échelle, à Cultural Leonesa et à Oosterzonen. " Aujourd'hui, Vetokele retrouve le joueur avec beaucoup de personnalité et d'envie de s'imposer qu'il a connu. " Stallone est avant tout un brave type. Bien sûr, il reste imprévisible mais il n'est jamais mal intentionné. Et c'est aussi un atout. " Vetokele estime qu'à Gand, Limbombe devra rester lui-même et mettre ses qualités au service de l'équipe. " Le foot, c'est se créer des occasions et les exploiter. Mentalement, il est plus fort que jamais. Je crois qu'il veut absolument marcher sur les traces d'Anthony. Son frère, c'est son modèle : il a été champion et appelé chez les Diables Rouges. Ça le stimule. " Wim De Decker, qui a été son équipier et son entraîneur à l'Antwerp, ne conserve pas un souvenir impérissable de sa première rencontre avec Stallone Limbombe, en 2014. " Je le trouvais difficile à cerner. Je me remettais d'une opération aux ligaments croisés et il avait l'air sûr de lui, même avec les anciens. Par contre, il avait du potentiel, surtout sa vitesse. Mais il n'était pas efficace. " Devenu entraîneur, il a beaucoup parlé avec lui. " Parce que beaucoup de coaches s'étaient heurtés à son caractère, je voulais trouver sa corde sensible. Nous avons été champions et, dans mon système de jeu, il n'y avait pas de place pour lui mais il a adhéré au projet et s'est donné à fond. Il était transformé, il avait compris. Ce n'était plus du tout le joueur laxiste que j'avais connu au début. La saison dernière aussi, il a dû encaisser des coups durs. Comme à Bruges, où il s'est retrouvé 19e homme. Mais il a accepté et a bien réagi à l'entraînement. C'est devenu un battant, quelqu'un qui n'abandonne jamais. Il est beaucoup plus constant. " De Decker l'admet : Limbombe, il faut savoir le prendre. " Le football, c'est son moyen d'expression. C'est un joueur de rue : après l'entraînement, il est capable d'aller jouer sur la plage. C'est un passionné. C'est pourquoi aujourd'hui, il est à un tournant de sa carrière. S'il continue à exploiter sa grande force - l'explosivité qui apporte de la profondeur au jeu - il peut aller très loin. Mais il doit rester efficace. "