L'avis d'Edward Still, coach du Sporting Charleroi
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L'avis d'Edward Still, coach du Sporting Charleroi "Dans les staffs, les profils qui n'ont pas une carrière de joueur professionnel sont de plus en plus nombreux. Je pense que ça vient du fait que le football est géré de façon de plus en plus intelligente, que la gestion d'un club se rapproche de celle d'une entreprise. Ce paramètre ouvre les portes à une nouvelle vague, parce qu'il y a toute une série de nouvelles données à gérer par rapport à il y a quelques années, des choses que les anciens professionnels n'ont donc pas côtoyées dans leur carrière de joueur. Dans les staffs actuels, on voit par exemple de plus en plus d'universitaires qui sont des experts dans l'analyse de toutes les statistiques qui sont désormais à disposition. La gestion de la performance, notamment physique, ça fait qu'aujourd'hui, les préparateurs physiques sont presque devenus des chercheurs, qui doivent maîtriser les données et les mathématiques. C'est le cas depuis des années dans les pays avoisinants, et ça le devient aussi chez nous. Désormais, tous les pays ont leur exemple de coach qui n'a pas fait une carrière de joueur, mais qui impressionne sur le banc de touche: il y a évidemment Nagelsmann en Allemagne, mais aussi un gars comme Graham Potter en Angleterre. Tout ça, ça ouvre des portes, et je pense que ces nouveaux profils apportent une plus-value ou, au moins, une approche différente dans le milieu. La dimension de compétence prend progressivement le dessus, et c'est inévitable parce qu'à chaque match, le contenu est décortiqué par l'adversaire et exposé au grand jour à la concurrence du championnat. C'est de plus en plus difficile de réussir à long terme sans être préparé."