Depuis trois ans, Ghelamco cherche en vain à obtenir un permis pour construire son Eurostade, qui devait initialement accueillir le match d'ouverture du Championnat d'Europe de football 2020.

L'entreprise de construction a dû faire face aux refus de la commune de Grimbergen, de la province du Brabant flamand, de l'ancienne ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V) et récemment du conseil flamand chargé de se prononcer sur les contestations des décisions en matière de permis.

La raison du refus de permis ne varie pas: l'Eurostade est trop grand pour ce que le plan d'aménagement du parking C prescrit. Le nombre de mètres carrés pour les loisirs en particulier est dépassé. Le raisonnement de Ghelamco, selon lequel les vestiaires par exemple n'appartiennent pas à une activité récréative, n'a été suivi par aucune instance.

A présent, Ghelamco tente sa chance auprès du Conseil d'Etat, dernière instance de recours. La haute juridiction devra se prononcer uniquement sur la conformité de la décision du Conseil flamand des litiges relatifs aux permis avec les règlements et procédures en vigueur.

Philip Neyt renvoie au bail emphytéotique de 99 ans conclu avec la Ville de Bruxelles pour construire l'Eurostade sur le parking C. Comme la construction n'a pas eu lieu et que, selon la Ville, cela ne fonctionnera pas à l'avenir, la commune souhaite annuler le bail. Ghelamco voit les choses autrement, c'est pourquoi une procédure judiciaire est en cours.

L'impact du recours auprès du Conseil d'Etat sur cette procédure n'est pas encore connu mais, pour l'échevin bruxellois du Sport Benoit Hellings (Ecolo), le projet d'Eurostade est déjà "mort et enterré". La Ville de Bruxelles préfère désormais rénover le Stade Roi Baudouin mais ne dispose pas du financement nécessaire.