M. Collina a rappelé comment l'idée lancée en 2007 par le président de l'UEFA Michel Platini a été mise en oeuvre à partir de 2009 en Coupe d'Europe, sa philosophie, les résultats obtenus et les grands principes.

"Il n'y aura jamais d'arbitrage parfait mais tous les rapports et les statistiques montrent clairement que ce système permet de s'en rapprocher", a-t-il... conclu au bout d'un exposé d'une demi-heure. "C'est pareil pour les joueurs vous savez. Leurs coaches font le maximum, mais ils ne disputeront jamais le match sans faute..."

Désigné à six reprises comme le meilleur arbitre du monde, Pierluigi Collina a aussi insisté sur le caractère désormais collectif de la fonction. "C'est un travail d'équipe et même si la décision finale lui revient toujours, l'arbitre doit tenir largement compte et même suivre l'avis des arbitres additionnels (essentiellement chargés d'observer ce qui se passe dans le rectangle et la course du ballon devant ou derrière la ligne de but, ndlr) dans pratiquement tous les cas".

"Grâce au partage des tâches l'arbitre auquel plus rien n'échappe se sent davantage maître de la situation. Et les juges de lignes peuvent quasiment se concentrer à 100 pc sur les hors-jeu, le plus difficile exercice dans l'arbitrage d'un match".

"Vous avez l'avantage de ne pas partir de zéro ! "

"Cela nécessitera des adaptations pour ceux qui n'arbitrent pas en Coupe d'Europe", a-t-il admis, "mais je suis rassuré quand je vois le programme d'entraînement et de formation qui est prévu à leur intention".

"Même eux ne partiront pas de zéro comme c'était notre cas à l'UEFA lorsque le système a été lancé lors de l'édition 2009-2010 de l'Europa League. Là on en était vraiment pratiquement au stade de l'expérimentation, et il s'agissait de rencontres à gros enjeu. Plus de mille matches ont depuis lors été joués avec six arbitres, et le système a sans conteste donné de bons résultats. Notamment au niveau des hors-jeu de moins d'un mètre, des phases litigieuses dans le rectangle, sur corner par exemple, et des ballons sur ou derrière la ligne de but. Mais aussi par rapport au comportement des joueurs, qui se sentent davantage observés. L'arbitre doit de son côté assimiler le caractère collectif de sa mission. Je pourrais ainsi vous montrer des penalties signalés par l'arbitre assistant supplémentaire mais non sifflés. Ce qui ne devrait jamais arriver...", a grondé Pierluigi Collina, images vidéo à l'appui...

Serge Gumienny : "ça marche ! "

"Quand on me demande à quoi sert le président de la Pro League, je réponds que ma mission numéro un est l'amélioration du jeu et du spectacle offert dans notre championnat", a indiqué Ronny Verhelst.

Et d'ajouter que c'est précisément la première raison pour laquelle il a accepté avec enthousiasme la proposition de l'Union Belge et de sa commission des arbitres, d'être parmi les premiers en Europe à adopter le système de de l'arbitrage à six à partir des demi-finales de la Coupe, pour les play-offs I et III et les barrages pour l'Europa League.

Et la deuxième raison ? "La volonté de figurer en première ligne en matière de progrès et de soutien à l'UEFA", répond M. Verhelst.

Reste à connaître l'avis des... arbitres. Serge Gumienny par exemple, international, qui n'a donc plus besoin d'écolage. "Détrompez-vous", objecte-t-il. "J'ai dirigé une vingtaine de matches avec des arbitres assistants supplémentaires, mais je ne l'ai jamais été moi-même. Or je serai parfois appelé à remplir ce rôle dans les play-offs. Ce que je peux dire c'est que le système marche. J'en témoigne. Tout ce qu'a dit Collina tout à l'heure est vrai. Six paires d'yeux ne peuvent que mieux voir. Maintenant mes collègues vont devoir très vite s'adapter, vu l'importance de ces matches. Il conviendra surtout selon moi de bien se mettre d'accord sur le rôle de chacun avant le kick-off..."

