Bekatorou, plusieurs fois médaillée d'or aux Jeux olympiques et aux championnats du monde en 470, avait déclaré jeudi avoir la victime d'agressions sexuelles commises par un responsable de la fédération grecque de voile peu après avoir participé à des tests pour les Jeux de Sydney en 2000. Dans un message sur Facebook, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a affirmé "soutenir" la démarche de Sofia Bekatorou, aujourd'hui âgée de 43 ans, et incité les autres victimes d'agressions sexuelles à parler. "Il est temps de mettre fin à la violence exercée par ceux qui ont le pouvoir contre ceux qui sont en position de faiblesse", a-t-il dit. La championne a précisé qu'elle était âgée de 21 ans quand elle a été la cible d'"harcèlement sexuel et d'abus" dans une chambre d'hôtel de la part d'un membre important de la fédération dont elle a tu le nom. Aujourd'hui mère de deux enfants, elle a indiqué ne pas avoir voulu parler à l'époque par crainte de se voir empêchée de poursuivre sa carrière, ajoutant que l'auteur des faits occupe toujours "une position élevée" au sein de la fédération. "A l'époque, nous n'avions aucun soutien de la part d'un psychologue du sport et je ne voulais bien entendu ne pas en parler à mes parents car ils m'auraient interdit de continuer à faire de la voile", a-t-elle ajouté lors d'une téléconférence organisée par les autorités grecques sur les abus sexuels. Sofia Bekatorou, porte-drapeau de la délégation grecque aux JO de Rio en 2016, est l'une des championnes grecques les plus médaillées. Elle a remporté l'or aux Jeux d'Athènes en 2004 et le bronze à Pékin quatre ans plus tard. Elle compte également quatre médailles d'or aux championnats du monde et deux aux championnat d'Europe auxquelles s'ajoutent d'autres podiums. La ministre adjointe du travail, Maria Syreggela, a estimé samedi que la décision de Sofia Bekatorou de révéler cette affaire "était plus importante que les dix médailles qu'elle a rapportées à la Grèce". La fédération grecque de nautisme a encouragé l'athlète à "fournir des détails", s'engageant à prendre des mesures "si celles-ci relevaient de sa responsabilité". (Belga)

Bekatorou, plusieurs fois médaillée d'or aux Jeux olympiques et aux championnats du monde en 470, avait déclaré jeudi avoir la victime d'agressions sexuelles commises par un responsable de la fédération grecque de voile peu après avoir participé à des tests pour les Jeux de Sydney en 2000. Dans un message sur Facebook, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a affirmé "soutenir" la démarche de Sofia Bekatorou, aujourd'hui âgée de 43 ans, et incité les autres victimes d'agressions sexuelles à parler. "Il est temps de mettre fin à la violence exercée par ceux qui ont le pouvoir contre ceux qui sont en position de faiblesse", a-t-il dit. La championne a précisé qu'elle était âgée de 21 ans quand elle a été la cible d'"harcèlement sexuel et d'abus" dans une chambre d'hôtel de la part d'un membre important de la fédération dont elle a tu le nom. Aujourd'hui mère de deux enfants, elle a indiqué ne pas avoir voulu parler à l'époque par crainte de se voir empêchée de poursuivre sa carrière, ajoutant que l'auteur des faits occupe toujours "une position élevée" au sein de la fédération. "A l'époque, nous n'avions aucun soutien de la part d'un psychologue du sport et je ne voulais bien entendu ne pas en parler à mes parents car ils m'auraient interdit de continuer à faire de la voile", a-t-elle ajouté lors d'une téléconférence organisée par les autorités grecques sur les abus sexuels. Sofia Bekatorou, porte-drapeau de la délégation grecque aux JO de Rio en 2016, est l'une des championnes grecques les plus médaillées. Elle a remporté l'or aux Jeux d'Athènes en 2004 et le bronze à Pékin quatre ans plus tard. Elle compte également quatre médailles d'or aux championnats du monde et deux aux championnat d'Europe auxquelles s'ajoutent d'autres podiums. La ministre adjointe du travail, Maria Syreggela, a estimé samedi que la décision de Sofia Bekatorou de révéler cette affaire "était plus importante que les dix médailles qu'elle a rapportées à la Grèce". La fédération grecque de nautisme a encouragé l'athlète à "fournir des détails", s'engageant à prendre des mesures "si celles-ci relevaient de sa responsabilité". (Belga)