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Fin août, Sory Kaba est arrivé du Danemark avec un CV plus qu'intéressant. International à quinze reprises, il a croisé Paul Onuachu au FC Midtjylland, celui-ci ayant été transféré à Genk un mois après son arrivée en juillet 2019. Kaba s'est érigé en successeur de luxe du Nigérian, avec 18 buts en 57 matches. Mais malgré son statut de machine à goals, Kaba a décidé de s'en aller en pleine préparation, suite à quelques altercations avec l'entraîneur. OHL lui a offert une belle opportunité sous la forme d'un prêt avec option. "Sory vit de ses buts", déclare Marc Brys. "Il est arrivé avec un certain style. Il a une forte personnalité, ce qui est bien utile dans notre groupe. Nous avons dû tenir compte de deux paramètres : sa condition physique était épouvantable et il était trop arrogant." C'est pour cela, précise le coach louvaniste, qu'il a dû patienter jusqu'à la onzième journée pour inscrire le but égalisateur au Standard (2-2) lors de son entrée au jeu. Il a marqué deux pions dès sa première titularisation, contre Saint-Trond (4-2), ainsi qu'en Coupe de Belgique, au Lierse (1-2). Puis ce dimanche lors du nul forcé à Anderlecht (2-2). "Sory n'est pas un garçon difficile", poursuit Brys, en faisant allusion à la réputation de Kaba. "C'est avant tout un battant. Il veut gagner, il a de la présence dans le rectangle et est excellent dos au but. Il a l'air très souple, maintenant. Sory a besoin qu'on lui lance des défis. Il est très motivé et se met lui-même la pression, qu'il gère d'ailleurs très bien. La provocation marche bien avec lui, comme par exemple lui dire qu'il n'est pas capable de faire telle ou telle chose."