M. Collina a rappelé comment l'idée lancée en 2007 par le président de l'UEFA Michel Platini a été mise en oeuvre à partir de 2009 en Coupe d'Europe, sa philosophie, les résultats obtenus et les grands principes. "Il n'y aura jamais d'arbitrage parfait mais tous les rapports et les statistiques montrent clairement que ce système permet de s'en rapprocher", a-t-il... conclu au bout d'un exposé d'une demi-heure. "C'est pareil pour les joueurs vous savez. Leurs coaches font le maximum, mais ils ne disputeront jamais le match sans faute..." Désigné à six reprises comme le meilleur arbitre du monde, Pierluigi Collina a aussi insisté sur le caractère désormais collectif de la fonction. "C'est un travail d'équipe et même si la décision finale lui revient toujours, l'arbitre doit tenir largement compte et même suivre l'avis des arbitres additionnels (essentiellement chargés d'observer ce qui se passe dans le rectangle et la course du ballon devant ou derrière la ligne de but, ndlr) dans pratiquement tous les cas". "Grâce au partage des tâches l'arbitre auquel plus rien n'échappe se sent davantage maître de la situation. Et les juges de lignes peuvent quasiment se concentrer à 100 pc sur les hors-jeu, le plus difficile exercice dans l'arbitrage d'un match". "Vous avez l'avantage de ne pas partir de zéro ! " "Cela nécessitera des adaptations pour ceux qui n'arbitrent pas en Coupe d'Europe", a-t-il admis, "mais je suis rassuré quand je vois le programme d'entraînement et de formation qui est prévu à leur intention". "Même eux ne partiront pas de zéro comme c'était notre cas à l'UEFA lorsque le système a été lancé lors de l'édition 2009-2010 de l'Europa League. Là on en était vraiment pratiquement au stade de l'expérimentation, et il s'agissait de rencontres à gros enjeu. Plus de mille matches ont depuis lors été joués avec six arbitres, et le système a sans conteste donné de bons résultats. Notamment au niveau des hors-jeu de moins d'un mètre, des phases litigieuses dans le rectangle, sur corner par exemple, et des ballons sur ou derrière la ligne de but. Mais aussi par rapport au comportement des joueurs, qui se sentent davantage observés. L'arbitre doit de son côté assimiler le caractère collectif de sa mission. Je pourrais ainsi vous montrer des penalties signalés par l'arbitre assistant supplémentaire mais non sifflés. Ce qui ne devrait jamais arriver...", a grondé Pierluigi Collina, images vidéo à l'appui... Serge Gumienny : "ça marche ! " "Quand on me demande à quoi sert le président de la Pro League, je réponds que ma mission numéro un est l'amélioration du jeu et du spectacle offert dans notre championnat", a indiqué Ronny Verhelst. Et d'ajouter que c'est précisément la première raison pour laquelle il a accepté avec enthousiasme la proposition de l'Union Belge et de sa commission des arbitres, d'être parmi les premiers en Europe à adopter le système de de l'arbitrage à six à partir des demi-finales de la Coupe, pour les play-offs I et III et les barrages pour l'Europa League. Et la deuxième raison ? "La volonté de figurer en première ligne en matière de progrès et de soutien à l'UEFA", répond M. Verhelst. Reste à connaître l'avis des... arbitres. Serge Gumienny par exemple, international, qui n'a donc plus besoin d'écolage. "Détrompez-vous", objecte-t-il. "J'ai dirigé une vingtaine de matches avec des arbitres assistants supplémentaires, mais je ne l'ai jamais été moi-même. Or je serai parfois appelé à remplir ce rôle dans les play-offs. Ce que je peux dire c'est que le système marche. J'en témoigne. Tout ce qu'a dit Collina tout à l'heure est vrai. Six paires d'yeux ne peuvent que mieux voir. Maintenant mes collègues vont devoir très vite s'adapter, vu l'importance de ces matches. Il conviendra surtout selon moi de bien se mettre d'accord sur le rôle de chacun avant le kick-off..."